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Le site garbolino.fr vous présente depuis plusieurs mois un contenu riche en informations, et en partage de la part de passionnés des différentes techniques. Nous avons voulu pour commencer cette série de portraits vous présenter Simon Scodavolpe que nous suivons très régulièrement dans les colonnes de notre site. Nous laissons la parole à Simon afin qu’il  nous parle de son histoire, de son parcours et de sa passion. Nous en profitons pour le remercier pour le partage, et la sincérité de sa passion, que l’on ressent dans tous ses récits. Peux- tu nous expliquer comment est née ta passion pour la pêche? Je n’avais aucune prédisposition à devenir pêcheur. Ma première rencontre avec une canne fut assez fortuite et s’est produite au détour d’un ruisseau à vairon de mon Gers natal. D’abord assez circonspect face au réel intérêt de cette activité, c’est avant tout une histoire d’amitié, avec mon camarade d’enfance Alexandre, qui m’a entraîné au bord de l’eau dans un premier temps. Petit-à-petit, une expérience en appelant une autre, j’ai commencé à pêcher plus régulièrement de mon propre fait. Il faut dire que ma taille élancée me poussait d’avantage à manier des cuillères qu’à en recevoir sur un terrain de rugby (sport national de mon département et occupation principale de mes semblables). Un voisin plus âgé provoqua ensuite la rencontre avec le poisson qui me fit totalement basculer : la truite fario. D’abord attiré par la perspective d’évasion (à l’âge de 10 ans, faire 100 km pour « aller pêcher » donne une toute autre dimension à la chose), je découvrais le territoire pyrénéen avec un regard contemplatif et accordais autant d’importance aux cadres de mes sorties qu’au résultat en lui même. Comme toute passion naissante s’accompagne d’une soif d’apprentissage, je lisais « Pêche pratique » et visionnais en boucle des vhs sur les pêches de la truite. Rapidement, je m’identifiais à certains pêcheurs de renoms et mes deux maîtres devinrent Olivier Plasseraud et Alphonse Arias (j’avoue me souvenir quasiment par cœur des répliques de leurs films de l’époque), à la fois pour leur charisme, mais sans doute aussi parce que leur accent chantant et les coins qu’ils fréquentaient m’étaient familiers. Ces deux pêcheurs sont sans doute ceux qui m’ont le plus influencé à ce jour, d’autant plus qu’ils sont devenus des amis. Toujours sous l’impulsion d’Alexandre, je découvrais à l’âge de 12 ans l’univers grandiose des lacs d’altitude. Je me souviens encore d’un article consacré au cristivomer lu en 1997 dans un numéro de la « Pêche et son environnement » qui m’avait alors totalement fasciné. A 15 ans, nous randonnions et bivouaquions sans autorité parentale, le  flegme et le mètre quatre vingt dix de mon camarade avaient sans doute été jugés suffisamment protecteurs pour nous laisser évoluer seuls en haute montagne. Nous pêchions uniquement au vairon manié, avalant les kilomètres de berges à saute mouton et grillions des truites pour le repas du soir. Les randos pêche ont dès lors occupé tous mes étés avec une assiduité croissante dès l’acquisition du permis de conduire (cette passion m’a conduit à co-écrire un livre sur la pêche en lacs de montagne en 2011 intitulé le « Guide randos-pêche en lacs de montagne »).  
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Simon est un véritable touche à tout de la pêche des salmonidés de la truite en Eaux Vives aux lacs de montagne 

  Et ton goût pour le partage ? En 2006, mettant à profit mon temps libre d’étudiant, je provoquais la rencontre avec Olivier Plasseraud et débutais la rédaction d’articles pour la revue Salmo. Au contact des autres collaborateurs, je saisis vraiment la portée de la pêche de la truite en eaux vives et en retirais ce qui est devenu mon leitmotiv : la logique du bon moment, au bon endroit, avec la bonne technique. Naturellement, pour y parvenir, j’ai toujours méprisé les clichés affublant certains modes de pêche et le snobisme halieutique qui caractérise certains pratiquants.
Portrait de Scoda 2

Pêche au Toc, Vairon, Mouche, … Simon ne s’interdit aucune technique de prospection pour la traque de son poisson favori

  La pêche comment la vis- tu au quotidien? Prétendre aujourd’hui que la pêche de la truite me passionne est sans aucun doute un euphémisme, tant elle a conditionné (et conditionne encore!) tous mes choix de vie. De mes études à mon atterrissage professionnel (suite à une nécessité de quitter les Pyrénées à contre cœur il y 3 ans), tout a été pensé et réfléchi dans un seul but : pouvoir passer un maximum de temps à courir les berges de première catégorie. Je suis accaparé par les salmonidés et leurs milieux, au point de passer parfois pour un associable.  Je vis pêche, de mes lectures (depuis la révélation qu’a constituée le courant Nature Writting par le biais de son fantastique auteur John Gierach) jusqu’au contenu de mon assiette (oui je mange des truites !). Profondément attaché aux valeurs traditionnelles, je reste perplexe face à la déferlante technologique récente, regrettant un peu de voir des jeunes générations plus attirées par le côté bling-bling des carnassiers aux leurres, que par les plaisirs simples et profonds inhérents aux salmonidés. Aujourd’hui catapulté dans les Hautes-Alpes, je pêche essentiellement les rivières de Provence (des Cévennes où réside une partie de ma famille aux contreforts des Alpes du Sud) et je me délecte de découvrir ces nouveaux territoires. Pour combler le mal du pays, je profite des visites familiales pour retourner pêcher dans les Pyrénées, et notamment les lacs de montagne dont la beauté reste inégalée à mes yeux. Portrait de Scoda 3 Depuis quelques mois, j’ai la chance de faire partie de l’équipe GARBOLINO : cette marque est associée à la truite depuis ma plus tendre enfance  (époque où elle commercialisait le moulinet à talon pyrénéen Corsec) et reflète au mieux la diversité qui caractérise la pêche de ce poisson en France, à travers la variété de l’équipement mis à disposition des pêcheurs. Sa philosophie correspond finalement assez bien à ma conception de la pêche : attachée aux traditions (la sortie en 2015 d’une nouvelle version de la célèbre canne Pyrénéenne en est la parfaite illustration) sans se montrer réfractaire à l’évolution ! A bientôt sur Garbolino.fr !   Portrait de Scoda 4

Garbolino c’est une marque française, mais c’est aussi une grande famille européenne.

Angleterre, Belgique, Luxembourg, Croatie entre autres, de nombreux pays possèdent leurs interlocuteurs privilégiés pour la marque « bleu-blanc-rouge ». Aujourd’hui, nous sommes particulièrement heureux et fier d’accueillir un nouveau membre dans cette grande et belle famille en la personne du grand champion Hollandais, Jo Adriolo. Jo partagera ses précieux conseils, son expérience internationale et ses aventures au travers d’une page dédiée sur FaceBook « Garbolino.nl » que nous ne manquerons pas de relayer sur la page France ainsi que le site internet.
Jo Adriolo Barbeau Championnat du Monde Croatie.1

Jo Adriolo avec ses barbeaux pris lors de la deuxième manche du Championnat du Monde en Croatie 2014

foto italie 2011 w.k.

Jo Adriolo vainqueur de secteur avec sa magnifique bourriche de brèmes lors du Championnat du Monde 2011 à Ostellato en Italie.

Sur les 5 dernières années, Jo est considéré comme le N°1 des pêcheurs internationaux. Voici son palmarès qui en dit long sur son parcours ! Qu’un tel pêcheur au sommet de sa carrière internationale nous remplit de fierté et nous encourage à poursuivre notre développement à l’international.
  • 13 participations au Championnat du Monde
  • 11 participations au Championnat d’Europe
  • Champion du Monde 2014 par équipes
Team Holland Wolrd Championship Croatia 2014

L’équipe de Hollande et Jo Adriolo porteur du trophée du Championnat du Monde (Croatie 2014 crédit photo Nicolas Béroud)

  • Médaille de bronze au championnat d’Europe et du Monde
  • 2 fois Champion National
  • Une place de Vainqueur, une place de second et une de troisière au plus grand Trophée Annuel National qui se déroule sur l’ensemble de l’année en Hollande.
  • Vainqueur du Match Belgique / Hollande
  • Nombreuses victoires en concours nationaux et internationaux
 

Although Garbolino a French Brand is, it is also a big european family.

England, Belgium, Luxembourg, Croatia among others, a lot of countries own their favorite interlocutors for the « blue-white-red » brand. Today, we are particularly happy and proud to welcome a new member in this big and beautiful family with the person of the big Dutch champion, Jo Adriolo. Jo will share his invaluable advice and his international experience and adventures through a page dedicated on Facebook  » Garbolino.nl  » which we shall not miss to relieve on the page France as well as the web site. In the meantime, here is Jo’s main prizes which says a lot about his route !
  • 13 participations to WC and 11 times the European championships.
  • 1 x World champion 2014
  • 1 x 3e world championships
  • 1 x 3e European championships
  • 2 x Dutch champion
  • 1 x winner Dutch top competition ( this is the biggest competition in Holland, and it’s a competition over all the year )
  • 2 x 2e place Dutch top competition
  • 1 x 3e place Dutch top competition
  • 1 x individual winner Belgium/Holland.
  • And a lot of national and international match wins over the years.

La pêche de gardons en étang est pour beaucoup d’entre nous un excellent moyen de débuter une nouvelle saison de pêche au coup.

J’avais hâte de reprendre la pêche. L’hiver est toujours trop long et la pêche y est souvent délicate. Cependant, j’espère avec l’arrivée des beaux jours pouvoir faire cet après-midi une jolie pêche de gardons en étang. L’activité alimentaire des poissons reprend et je compte bien en profiter.

A ma grande surprise et à mon arrivée vers midi, je suis le seul au bord du plan d’eau. La pêche serait-elle difficile? Nous verrons bien.

Avant de m’installer, je commence par le mouillage de l’amorce.

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Une amorce brune de fine granulométrie et un large éventail d’esches à disposition

La population étant principalement constituée de gardons, puis de brèmes et de quelques tanches, je prépare l’amorce Netpeche Etang. Fine et de couleur brune, elle travaille beaucoup et attire toutes les espèces en plan d’eau peu profond. J’ai prévu diverses esches pour faire face aux conditions du jour, vaseux, pinkies, asticots et vers de terre.

La forme bouteille pour la pêche de gardons en étang

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Ligne montée avec un flotteur Garbolino DS14H

Je prépare ensuite le matériel. Ne sachant pas comment mordraient les poissons, je monte quatre lignes avec des flotteurs de type Garbolino DS14H. Ces formes «bouteille» ont vraiment ma préférence pour toutes les types de pêches classiques en eau close.

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Schéma de montage pêche de gardons « Classique »

Deux lignes portent 0,60 et 1 gramme sur un corps de ligne 12 centièmes avec une plombée assez brutale et un plomb de touche assez gros si la pêche est facile et deux autres portant

0,40 et 0,60 gramme sur un corps de ligne 10 centièmes pour des conditions plus classiques. Ainsi je dois pouvoir m’adapter à de nombreuses situations.

Un début de saison très actif

Après un amorçage soixante centimètres en retrait de la pointe du scion au cas où les poissons mordraient au delà de l’amorce, ce qui est fréquent lors de pêche de gardons en étang en début de saison, j’attaque la pêche avec la ligne la plus fine et un vers de vase à l’hameçon. Au bout de quelques secondes le flotteur s’enfonce et je pique un premier gardon. Seraient-ils mordeurs? Effectivement, ils le sont et après trois ou quatre poissons à la suite, je change immédiatement de ligne pour la 0,60 gramme en 12 centièmes et équipée d’un asticot rouge. Le résultat est immédiat et non seulement les touches sont aussi nettes mais la taille des gardons augmente.
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Un joli gardon sélectionné avec une esche plus grossière et une ligne plus lourde

Afin de garder les poissons sur mon coup, d’autant plus que deux pêcheurs au feeder se sont installés à seulement vingt mètres de moi, j’agraine à la fronde une pincée de pinkies à chaque poisson.

Je m’oblige cette rigueur car les poissons sont nombreux et d’assez jolie taille avec même quelques invités surprises.

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Un invité surprise lors de cette partie de pêche de début de saison.

Les touches sont assez régulières pendant trois heures malgré quelques trous causés par des chasses de carnassiers, puis viennent à ralentir au fur et à mesure. Quelques rappels

d’amorce en rafale me permettent de reprendre quelques poissons, plus petits, pendant une demi heure puis il est temps de rentrer.

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Une superbe bourriche de gardons réalisée en étang en début de saison

Quel plaisir! Douze kilos en trois heures trente. J’ai là une bien belle pêche de gardons en étang, avec quelques plaquettes, tanches et carpeaux qui viennent compléter la

bourriche. Alors réalisez vous aussi une belle pêche de gardons en étang. Utilisez une bonne amorce passe-partout, un montage de lignes simple mais efficace (je vous invite à relire l’article sur trois types de lignes polyvalentes), amusez-vous au bord de l’eau et profitez du réveil des poissons avant que la pêche ne devienne au fil de l’année plus subtile.

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Début mars, selon le calendrier officiel, c’est encore l’hiver. Si notre enthousiasme tend à nous le faire oublier, les truites ne sont pas très hardies à cette période de l’année.  Maigres, affaiblies par leur période de reproduction, elles sont encore relativement cantonnées aux abords des caches (tout excès d’embonpoint chez un poisson capturé à cette époque en montagne ne laisse pas de doute sur son origine). De cet état de fait découle toute la stratégie de pêche du début de saison. Réussir en mars, c’est faire abstraction des souvenirs de la fermeture passée, moment où les poissons chassaient allègrement devant les pierres. L’hiver est passé, la donne a changé. Dans l’immense majorité des cas, la neige tient encore aux sommets, l’eau est froide, basse et claire.  Les  truites n’ont pas encore rejoint les zones tumultueuses et les radiers maigres ; les postes du milieu du cours d’eau (aussi alléchants soient-ils) sont inoccupés pour la plupart. Les touches surviennent principalement sur les bordures encombrées où le courant est amorti. Si ce tableau classique dépeint les rivières de montagne au mois de mars, les exceptions se multiplient depuis quelques années. Dans un contexte global de dérèglement climatique, les conditions rencontrées au bord de l’eau sont de plus en plus difficiles à prévoir.  Les derniers hivers ont été marqués par une succession de coups de froid et de périodes douces et humides plus ou moins longues, faisant varier du tout au tout les conditions hydrologiques des cours d’eau. S’il faut composer avec ces aléas climatiques toute l’année, c’est bien en début de saison, lorsque la neige recouvre les sommets, que leurs répercussions sont les plus marquées.  Ainsi, définir le lieu de l’ouverture plusieurs semaines à l’avance expose à de grosses désillusions en terme de résultats. Si cette occasion est plus prétexte à vivre un week-end bien arrosé (pas seulement  par le ciel) entre copains, la météo ne revêt une importance que sommaire. Par contre, si vous abordez (déjà !) le premier jour de la saison avec une logique de réflexion et d’optimisation, vous risquez d’être sacrément déçus… Pour les  acharnés de la planification, il faudra donc très certainement déroger à cette ligne de conduite (ayant horreur de la chose, je me délecte de prêcher pour ma paroisse à cette occasion). Voici quelques clés pour faire les bons choix : PÊCHE TRUITES OUVERTURE.1

Une truite sauvage typique du début de saison : maigre, avec une grosse tête.

 Comment choisir le cours d’eau ? Les cours d’eau à truites peuvent être séparés en deux grands types, auxquels correspondent deux situations météorologiques optimales :
  • Les cours d’eau de régime pluvial : de la douceur !
  Les cours d’eau de régime pluvial désignent les rivières non influencées par la fonte des neiges, c’est-à-dire celles provenant de sources ou de résurgences. Leur température est étroitement dépendante de celle de l’air ambiant puisque l’effet tampon du manteau neigeux ne les touche pas. Plus que la température du jour J, il est important de considérer son évolution au cours de la période précédant la date fatidique. Lorsque la masse d’eau est faible et les sources à proximité, tout peut changer rapidement. Plusieurs cas de figure peuvent survenir : Si la température de l’eau décroît, s’éloignant par la même de l’optimal thermique de notre salmonidé (autour de 12°C), la pêche s’annonce compliquée. La pire situation serait un coup de froid brutal qui viendrait mettre un terme à une météo douce établie depuis plusieurs semaines.  La truite aimant la stabilité (nous aurons l’occasion d’y revenir prochainement dans un article dédié aux paramètres qui influencent son humeur), un changement météorologique brusque accompagné d’une évolution thermique défavorable leur ferment fréquemment la gueule.  Un temps froid et stable installé depuis longtemps, bien que loin d’être la panacée, est moins néfaste. Au contraire, si comme en 2013 et 2014 sur le pourtour méditerranéen (notamment dans le Minervois et les Cévennes), un temps doux, qu’il soit sec ou légèrement humide, fait son apparition une semaine avant et induit une hausse de la température de l’eau aux alentours de 10°C, vous pouvez partir confiant ! Lorsque cette douceur est couplée à de fortes précipitations et une montée des niveaux, de bonnes chances de réussite subsistent, notamment au toc. Toutefois, si comme moi, vous rechignez vraiment à pêcher la truite dans l’eau forte et teintée, mieux vaut quitter la plaine et se rapprocher des sommets : PÊCHE TRUITES OUVERTURE.2

Météo printanière dès l’ouverture 2014 dans les Cévennes, ici sur un cours d’eau provenant de sources… 

  • Les cours d’eau de régime nival : du froid, et du soleil !
  Ces cours d’eau sont alimentés par la fonte des neiges. Quelque soit la tendance au niveau du ciel en cette fin d’hiver, vous y trouverez de l’eau froide, voire glaciale (moins de 5°C). Les meilleures conditions que l’on puisse espérer émanent d’une météo anticyclonique, froide et sèche ; l’idéal étant une gelée matinale suivie d’un relatif radoucissement en cours de journée, avec un soleil suffisamment chaud pour taper un peu sur les blocs en bordure et réchauffer l’ambiance sous l’eau, mais sans excès pour ne pas déclencher la fonte du manteau neigeux. Ces conditions idylliques nous ont gratifiés d’un mois de mars excellent en 2014 dans les Alpes du Sud ! Au contraire, si par malchance, un redoux marqué (qu’il soit sec ou humide), déclenche une fonte inopinée, mieux vaut cibler les cours d’eau du paragraphe précédent ou (si vous vous situez dans une vallée de montagne) monter assez haut en altitude, afin de trouver une teinte moins rebutante (plutôt vert bouteille que marron) et des petits milieux dans lesquels les truites s’accommodent mieux de ces conditions particulières : par exemple, lors de l’ouverture 2014 dans les Pyrénées Centrales, une chaleur précoce  a déclenché la fonte en journée ; ceux qui se sont rabattus sur les torrents de montagne ont quand même tiré leur épingle du jeu ! PÊCHE TRUITES OUVERTURE.3

L’Ubayette (04) en mars 2014 : des conditions optimales sous un timide soleil provençal…

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… avec de belles farios à la clé !

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Lorsque la neige tient au sol en altitude, les conditions sont souvent favorables en grands cours d’eau…

 Quels types de portions ? Nous y voilà, vous savez désormais quelle rivière sera le théâtre de votre ouverture. A ce moment là, les réflexions doivent se poursuivent sur le choix du parcours : Le jargon halieutique mélange parfois « bonnes rivières » et « bons coins ». Cette différence d’échelle anodine sur le papier ne doit pas occulter le fait que toutes les portions d’un même cours d’eau, aussi renommé soit-il, ne se valent pas ! Tout peut changer à quelques centaines de mètres près. Le long d’une rivière, se succèdent des tronçons différents en termes de pente et de largeur ; chacun d’eux possède un « moment chaud », c’est-à-dire une période de l’année qui coïncide avec un niveau idéal et une configuration adaptée au comportement des poissons durant ladite époque. Avant tout chose, précisons que les problématiques  changent selon que l’on considère les chalk-stream bretons, le chevelu du plateau de Millevaches ou les torrents pyrénéens par exemple, tant ces biotopes sont aux antipodes ! Dans un souci de simplification, nous nous en tiendrons aux cours d’eau à truites majoritaires dans l’hexagone : les rivières caillouteuses de montagne. Ces milieux présentent généralement une pente relativement importante (induisant un courant et des turbulences marqués) et une largeur fluctuante, croissante en descendant vers l’aval, mais également variable par tranches de quelques dizaines de mètres, tout au long de son cours. Dans l’eau froide du début de saison, tout excès de turbulence et de vitesse de courant d’un secteur réduit considérablement le nombre de coups favorables. Il conviendra donc de rechercher les zones les moins pentues et/ou les plus élargies du cours d’eau considéré, qui seront plus à même de contenir les courants laminaires et lents appréciés par les truites à cette époque. Attention, cela ne signifie pas systématiquement fouiner vers l’aval, au contraire : un replat de quelques dizaines de mètres sur le cours amont d’un torrent cascadeur concentre les poissons engourdis du mois de mars et se révèle bien plus porteur que la même topographie uniformément reproduite dans le bas de la vallée ! La valeur d’une zone est conditionnée par la nature de ce qui l’entoure (de la même façon en été, les micro-ruptures de pente dans parties avals qui chauffent sont des aimants à truites). Dans le cas où vous découvrez les lieux (situation déconseillée, sauf si vous avez le goût du risque !), votre salut passe par une étude attentive des courbes de niveau de la carte IGN au 1/25 000 (nous en reparlerons également). Attention, la préférence que vous accordez aux secteurs lents ne doit pas vous conduire dans des portions trop uniformes qui manquent souvent de caches et donc de densité de truites. J’insiste particulièrement sur ce point : à l’ouverture, il faut parvenir à trouver le bon compromis entre abondance de caches et pente modérée, ce qui n’est pas toujours évident (ces deux paramètres variant naturellement de façon inverse). Voici les clichés de deux secteurs différents de la même rivière pris à quelques centaines de mètres de distance, afin d’illustrer le propos :

PÊCHE TRUITES OUVERTURE.6Cette portion pentue et rapide, bien qu’attractive par son nombre de caches, est trop agitée pour un mois de mars…

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… au contraire de celle-ci, plus profonde et plus lente car plus élargie, privilégiée par les farios à cette saison !

Au-delà de l’adéquation avec la tenue des poissons, le parcours choisi doit permettre de vous isoler au maximum des autres pratiquants (à moins que vous supportiez mieux que moi la cohabitation au bord de l’eau !) : Pour éviter de tomber sur un confrère évoluant au dessus de vous, un peu de méthode s’impose : Privilégiez les secteurs boisés, inaccessibles sur plusieurs kilomètres en amont de votre point de départ (l’action de pêche se faisant en remontant). Passez la carte au crible pour dénicher les micro-portions où la rivière s’éloigne de la route, nécessitant quelques minutes d’approche pédestre décourageante pour les moins motivés. Prenez le contre-pied des autres pêcheurs  dans leur façon d’aborder les parcours : la majorité débutant machinalement vers l’amont à partir du pont où ils se garent, descendez plutôt la rivière à pied sur quelques centaines de mètres pour ensuite pêcher en remontant l’aval immédiat du pont, souvent délaissé ! Quels types de postes ? Le choix des postes conditionne la réussite de toute partie de pêche (voir l’article « truite au toc : comment définir une stratégie de prospection ? »). A ce moment de l’année (lorsque la température de l’eau est inférieure à 7/8 degrés), il est d’autant plus important de sélectionner les coups que les truites ne sont pas encore dispersées comme en été, un grand nombre d’entre eux reste vacant. De fait, rares sont ceux qui possèdent les qualités requises : les meilleurs sont situés en bordure, animés d’un courant laminaire d’intensité modérée, à proximité de zones de repos et généralement assez profonds. Pour autant, ne négligez pas les minces radiers au bord (là où la plupart des gens mettent les pieds) si un soleil printanier y déverse ses rayons : les truites quittent alors fréquemment les zones profondes pour s’y poster. Comparativement à la période post-fonte des neiges, vous aborderez un nombre moins important de coups. Les portions favorables méritent d’autant plus d’application et l’insistance paye en présence d’une eau très froide. PÊCHE TRUITES OUVERTURE.8

Un poste typique de début de saison : une veine molle d’un bon mètre de profondeur, accolée à une belle cache !

Comme évoqué dans le paragraphe précédent, il faut également tenir compte de la sur-fréquentation des berges. Passé le coup du matin durant lequel on peut espérer évoluer en terrain vierge (à condition d’avoir pris ses précautions !), vous avez intérêt ensuite à cibler les postes où subsistent quelques chances de capture après le passage de plusieurs confrères. Ils sont de deux types :
  • Les coups vastes et peu marqués : comme leur nom l’indique, ils nécessitent un grand nombre de coups de ligne pour être prospectés efficacement, ce qui peut décourager le pêcheur trop pressé, happé par la course effrénée dans laquelle il ne faut pas tomber. Personnellement, l’ouverture est l’un des rares jours de l’année où je m’astreins à prospecter ce type de poste (mon goût naturel me guidant plutôt vers ceux où les truites sont plus facilement localisables et donc moins laborieux à appréhender). Ainsi, plutôt que de perdre du temps à multiplier les tentatives sur les coups marqués et rebattus (où les poissons ont déjà été pris ou effrayés), peigner les zones vastes peut s’avérer intéressant. En plus, c’est le moment de la saison où elles sont le plus porteuses !
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Dans les coups vastes, les truites s’accommodent mieux de la pression de pêche.

  •  Les postes difficiles d’accès : Quand la concurrence est rude, appliquez-vous à faire ce que vos confrères ne font pas (ou mal) : pêchez les bordures éloignées et encombrées, qui nécessitent des lancers précis et une tenue de canne irréprochable pour passer creux ; recherchez les coups tordus, discrets, sous les branches basses et abandonner au contraire les postes évidents et accessibles si vous vous sentez précédé !
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Un coup difficile à aborder techniquement, souvent salutaire le samedi après-midi pour celui qui parvient à y lancer sa ligne !

Si ces quelques pistes d’ordre stratégique pourront, je l’espère, vous aiguiller vers une destination attractive, il faudra également piocher la bonne canne dans votre fagot ! A moins d’être d’un pêcheur exclusif (ce qui n’est pas forcément judicieux en début de saison où l’adaptabilité est un critère important de réussite), le panel de techniques qui s’offrent à vous impose des choix… Nous verrons ce qui les dicte dans un prochain article ! A bientôt Simon SCODAVOLPE

Après avoir abordé les différents types de postes (repérer et comprendre les postes) et le comportement qu’adoptent les truites sur chacun d’eux (Comprendre le comportement des poissons), passons enfin au point le plus capital (et pour moi le plus passionnant !) du toc : la façon de construire sa partie de pêche.  Si la progression d’un pêcheur le long des berges peut paraître machinale, cette avancée est en réalité constituée d’une alternance de périodes de marche et de coups de lignes, reflets d’élucubrations fondées sur les notions de base précédemment évoquées. Choisir une stratégie de prospection consiste à définir quel(s) type(s) de configuration nous allons sélectionner, dans une logique d’optimisation du temps imparti. Pour y parvenir, il faut tenir compte de trois critères :

les zones où les truites sont les plus nombreuses 

A l’instant où l’on pêche, il convient de définir la nature des zones où se situe la fraction la plus importante de l’effectif total en truites mordeuses. Généralement, ce sont des conditions de température et de débit extrêmes qui facilitent la localisation du gros de la troupe. En début de saison, il arrive que les petits coups ne rapportent pas grand chose, contrairement aux zones plus profondes et plus vastes.  En été, dans les parties avals des cours d’eau qui soumettent les truites à un certain inconfort thermique, elles se cantonnent fréquemment dans les têtes de courant brassées qui tirent fort. Quelque soit les conditions, si un semblant de logique se dessine au niveau de la tenue des poissons (au niveau de la profondeur, de la force du courant, de l’intensité des turbulences, de la proximité aux caches…etc.), n’hésitez pas : sautez les secteurs qui ne possèdent pas les qualités requises. La sélection des coups (impliquant de délaisser des portions parfois longues) est l’un des aspects les plus passionnants et les plus importants de la pêche au toc. Il faut du cran et une certaine confiance en soi pour y parvenir (car vous laisserez des truites maillées sur votre passage c’est évident) mais le jeu en vaut la chandelle ! Truite au toc définir une stratégie.2

les zones où les truites sont les plus appétentes :

L’appétence des truites (c’est-à-dire leur ardeur à mordre, que j’aime appeler « bravoure ») peut être différente selon qu’elles soient postées ou cachées. Ainsi, au-delà du nombre d’individus actifs, il est bon de cibler les endroits où les poissons se montrent les plus décidés à mordre. Par exemple, il ne faut pas hésiter à abandonner la traque d’individus postés dans les veines de courant s’ils produisent des touches imprenables, au profit d’autres (même moins nombreux !) qui sortent de leur cache pour engloutir goulument votre appât. L’aspect qualitatif de la touche est une caractéristique au moins aussi importante que sa fréquence !

les zones où les truites sont les plus grosses :

En plus des deux critères précédemment évoqués, il faut être attentif à la présence d’un lien éventuel entre la taille des individus mordeurs et le type de postes qui les abritent. Par exemple, après une piquée, les plus gros sujets sont souvent les premiers à rentrer, laissant le loisir aux juvéniles de profiter des veines nourricières. Il arrive que ces poissons maillés restent coopératifs un certain temps après avoir regagné leur cache. Ainsi, si vous ne touchez que des petites dans les courants, tenter le coup près des berges encombrées peut parfois débloquer la situation… vous vous démarquerez des confrères qui s’obstinent dans les veines et enchaînent les truitelles, dans l’attente d’un hypothétique poisson du calibre supérieur qui ne viendra sans doute jamais ! Truite au toc définir une stratégie.3 Si ces notions semblent couler de source sur le papier, on s’aperçoit une fois au bord de l’eau qu’elles sont loin d’occuper les esprits de tous les pratiquants, la plupart d’entre eux se contentant d’enchaîner machinalement les coups de ligne sur les différents postes qui se présentent, pour finalement conclure qu’à la pêche, il y a des jours avec et des jours sans. Cette approche productiviste peut rebuter les plus contemplatifs d’entre nous, j’en conviens. Toutefois, je vous conseille de l’adopter si pour vous aussi, le score réalisé tient une place majeure dans la hiérarchie de critères qui définissent ce qu’est une bonne journée de pêche ! Truite au toc définir une stratégie.1 A bientôt Simon SCODAVOLPE

Jonathan a fait parti des équipes de France jeunes et ce pêcheur talentueux poursuit sa progression logique chez les séniors. Il nous fait part de ses impressions et de la stratégie employée pendant ce match, mais aussi de l’excellente ambiance entre les équipes. P1000853

Jonathan a particulièrement apprécié l’ambiance: « Super sportivité, convivialité et partage entre les équipes et les spectateurs. Pour moi ce match même s’il reste une compétition et que chaque pays désire la victoire bien évidemment, est synonyme de partage et je pense que l’union fait toujours la force ! »

Tous égaux Le match s’est déroulé sur 4 jours. 2 jours consacrés aux entrainements et 2 pour la compétition qui se déroule en deux manches de 4 heures par équipe de 6 pêcheurs chacune. Chaque soir, le repas est pris en commun suivi d’un débriefing de la journée. Suite à la demande des équipes étrangères qui souhaitaient pratiquer une pêche de gardons à déboiter mi-distance et comprendre l’utilisation de la fiente de pigeons, le plan d’eau de Dampierre en Burly était l’endroit tout indiqué. Profond d’1,20m à 1,60m, il est très riche en gardons de toutes tailles. –        Amorces et esches: Les 24 pêcheurs disposent des mêmes quantités d’esches et recettes d’amorce chaque jour. A savoir 1 kg de Sensas Lake + 1kg de 3000 gros gardons + 1kg explosive avec 1/4 litre de fiente fraiche et 1l de terre de somme additionnés d’1kg de fouillis, une part de petit et gros vaseux et quelque pinkies et gozzers rouge pour l’hameçon. Seule l’utilisation de la terre était laissée au libre arbitre de chaque équipe, –        Matériel : Jonathan a utilisé deux cannes. Les premiers jours l’EMERAUDE à une distance de 9,10m (brin 7) puis la RUBIS toujours à 9,10m (brin 7) en raison d’un vent plus important. « Lors des entrainements, je pêchais à 7,40m (brin 6) car j’étais dans les petits numéros et le fond le permettait mais le jour de la compétition j’ai du remettre un bout de plus suite à mon ressenti et la pêche plus « Difficile » ». –        Montages : Jonathan a utilisé trois modèles de flotteurs le DS15,  le DS18  et DS28, dans des poids compris entre 0,20gr à 1gr greffés sur des corps de ligne en 9 et 10 centièmes GARBOLINE. Les hameçons, des Fine Match Drennan principalement en N° 20 sur 7/100ème et 20/8 de 15 cm de long, –        Elastiques : Jonathan a utilisé 3 tailles d’élastiques Garbolino en fonction de la taille des poissons et de la cadence des touches : 0,7 mm en latex naturel, complété par le 0,60 latex coloré (rose) et le 0,75 (vert) P1000850   Déroulement de la pêche « J’ai souvent pêché en 0,40 et 0,60gr à ras du fond ou avec une traine de 1 à 8 cm. Au niveau de la gestion des rappels : Pour la première manche, peu de rappel, seulement une fois deux coupelles bien riche en fouillis de vers de vase pour réactiver le coup. Par contre lors de la seconde manche, je n’ai pas enregistré la moindre touche pendant 25 minutes, ceci m’a contraint à rappeler en faisant du bruit avec une coupelle haute et même suivi de 4 boulettes à la main. Surement en raison de la présence de gros poissons. » L’équipe composée de Jérôme Vasseur, Stéphane Pottelet, Yohann Kouzmina, Jérôme Chauveau, Arnaud Dupin et Jonathan Sanmarti remporte les deux manches. La première avec 7 points seulement sur 6 pêcheurs (1-1-1-1-1et 2) et la seconde avec 11 points (1-1-2-2-2 et3). Une belle victoire avec 18 points suivi de la France A avec 29 points puis l’Italie avec 30 points et San Marin avec 43 points. P1000863 Vous trouverez de plus amples détails, résultats et photos sur le site du CD 45. Résultats Complets Photos Encore Bravo aux pêcheurs, encadrement et organisateurs pour avoir fait brillé les couleurs de la France au cours de ce week- end.      

Le canal de la Champagne à la Bourgogne de Saint Dizier en Haute-Marne est un parcours rendu célèbre par les Masters de l’Est qui s’y déroule chaque année. Il s’y tient traditionnellement un concours le 11 novembre qui connait un succès grandissant. Diego avait fait le déplacement avec son compère marnais, Dominique Lambert. Diego Saint Dizer 11112014.1   Diego et Dominique ont hérité d’une bonne place (une aile) et n’ont pas laissé passer leur chance. Ils ont pratiqué une pêche à 13 mètres avec des lignes de 0.6 à 1gr en fonction du vent, eschées d’un à deux vers de vase. Ils ont entretenu leur coup avec de petites boulettes d’amorce nuageante. Ils ont bien capturé quelques poissons chats, mais ce sont les plaquettes qui ont fait la différence.  

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Le capitaine de l’équipe d’Irlande, récente médaille d’argent au championnat du monde 2014, a livré la composition de son team pour le championnat 2015. Après avoir remporté la première médaille dans une compétition de pêche au coup, c’est au pays bas que le team Garbolino Irlande devra confirmer cette performance historique.
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Le capitaine Brenton Sweeney lors du championnat du monde feeder 2014

Le capitaine Brenton Sweeney a organisé une épreuve d’évaluation le 18 Octobre dernier, qui lui a permis de dégager une nouvelle ossature pour son équipe et l’encadrement. Cela lui a également permis de créer une équipe en développement composée de 5 jeunes pêcheurs. Voici l’équipe d’Irlande de pêche au feeder pour 2015 : Nigel Houldsworth, Cathal Hughes, Philip Jackson, Paul Leese, Francis McGoldrick, Richard Pratt.
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Francis Mc Goldrick

Selon Brenton, Cathal Hughes et Philip Jackson, nouveaux venus dans l’équipe, sont probablement les meilleurs pêcheurs au feeder d’Irlande. Ce duo s’est notamment distingué en remportant 2 années consécutives, en 2012 et 2013, le plus prestigieux festival de l’ïle, le World Pair Angling. A deux reprises ils ont devancé tout les meilleurs pêcheurs Anglais venus participer à cette compétition réputée.
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Tony Kersley n’est pas sélectionné car il a choisi de mettre un terme à sa carrière internationale.