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FIN DE SAISON DANS LES ALPES DU SUD, acte 2 : 05, plus froid et généreux. Après un mois d’août chaud et sec, les conditions ne changent pas radicalement en septembre. Le soleil reste de la partie. Toutefois, à la faveur de nuits de plus en plus longues, la température de l’eau tend à baisser tout au long du mois, pour descendre en dessous des 10°C à l’approche de la fermeture (le 5 octobre dans les Hautes Alpes). Cette perte d’une poignée de degrés est classiquement corrélée à un regain d’activité des salmonidés, 2014 n’aura pas dérogé à la règle. Plus qu’au niveau quantitatif, c’est qualitativement que le changement est remarquable : les poissons acceptent désormais de se saisir de proies de taille standard et sont capturables au toc avec des appâts classiques (nous avons invariablement utilisé des petites teignes « Appâts Michel » eschées sur des hameçons Gamakatsu 1040R n° 10). Coline a peu pêché depuis fin juillet. Elle met fin à sa disette halieutique par un gueuleton queyrassien, le temps d’une après midi en solitaire sur le Guil :   FDS1   FDS2   FDS3 Les deux dernières semaines seront marquées par une série de coups du soir, près de la maison, sur les cours d’eau du Briançonnais autour de 1400 m d’altitude (Durance, Clarée et Cerveyrette). La taille moyenne des prises n’a rien à voir avec celle des semaines précédentes, et nous avons la chance de toucher une bonne proportion de truites entre 35 et 40 cm. Vu l’altitude, nous sommes comblés. Nous avons utilisé les cannes Extreme Trout AN en 3,20 ou 3,50m, selon la largeur du secteur, couplées au moulinet ATR-65.  Quelques photos reflétant l’ambiance automnale dans les Hautes Alpes :   FDS4 FDS5 FDS6 FDS7 FDS8

Truites de la Clarée

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Méditerranéenne de la Durance amont

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Fario de la Guisane

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Le dimanche après-midi de la fermeture, la saison s’achève en apothéose sur les bords de la Cerveyrette : les truites se mettent à table durant deux bonnes heures, mettant la rivière en ébullition. Des poissons de taille honorable, attablés devant les pierres, dans un état d’appétence exceptionnel, autorisant même la pêche à vue. Etant un assidu du parcours, je m’étonne de voir de si beaux individus, aucune de mes sorties précédentes ne m’avaient laissé présager une telle densité. Toujours difficile de sortir l’appareil photo en de telles circonstances, on se contentera de ça :

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Truite de la Cerveyrette, un des dernières de 2014…

 Bien que nous nous octroyons de temps à autres le plaisir de manger des truites (sans aucun sentiment de lèse-sportivité), ces géniteurs sains et remplis de gamètes ont pu regagner leur élément en pleine forme. Souhaitons-leur d’excellentes conditions hydrologiques pour leurs ébats à venir ! FDS15 FDS16

A bientôt !

Simon SCODAVOLPE

               

La saison de pêche de la truite vient déjà de s’achever dans la plupart des départements réciprocitaires français. Après un printemps et un mois de juillet relativement maussades (si l’on excepte quelques furtifs épisodes de chaleur en juin), les niveaux des cours d’eau de montagne des Alpes du Sud sont restés globalement tendus durant la première partie de l’été. Par la suite, un mois d’août très sec  a permis de retrouver des conditions plus conformes aux normales saisonnières, à savoir une eau bien réchauffée (dépassant 14°C en fin de journée dans les cours d’eau principaux) et des débits faibles.  Ce sont les conditions estivales (somme toute assez difficiles) que j’ai rencontré début septembre, lors de mes 2 excursions dans la haute vallée du Verdon (dont les parcours feront l’objet d’un article spécifique dans la rubrique « coins de pêche ») ;  elles ont nécessité un affinage considérable des techniques de pêche : La première venue, en famille, fut dédiée à une exploration des lieux nouvellement découverts, en prévision de la traditionnelle sortie annuelle que j’organise avec les autres pêcheurs de la revue Salmo. En cette première semaine de septembre, les truites se sont montrées actives mais sélectives. Leur qualité et leurs robes attrayantes, fruits d’une gestion patrimoniale tout à fait efficace, ont compensé leur taille modeste (nul doute que les eaux fortes du printemps nous aurait rapporté des spécimens d’un tout autre calibre, vue la capacité d’accueil du Verdon à ce niveau). Les teignes (à condition de les choisir petites) ont été prisées lors des coups du matin (jusqu’à 10h) durant lesquels les farios étaient bien postées dans les veines de courant. Dès l’apparition du soleil (et de la chaleur), elles devenaient quasiment imprenables au toc mais restaient capturables à la mouche artificielle (il faut dire que nous n’avions pas de nymphe ni de mouches naturelles pour continuer à pêcher avec nos extreme trout…), elles se sont même montrées franchement gobeuses sur les affluents. Dès le début de la semaine, nous avons opté pour la stratégie suivante : coup du matin et du soir sur le Verdon (moments coïncidant avec une température d’eau correcte), et milieux de journée sur les affluents à altitude supérieure pour y trouver une ambiance plus fraîche et une eau plus brassée. Elle nous a plutôt bien réussi ; voici pèle mêle quelques images des cours d’eau du haut Verdon et de leur habitantes : SCODA1 SCODA2 SCODA3 SCODA5 SCODA6 SCODA7

Quelques poissons pris en sèche :

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Le week-end d’après, c’est avec Olivier Plasseraud, Olivier Grimal et Gilles Cousin de la revue Salmo que je reviendrai sur les lieux :

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Malgré un léger coup d’eau dans la semaine au passage d’une perturbation orageuse, les conditions sont restées assez similaires. C’est donc avec la même logique que nous abordons la pêche. Je retrouve mon compère Olivier Grimal pour une journée en duo. Ce dernier profite du samedi après-midi pour me démontrer (une énième fois) que la mouche naturelle n’a pas d’égal pour déclencher des truites très discriminantes, rechignant à s’emparer des esches traditionnelles (il a quand même attendu d’avoir une paire de truites maillées d’avance au compteur, avant de me proposer quelques unes de ses bébêtes diaboliques, me voyant sombrer dans un état de désappointement le plus total).  Ambiance de cette après-midi sur la Chasse, près de Colmars : SCODA11   SCODA12 SCODA13

A bientôt pour la deuxième partie du mois de septembre, dans le 05 cette fois, avec des températures plus froides et des poissons plus gros !

Simon SCODAVOLPE

       

L’omble de fontaine (Salvelinus fontinalis), appelé saumon de fontaine par abus de langage, est un poisson atypique à plus d’un titre. Originaire d’Amérique du nord (c’est la fameuse truite mouchetée au Canada), ce sympathique salmonidé a été introduit dans certains milieux de haute montagne où la truite peine à s’implanter. Souvent décrié à cause de cette origine outre-Atlantique, sa faible espérance de vie et les milieux pauvres qu’il fréquente ne lui permettent pas d’atteindre des tailles record, limitant l’intérêt des traqueurs de gros poissons. Personnellement, je retiens surtout sa plastique avantageuse, son assiduité à fréquenter la couche de surface (autorisant la pêche en sèche à vue), ainsi que son appétence naturelle. 2 Pour trouver l’omble de fontaine, il faut rechercher les endroits où il a été introduit (parfois avec succès puisque de nombreux cas de naturalisation sont recensés). En général, vous serez amené à monter au-delà de 2000m en torrent, et même jusqu’à plus de 2700m en lac ! 

En lac de montagne :

3 Dans les plans d’eau de haute montagne, le saumon de fontaine s’active quelques jours après le dégel, préférentiellement sur les bordures et au niveau des zones peu profondes, plus vite réchauffées. Au dessus de 2500/2600m, il s’alimente tout au long de la saison et devient la cible privilégiée du pêcheur randonneur au mois d’août, alors que les truites de l’étage inférieur deviennent rétives et sélectives. Le vairon mort manié est la technique phare en début de saison, en utilisant une monture plasseraud de 2 à 3 grammes. La pêche aux leurres qui mise sur l’agressivité est aussi toute indiquée, en particulier avec de petits jerkbait en taille 50. Le saumon de fontaine possède un tropisme alimentaire de surface, et gobe allègrement les insectes déplacés au gré du vent. La pêche à la mouche est ma technique favorite. Privilégiez les mouches à draguer (sedges en chevreuil et sauterelles en mousse) en présence de surface ridée, et affiner vos modèles si nécessaire en cas de pêche à vue (petits sedges sombres, culs de canard).

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En torrent de montagne :

5 Dans les ruisseaux caillouteux de haute montagne constituent un second biotope de choix pour l’omble de fontaine. Ils présentent des coups multiples et variés. L’eau y est souvent très froide et le milieu pauvre en ressources nutritives. Recherchez donc les poissons dans les amortis, et notamment les secteurs profonds où se concentrent les plus gros individus. Les zones moins pentues qui serpentent dans les pelouses alpines riches en insectes, où le courant s’assagit, sont appréciées des saumons. Mouche et toc sont praticables selon vos goûts. A la mouche, les modèles à haute flottaison (sedges tout chevreuil) assurent une visibilité suffisante dans ces eaux tumultueuses. Au toc, la teigne est un appât de choix. Utilisez des plombées basses et relativement concentrées.

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Retour en compagnie de Diego sur ce championnat où 36 pêcheurs se disputent le titre tant convoité de champion de France. Il s’agit de compétition évidemment, mais dans une ambiance faite de grands moments de partage et d’échanges toujours enrichissants et vraiment spécifiques aux championnats corpo !

Pas d’entrainement, mais l’Esprit Corpo est là !

Avec son emploi du temps professionnel chargé, Diego n’a pas le temps de s’entrainer et arrive sur place la veille du championnat. Il prend connaissance du lieu de pêche et découvre un étang peu profond et déjà quelques carpes montrent le bout du nez. Il glane quelques renseignements précieux auprès des pêcheurs locaux qui lui confirment la présence de carpes et carpeaux, ainsi que des gardons et des poissons chats en nombre. Les copains  ayant déjà pêché l’étang partagent volontiers leurs impressions avec lui, c’est ça aussi l’Esprit Corpo !

Trois secteurs différents

La configuration du parcours voit se dessiner trois secteurs différents formant un U. Un secteur se trouve sur la digue. C’est le plus profond et il semble abriter quelques gros poissons. Un autre coté route et un coté plage paraissent plus enclin à une pêche de chats et de petits poissons. varzy 1

Un bon départ…Dans la douleur !

Diego décide d’entamer le match prudemment avec une amorce à gardons classique brune et légèrement collante (Rameau d’Or étang + Gardon). Il se voit attribuer le secteur route au numéro 11 qui semble être enfermé par la proximité de l’autre secteur. Ses impressions ne l’ont pas trompé. Il démarre sur une pêche de gardons, mais rapidement son amorce est envahie de petits poissons chats. Il essaye de combler leur faible taille par le nombre et parvient en prime à trouver de plus jolis gardons en propulsant sa ligne au-delà de l’amorce. Au final il remporte sa zone avec un peu moins de 4 kg, mais déjà les mains douloureusement piquées par les petits chats. Au moment de remballer, l’échange d’impressions sur la pêche confirme que l’amorce attire les chats en priorité et que, comme l’a prouvé un de ses voisins, l’agrainage à l’asticot attire les beaux gardons au-delà de la zone amorcée. varzy 2

2ème manche : Envahi de petits chats ! 

Les résultats de la veille confirment la  présence de quelques gros poissons dans cette la partie de l’étang près de la digue et surtout de poissons chats dont la taille semble plus intéressante. Diego décide d’enrichir l’amorce en y ajoutant du tourteau de maïs fin mais fait l’erreur, qu’il comprendra trop tard, d’y incorporer du fouilllis lors de l’amorçage de départ. A nouveau, c’est l’invasion de petits chats. Il se voit contraint d’augmenter considérablement la taille de l’esche (crevette + vers de terre) pour essayer de prendre les plus gros spécimens. Mais les décroches sont nombreuses et la perte de temps considérable. Même si Diego limite la casse en finissant 4ème, le résultat est sans appel : Il est battu par des voisins ayant sélectionné les plus gros chats.

3ème manche décisive

Le repas du dimanche midi est l’occasion pour tous de se retrouver dans la bonne humeur, mais les prétendants au maintien et au titre évidemment n’oublient pas l’enjeu et chacun se renseigne sur la pêche du secteur concerné. Diego fait part sans retenue de ses impressions et de son erreur aux pêcheurs qui le sollicitent. De son coté, pour la dernière manche c’est une pêche de gardons à 11 mètres qui l’attend. L’idéal étant de pouvoir prendre un ou deux gros poissons qui feront la différence à la fin. Et en effet, Diego effectue une pêche de gardons rapide à laquelle il excelle et réussit à mettre à l’épuisette ces quelques précieux carpeaux grâce entre autre, à une longueur d’élastique bien adaptée (sur 3 éléments). Cette réserve est sécurisante pour  prétendre mettre au sec des beaux poissons. L’agrainage d’asticots pendant cette manche lui permit de maintenir les poissons pas trop loin de l’amorce, sans non plus les faire fuir lorsque les carpeaux arrivaient sur le coup. Il parvient ainsi à prendre ces 4 ou 5 carpeaux de 300 à 500 gr alors que ses voisins se voyaient perdre ces précieux poissons bonus. Il remporte ainsi le secteur encore une fois.

Un titre de plus

Diego remporte le championnat de France pour la 2ème année consécutive avec 6 points ! varzy 3 A noter les excellentes performances des pêcheurs Garbolino présents : Willy Beauventre (8ème) Henri Hanquet (12ème) et Guy Baudouin (20ème) qui se maintiennent tous en 1ère division. Ils défendront leurs places l’an prochain sur les terres de votre serviteur puisque j’organiserai la 1ère division l’an prochain en Alsace. Affaire à suivre …
Willy Beauventre

Willy Beauventre

Henri Hanquet

Henri Hanquet 

Guy Baudouin

Guy Baudouin

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Matériel employé par Diego

Elastiques 0,8 et 0,9 Solid CLX Garbolino installés sur 3 éléments Canne G- MAX Diamant et M1  

Championnat de France des Clubs Corporatifs – Toul (54) L’équipe GARBOLINO Vice-Championne de France   C’est toujours un grand moment que le fameux weekend « Corpo » ! En effet, coupe de France individuelle le samedi et Championnat par équipe le dimanche réunissent chaque année plusieurs centaines de pêcheurs venus de tout l’hexagone pour en découdre, mais surtout pour partager de bons moments. L’ambiance Corpo, c’est vraiment autre chose ! Cette année c’est le CD54 qui avait en charge l’organisation de cette grande épreuve qui a réuni 54 équipes de 4 pêcheurs pour le match par équipe ! Il s’est déroulé sur la Moselle canalisée entre Toul et Gondreville. Le parcours est idéal pour accueillir autant de monde et je pense qu’on en reparlera dans un futur proche.   La pêche La Moselle canalisée est large ici d’une petite centaine de mètres et profonde de 3 à 5 mètres selon les secteurs. Elle est fréquentée par la navigation de plaisance, mais aussi commerciale et des tankers énormes y circulent fréquemment. Les éclusées et bassinées sont donc relativement fréquentes avec des variations de courant et de niveau parfois importantes. La clarté de l’eau et la présence parfois importante d’herbiers n’a pas toujours rendu les choses simples aux participants, mais ces données y sont également pour beaucoup dans la présence de poissons de qualité : Gardons de toutes tailles, mais aussi jolies brèmes qui ont affolé les pesées par endroits.   Stratégie La plupart des pêcheurs ont opté pour une pêche de bordure au-delà des herbiers pour prendre gardons et perches nombreux par endroit. Au large (les cannes sont limitées à 11,50m) les gardons étaient d’une taille légèrement plus importante, mais surtout il était possible de piéger un ou plusieurs poissons bonus, des brèmes qui dépassaient souvent le kilo.   Le samedi : On prend des risques Pour la Coupe de France individuelle, l’enjeu est double. Il y a bien sûr l’honneur de représenter sa région et l’entreprise ou la société qui nous emploie, mais aussi la possibilité d’obtenir sa qualification pour la 2ème division nationale corpo. Pour cela il faut remporter son secteur et donc on prend des risques en cherchant les gros poissons en particulier. Les pêcheurs Garbolino se sont particulièrement bien illustrés. Qu’on en juge : Christian Brucker du Team Garbolino Osthouse (67) finit 4ème au général sur 231 participants. Willy Beauventre s’adjuge la 5ème place et Fabien Moreau la 11ème. Si Willy s’est brillamment maintenu en 1ère division cette année déjà à Varzy Fabien et Christian tenteront de rejoindre la famille Garbolino à ce niveau puisqu’en plus de Willy, Guy Baudouin, Henri Hanquet et votre serviteur s’y trouvent déjà.   Le dimanche : On assure pour l’équipe ! Forts de ce qu’ils avaient vu la veille, l’équipe Garbolino s’est montrée particulièrement à l’aise sur cette pêche technique. En effet, Willy, Guy et Henri sont des pêcheurs bien habitués à ces pêches de canaux aux courants aléatoires et déroutants pour certains. Fabien Moreau, notre représentant et nouveau venu dans l’équipe pour l’occasion ne s’en est pas laissé compter et à lui aussi su tirer son épingle du jeu. Ils ont utilisé des lignes comprises entre 0.4 et 1.5gr, une amorce à gardons additionnée de terre pour bien tenir sur le fond et enrichie de fouillis et de pinckies congelés. Le classement s’est fait sur des sous-secteurs de 27 pêcheurs. Willy se classe 6ème avec 3kg220, Guy 13ème avec 5kg350, Henri second avec 3kg790 et Fabien finit 2ème ex-aequo avec 2kg560. Avec 23,5 points, il décroche une belle médaille d’argent ! equipe corpo Toul De gauche à droite : Guy Baudouin, Fabien Moreau, Henri Hanquet et Willy Beauventre.