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Les conditions hydrologiques ne changent pas vraiment début avril.

Suite à un déficit de précipitations hivernales, le manteau neigeux se situe relativement haut (vers 1700/1800m en versant nord), ce qui a pour effet de minimiser les conséquences des fluctuations thermiques classiques des premiers jours de printemps. Les eaux du bassin versant restent par conséquent agréables à fréquenter, c’est à dire basse et claire, tout au long de la journée. Le programme initié à l’ouverture (pêche en nymphe/milieu de journée/grands cours d’eau) continue de rapporter son lot de truites, il est donc poursuivi en l’absence de nouvelle donne. Ayant remarqué quelques poissons attablés de façon disparate dès le milieu de matinée, nous prenons le parti de prospecter les secteurs resserrés à blocs à ce moment de la journée (où la configuration marquée facilite leur repérage), de façon à réserver les bordures propices pour ce moment phare de chaque journée : l’éclosion d’éphémères de March Brown et Baetis en début d’après midi. Quelques poissons capturés en fin de matinée : DERNIERES TRUITES AVANT LA FONTE DES NEIGES.2 DERNIERES TRUITES AVANT LA FONTE DES NEIGES.3 DERNIERES TRUITES AVANT LA FONTE DES NEIGES.4 Chaque jour, l’horaire de l’éclosion se calque rigoureusement sur le début de l’inflation thermique du milieu de journée, elle-même directement corrélée à la température de l’air de la nuit précédente. Ainsi, selon la couverture nuageuse et l’ampleur de la gelée nocturne, les insectes percent quotidiennement la surface entre 13 et 15h (voire un peu plus tard après certaines nuits étoilées). DERNIERES TRUITES AVANT LA FONTE DES NEIGES.5 Malgré la présence de tapis de subimagos certains après-midi, les truites rechignent toujours à les prélever et le stade de nymphe garde leurs faveurs. Bien que les insectes soient très spécifiques à cette période, les poissons restent suffisamment opportunistes pour ne pas faire la fine bouche face à des modèles de nymphe génériques de type « pheasant tail ». Les résultats sont très réguliers d’une sortie à l’autre : une majorité de poissons de taille honorable (pour le secteur, cela signifie une trentaine de centimètres), avec quelques individus de calibre supérieur, et chaque jour un poisson approchant ou dépassant la cinquantaine de cm capturé en plein cœur de l’éclosion. DERNIERES TRUITES AVANT LA FONTE DES NEIGES.6 DERNIERES TRUITES AVANT LA FONTE DES NEIGES.7 DERNIERES TRUITES AVANT LA FONTE DES NEIGES.8 DERNIERES TRUITES AVANT LA FONTE DES NEIGES.9 A l’heure actuelle, les eaux sont devenues hautes et teintées suite à un réchauffement de plus en plus marqué.  La stratégie a été revue et nos cannes à toc ont repris du service… avec plus ou moins de succès, mais un plaisir intact… à suivre ! A bientôt Simon SCODAVOLPE

Pour la fin de semaine, Benjamin quitte les Pyrénées (sa météo humide et ses eaux fortes) pour venir profiter de la période a priori favorable dans le 05. Une digression au programme établi s’impose donc : au regard du pic d’activité des truites en milieu de journée sur les grands cours d’eau et sachant le moral du jeune homme facilement friable en cas de cadence de touche faiblarde, nous planifions une pêche sur les affluents le matin (pour calmer ses ardeurs), avant de filer sur les bordures théâtres d’éclosion en milieu de journée (pêche d’observation et d’attente, où la parcimonie est souvent récompensée). Première matinée, nous jetons notre dévolu sur un affluent aux eaux basses et claires (représentatifs de l’ensemble des cours d’eau du bassin versant) : Benji pêche seul sur un parcours varié, alternant ruptures de pente et coups marqués alors que nous choisissons avec Coline un secteur à la topographie assez resserrée, sensé faciliter l’approche (eu égard des échos annonçant des truites très méfiantes détalant de loin dans ces eaux maigres), quoique pas vraiment en adéquation avec ce que dicterait dans l’absolu une température d’eau à 6/7°C. Benji trouve rapidement les poissons dans les minces filets d’eau (très) près du bord, comme c’est souvent le cas quand ils sont actifs en début de saison et s’en tire honorablement, malgré les inévitables ratés inhérents à la pêche au toc en eau lente : Truite de Mars.2.2 De notre côté, Coline et moi passons totalement à côté du sujet, les deux truites touchées sur deux postes radicalement différents ne permettant pas de dégager un moyen d’optimiser la prospection. Erreur de choix de parcours grotesque certainement (beaucoup trop agité pour la saison), à cette époque, ça ne pardonne pas ! Truite de Mars.2.3 Le milieu de journée en grande rivière n’est guère plus réjouissant : l’archétype de la sortie de poissons brève et intense, totalement gâchée entre ferrages hors timing et posés douteux. Elle se solde par la prise d’un seul poisson d’une quarantaine de centimètres, qui rejoindra dans la foulée ses congénères épargnés par notre gestion calamiteuse de la piquée : Truite de Mars.2.4 Un peu vexé par cette série d’échecs, je propose un coup du soir au toc près de la maison mais la perspective d’un apéro devant le traditionnel match du tournoi des six nations a finalement raison de la motivation de notre invité, rapidement rejoint par la pêcheuse, pour une initiation à cette activité hautement spirituelle. Fort des renseignements glanés en début de journée, je démarre sur un parcours varié comportant une bonne proportion de postes marqués assez profonds près des bordures. Dès les premiers coups de ligne, une stratégie de pêche limpide se dessine
  • un ver, à condition de le choisir petit
  • présenté sans excès de lestage rapporte des poissons au niveau des bordures molles et des bras secondaires.
L’existence d’une configuration porteuse singulière permet d’optimiser réellement la pêche (en sautant tout le linéaire différent) : des conditions que j’adore. 1h30 de prospection rapide, avec une grosse dizaine de truites de belle taille, de quoi faire plier l’extrême 3.20m pour la première fois de l’année : Truite de Mars.2.5 Truite de Mars.2.6 Truite de Mars.2.7 Le lendemain, nous retournons sur le même affluent que la veille, mais plus en aval cette fois, où la vallée est plus élargie et la pente douce, de façon à rencontrer un maximum de coups lents et homogènes. La configuration est moins adaptée au toc certes, mais visiblement privilégiée par les truites paresseuses du moment. Benji démarre une nouvelle fois en solo et s’en sort toujours : Truite de Mars.2.8 ….alors que Coline et moi suivons Jean Michel Brunet, guide de pêche local, pour une démo de pêche en nymphe à vue. Nous avons fait sa connaissance quelques jours auparavant. Etant de nature méfiante face à un gars assez louche pour ne pêcher qu’à la mouche en toutes saisons, je ravalais ma réserve dès les premiers mots échangés avec ce sympathique et attachant personnage. Rencontrer un moucheur exclusif est toujours un moment intriguant : il est établi que cette catégorie de pêcheur possède un côté esthète (avez-vous déjà vu des assommeurs d’arcs-en-ciel pêcher à la mouche vous ?) ; c’est en réalité le degré de ce penchant qui permet de faire le distinguo entre le puriste et le snob. Jean-Michel appartient à la catégorie la plus modérée (que je juge encore fréquentable), c’est à dire celle capable de converser avec des empaleurs de vers de terre (sans toutefois se risquer à les imiter cela va sans dire), de concevoir qu’un confrère puisse manger un bon plat de truites sauvages de temps à autres, et même de partager son savoir avec les parias sus cités. Bref, un type saint d’esprit quoi. Nous prenons une véritable leçon de pêche pendant  plus de deux heures. Effectivement, les poissons sont vraiment concentrés sur les courants mous et assez profonds, où une nymphe bien conduite supplante un appât qui passe souvent trop creux.  Résultat : une bonne quinzaine de truites d’une trentaine de centimètres, dont la moitié à vue (enfin surtout pour lui) :

« – Tu la vois là sur le sable ?

– Euh…

(ferrage)

– Ah ouais ! »

Faculté de repérage des poissons impressionnante, maîtrise technique du même acabit : un vrai guide de terrain que nous vous conseillons ardemment si vous passez dans les Hautes-Alpes ! Truite de Mars.2.9 Pour flatter son ego (et par la même me faire pardonner les médisances précédentes), je vous mets son plus beau poisson de la matinée, une méd’ superbe dépassant frôlant les 45 cm dans un torrent de 6m de large à 1400m d’altitude : la classe ! Truite de Mars.2.10 Une matinée d’observation très instructive en somme, le genre d’expérience à laquelle tout pratiquant devrait avoir l’humilité de se livrer de temps à autres. Accumuler mécaniquement les heures au bord de l’eau ne suffit pas à progresser. S’enrichir des techniques des autres y participe également (à condition bien sûr d’éviter les grands diseux petits faiseux qui pullulent dans les rangs des pêcheurs). L’après-midi, nous décollons tous pour une bordure, dans l’expectative d’une sortie de poisson comparable à celle de la veille et comptant sur une meilleure maîtrise de notre part. La luminosité est faible et l’atmosphère douce : l’éclosion attendue est massive mais les poissons sortent furtivement. Conséquence ou pas du matraquage intensif subi depuis 3 jours, ils sont assez concentrés sous la grosse veine où ils nymphent assez profondément. Le coup est trop restreint pour que 3 pêcheurs opèrent de concert, un accord s’impose et nous nous entendons sur les règles suivantes : ce sera une canne à mouche pour 3, une tentative chacun, celui qui rate ou prend passe la canne au suivant. Notre invité ouvre le bal de main de maître avec l’unique poisson capturé en sèche, une connaissance pas rancunière puisque déjà capturée 2 jours avant : Truite de Mars.2.11 De mon côté, magnanime, je m’escrime à éclaircir les rangs des plus petits individus à chacun de mes passages, pour laisser le loisir à mes camarades d’attaquer les plus gros (de mauvaise foi, moi ?) : Truite de Mars.2.12 Truite de Mars.2.13   C’est lors de la deuxième tentative de Coline que le drame survient : Alors que sa nymphe nage tranquillement sur le banc de sable accolé à la veine porteuse, le plus gros poisson du banc se décale et vient la ramasser sous nos yeux ébahis. Elle ferre dans un timing parfait et se sentant visiblement pousser des ailes, inhibe tout dévidage de soie, la main gauche rivée sur la bobine (vieille réminiscence de ses combats avec les brochets suédois 8 mois plus tôt ?). Je lui suggère qu’il serait sans doute opportun de ne pas brider exagérément ce poisson avec tout le tact qu’il est possible de réunir en pareille circonstance (bon ok, je lui hurle de lâcher cette p…n de manivelle). Le poisson traverse la rivière sur le premier rush et commence tranquillement à dévaler, visiblement peu gêné par la pression que la pointe en 16/100 permet de coller. La perlide 300 est cintrée et nous descendons tous, au même rythme que cette grosse zébrée dépassant largement la barre des 50. Truite de Mars.2.14 Un énième rush à proximité de l’épuisette se soldera finalement par la rupture de la pointe. Dur à encaisser. Je vous épargne la suite. Le dernier jour, Benji nous quitte en fin de matinée. Le flux est reparti au nord. Un refroidissement sensible qui aura pour effet de décaler l’éclosion d’environ 2h. Après un bref passage sur le poste de la veille (cette fois totalement déserté), nous partons explorer de nouveaux horizons plus en amont, en recherchant des zones aux caractéristiques similaires. Une bordure du même type se dessine sur la rive d’en face, quelques lancers à la roulette suffiront à atteler un gros poisson, en tous points, splendide sur un modèle de nymphe tungstène générique, à même de passer creux dans d’importantes profondeurs : Truite de Mars.2.15 Deux autres farios clôturent cette après-midi de belle manière : Truite de Mars.2.16 Truite de Mars.2.17 Un début de saison très riche d’enseignements et de remises en question. Rarement j’ai eu le sentiment de passer totalement à côté en pêchant au toc (d’autant que cette technique possède une adaptabilité remarquable). Une conjonction de facteurs expliquant sans doute la suprématie de la mouche artificielle :
  • une concentration des truites au niveau des secteurs élargis et lents à corréler à l’eau froide
  • une prédation de proies miniatures dans la colonne d’eau
  • un degré de sélectivité inhabituellement élevé pour la saison à corréler à des niveaux maigres installés depuis longtemps.
La triplette petit appât + secteurs mous + prédation dans la colonne donnait incontestablement la primeur à la pêche en nymphe. A méditer pour ceux qui voient en telle ou telle technique l’alpha et l’omega de la pêche de la truite ! A bientôt, Simon SCODAVOLPE

De retour des Cévennes, je me trouve dans un état d’excitation à peu près équivalent à celui du vendredi soir précédent, tant la pêche fut poussive durant le week-end dernier. La météo calamiteuse qui a affecté les Alpes du Sud à l’ouverture (neige et vent de nord) n’a sans doute guère fait évoluer les conditions hydrologiques (très propices) des semaines passées. Effectivement, je retrouve en ce lundi des cours d’eau parfaitement en place, que quelques jours de congés devraient permettre d’explorer. Je démarre la semaine en solo avec une stratégie clairement établie :   Au vu de la conjoncture favorable sur les rivières principales (et connaissant son caractère éphémère à cette période de l’année), je compte rompre avec les habitudes post-ouverture des années passées (la disette hivernale poussant à se ruer sur les affluents densément peuplés dès le début des hostilités) pour me focaliser sur la pêche des cours d’eau de gros calibre, en vue de rechercher plutôt la taille que le nombre. Par contre, comme à l’accoutumée, un soin tout particulier est accordé à l’évitement des parcours empoissonnés et des parcours no-kill, solutions de facilité choisies par certains pratiquants pour s’assurer quelques reports de début de saison, mais dont l’aspect artificiel et les règles du jeu faussées me rebutent toujours autant. Une grosse truite, ça se mérite non ?   Je m’arrête donc sur un parcours du domaine public à la réglementation classique assez encaissé, situé sur la rivière principale du coin, dans l’optique d’une prospection rapide aux leurres visant à battre du terrain :   Arrivé sur les lieux, il est 12h30, des martinets effectuent de grandes arabesques au dessus de la rivière, indice d’une éclosion d’insectes en cours, rapidement confirmée par  la présence de plusieurs sub-imago dérivant au gré des courants. Interrompant aussitôt l’hérésie halieutique imminente qui aurait consisté à lancer des poissons nageurs sur des poissons capturables à la mouche, je retourne à la voiture et file scruter une bordure prometteuse repérée cet hiver. La zone est constituée d’une belle tête de courant marquée et assez puissante, dont le côté gauche vient buter sur un enrochement créant une retourne. Sur le banc de sable formé en aval, j’aperçois d’emblée plusieurs poissons de taille variable attablés, godillant à la limite du remous et de la grosse veine porteuse. Ils ne sont pas véritablement postés pour la plupart, mais tournent plutôt sur la zone, se plaçant tantôt sous la veine principale, tantôt plus près du bord à quelques mètres de ma position. Ils profitent de cette manne d’insectes qu’ils prélèvent majoritairement sous l’eau en délaissant la majorité des sub-imagos de March Brown qui dérivent au dessus de leurs têtes. Seules les truites les plus énervées percent la surface de temps à autres.  Misant sur un certain opportunisme de leur part (et jugeant surtout une approche en nymphe à vue un peu trop présomptueuse), je tente le coup en sèche. L’action de pêche consiste à choisir un moment optimal pour lancer la mouche, coïncidant avec l’absence de vent et le décalage d’un poisson dans la zone calme de façon à ne pas ferrer un individu au milieu de la troupe, ce qui anéantirait toute chance de capture en série. Premier posé correct (pas trop catastrophique) entre deux rafales, et une jolie fario méditerranéenne d’une quarantaine de centimètres gobe élégamment l’imitation de March Brown sur H14 dressée pour l’occasion par le non moins élégant Matthieu Vieilhescazes : Scoda truite de mars.2 Une deuxième du calibre similaire prend la pose en suivant, avant un poisson plus petit bien énervé qui dissipera tout le banc : Scoda truite de mars.3 Scoda truite de mars.4   L’autre côté du pool est constitué d’une plage lisse moins marquée, ce qui complique le repérage des poissons. Bien qu’aucun gobage ne soit visible, j’imagine que quelques truites nymphent sur la bordure et je choisis de pêcher l’eau en lançant préférentiellement sur les éléments marquants du fond susceptibles de fixer les poissons (essentiellement les blocs de plus gros calibre). Et ça paye : Scoda truite de mars.5 Scoda truite de mars.6 Scoda truite de mars.7   De retour sur le poste rive gauche, les plus petits individus du banc non capturés en début de pêche se sont remis à table mais restent insensibles aux passages en surface, c’est donc en nymphe que se termine cette journée avec quelques captures supplémentaires à la clé (malgré de nombreux ferrages approximatifs…) : Scoda truite de mars.8   Un après-midi mouvementé, avec une majorité de poissons pris à vue : un régal !   Le lendemain, Coline me rejoint. Les conditions météo changent radicalement : le vent de nord très gênant la veille s’est évanoui, tout comme les nuages qui ont laissé leur place à un franc soleil. Conséquence ou pas de ce changement de luminosité, les insectes se raréfient sur le créneau 12-15h. Seulement deux poissons capturés sur cette plage horaire, le premier en sèche pour moi à vue (l’un des 2 seuls poissons attablés sur la bordure ce jour là) : Scoda truite de mars.9 Et un second en nymphe au toc plus en aval pour Coline, présage de la suprématie des pêches sous l’eau durant les 2 jours suivants : Scoda truite de mars.10   A bientôt pour la suite ! Simon SCODAVOLPE Scoda truite de mars.11    

J’aime pêcher la truite dans les Cévennes. J’affectionne particulièrement le versant méditerranéen de ce massif, où le chant des cigales et une délicieuse odeur de pin vous accompagnent  lors de vos pérégrinations halieutiques.

Dans ce coin de la France, les truites sont de taille modeste (substrat granitique oblige) mais rustiques et en bon nombre (surtout depuis 5 ans qu’une conjoncture climatique favorable s’est installée). Les eaux souvent basses produites par l’influence climatique méridionale induisent une pêche fine très plaisante. La qualité des poissons qu’on y trouve n’est pas tant due à une gestion exemplaire des APP du coin qu’aux pressions  naturelles sévères qui se chargent d’exterminer tout individu non génétiquement adapté (entre les étiages extrêmes durant lesquels les rivières se transforment en une succession de flaques d’eau chaudes et les crues automnales pour le moins décapantes, on ne peut pas dire que la Nature ménage ses hôtes dans cette région). Le bassin versant en question comporte plusieurs rivières à truites de petit calibre, et qui correspondent assez bien à ce qu’on pourrait appeler des « coins moyens ». Dotés de caractéristiques intrinsèques assez banales, d’une productivité loin d’être faramineuse, ils sont toutefois suffisamment peu fréquentés  pour conserver une qualité de pêche correcte, tout au moins suffisante pour moi. L’ouverture constitue l’unique sortie de l’année qui ne soit pas planifiée selon des paramètres stratégiques. Débuter la saison dans les Cévennes est plutôt devenu un rituel annuel qui coïncide avec une visite familiale dans le Gard. Depuis 3 ans, les conditions rencontrées en mars étaient quasi parfaites : des niveaux tendus juste-comme-il-faut et une température d’eau favorable autour des 10°C. Cette année, la donne s’annonçait toute autre. Dès la mi-février, l’omniprésence de l’anticyclone laissait présager des niveaux bas, voire très bas, malgré ce que mes informateurs locaux (aveuglément optimistes) m’affirmaient. … et dans cette région (comme dans pas mal d’autres), eaux basses = truitelles. Ma conscience m’interdisant d’esquiver ce rendez-vous pour d’autres contrées plus favorables, j’allais donc subir les aléas climatiques, ce qui ne manqua pas de me rappeler une règle empirique immuable : une partie de pêche réussie ne se prévoit pas à l’avance. Maigre, ça l’était. « On s’croirait au mois d’août »
Ouverture de la truite dans les Cévennes.1

Les eaux très basses des cours d’eaux Cévenols en cette ouverture 2015 de la truite

  Comparativement à la belle saison, la situation était encore pire dans la mesure où les petites ruptures de pente agitées qui concentrent alors les truites restèrent désespérément vides dans cette eau à 7°C. La pêche n’eut donc rien de passionnant et je vous ferai grâce de toute tentative de décryptage puisque je n’ai pas rencontré l’ombre d’une piste à suivre pour en améliorer le résultat (existait-elle seulement ? mieux vaut penser que oui !).

Un échantillon des poissons du week-end :

Truite prise à l'ouverture dans les Cévennes.1 Truite prise à l'ouverture dans les Cévennes.2 Truite prise à l'ouverture dans les Cévennes.3   Dès mon retour dans les Hautes-Alpes, je retrouvai des rivières en ordre délaissées le temps d’un week-end, qui allaient rapidement me faire oublier cette entrée en matière morose… à suivre ! Simon SCODAVOLPE * Robert Louis Stevenson, est un grand écrivain écossais célèbre notamment pour son roman « L’Île au trésor ». Il effectua la traversée des Cévennes à pied et en fit le récit dans « Voyage avec un âne dans les Cévennes ». Un chemin de randonnée le gr70 porte aujourd’hui son nom.

Jason Le Bosquet, formidable compétiteur et consultant Garbolino et Bait Tech, a réalisé un formidable et impressionnant coup de ligne en portant à l’épuisette un esturgeon de 64lb 4oz  avec sa nouvelle canne Garbolino G Max Power Legion (équivalente à la G Max Saphir pour le marché Européen).

Jason a épuisé ce monstre d’eau douce long de 6′ soit plus de 1.80 alors qu’il s’entrainait pour la finale du Garbolino Club Angler of the Year sur le complexe Lindholme Lakes près de Doncaster. Alors que le complexe était pleinement occupé pour les besoins de la manifestation, et qu’il pêchait pour la rédaction d’un article pour le compte du magazine Match Fishing Magazine, Jason fut obligé de se rabattre sur un très petit étang qui n’avait que rarement été pêché.

Le matériel utilisé par Jason Le Bosquet

Jason pêchait en bordure avec le kit de 4 bouts de sa G Max Power Legion quand il a ferré le poisson.

  BAS DE LIGNES MONTES Les hameçons Barbless utilisés par Jason Le Bosquet

ELASTIQUE CREUX BAZOOCARP

Elastique Creux Bazoocarp Coex

GARBOLINE

Nylon G Line utilisé pour le montage du Corps de Ligne

DCX-4

Flotteur DCX4 dessiné par Jason Le Bosquet

Par contre il n’avait certainement pas planifié de prendre un poisson aussi gros, bien que le propriétaire Neil Grantham lui ait signalé la présence de trois gros esturgeons dans cet étang. En bons britanniques, ils avaient même parié sur la capacité de Jason de sortir un tel poisson. Après plus d’une heure de combat et avoir utilisé au mieux les qualités de son kit Elastic Control IPSKV, il a réussi à mettre au sec ce poisson qui n’arrivait pas pendant longtemps à rentrer dans la tête d’épuisette. Voici les commentaires de Jason Le Bosquet, ancien Champion d’Angleterre et pourtant habitué à prendre des carpes géantes.

« Je ne peux pas croire ce qui m’est arrivé aujourd’hui. Voir un poisson d’eau aussi gros et l’avoir pris moi- même me transporte de joie. C’est juste incroyable de voir la taille des poissons que l’on peut capturer avec un matériel de qualité et bien proportionné et coordonné entre ses différents éléments en partant de la canne jusqu’à l’élément final qui est l’hameçon. » 

Darren Cox, international anglais et patron de Garbolino en Angleterre, était présent avec d’autres, aux côtés de Jason Le Bosquet lors de ce que nous pouvons qualifier d’exploit, eu égard à la finesse relative du matériel

« J’ai vu dans ma vie et ma carrière de pêcheur beaucoup de performances exceptionnelles, mais celle que j’ai vue aujourd’hui est vraiment la meilleure d’entre elles. Il y a vraiment peu de pêcheurs qui ont les capacités pour capturer et mettre au sec un poisson aussi massif et incroyable, Jason a réalisé un véritable chef d’œuvre dans ce coup de ligne et c’est par ailleurs un excellent test pour notre nouvelle G MAX Power Legion. »

Pour d’autres détails sur la prise vous pouvez consulter ici l’article paru Match Fishing Magazine

La pêche dite « en dynamique » est en fait une pêche classique connue de tous, la pêche à l’agrainage mais adaptée à la pêche de la carpe au coup.

Elle consiste à un agrainage soutenu et constant au moyen d’une fronde ou à la main, permettant d’attirer un grand nombre de poissons et de les maintenir dans un état frénétique de compétition alimentaire. Avec Fred 426 Cette pêche se pratique à la belle saison quand les poissons sont actifs, en quête permanente de nourriture, soit de mai à octobre, avec une plus ou moins grande amplitude suivant les régions. Elle peut être pratiquée, plus généralement à la grande canne, mais également avec une canne plus courte, une canne anglaise ou une canne dite « franglaise ». Dans ce premier article, je vous parlerai exclusivement des pêches classiques à la canne.

1. Pêche à la grande canne :

Généralement entre 9 et 13m, voire plus… C’est une pêche très active pour laquelle vous aurez sans arrêt la fronde à la main. C’est pourquoi il faudra une canne certes résistante pour la pêche de la carpe mais aussi relativement légère type G Max Saphir ou Power Fighter Carp pour être le plus efficace possible au ferrage. A cette distance, l’utilisation de la fronde est obligatoire (Garbolino agrainage G-System Soft et medium).
Ici le peu mais souvent prend tout son sens

Peu mais souvent le vrai secret de l’agrainage

  Deux frondes de puissances différentes sont très utiles, la force des élastiques dépendra de la distance de pêche et du vent. On montera plusieurs kits qui nous permettront de suivre l’évolution des poissons dans la couche d’eau. Par exemple dans 2m d’eau, on peut utiliser les ensembles lignes/élastiques suivants :
  • Mi-profondeur
    • Flotteur avec antenne porteuse (DC6T…) 0.20g sur 0.18mm.
    • Même bas de ligne et élastique que pour le fond.
montage du pellet au cheveu sur un hame+ºon +á oeil
    • Elastique creux de 2.5 ou 2.8mm (Garbolino Bazoocarp Coex).
    • Les lignes et les élastiques sont plus robustes car la pêche est habituellement plus rapide et les poissons plus gros en surface.

2.Pêche à mi-distance :

Entre 5 et 7m, cette distance permet de se passer d’une fronde, on procédera à un agrainage à la main. On utilisera les mêmes ensembles lignes/élastiques que pour la pêche à plus grande distance. On pourra se cantonner simplement à deux lignes, les carpes rechignant à monter près de la surface si près du bord.

3. Quels appâts utiliser pour cette pêche « en dynamique » à la canne ?

Très souvent, des pellets de 4 à 6mm. On utilisera préférentiellement des pellets clairs car ils coulent plus lentement et permettent de faire monter les carpes en surface plus facilement. Autre avantage, ces pellets sont beaucoup plus pauvres que les pellets foncés et permettent de garder les carpes en recherche alimentaire plus longtemps. On peut également utiliser pour cette pêche spécifique de la carpe au coup, des cubes de pâté en 6mm, du maïs doux, des asticots… Habituellement, on utilisera sur l’hameçon, l’esche utilisée pour agrainer. Parfois, on se servira de la même esche mais en plus grande taille, un pellet de 6mm sur un agrainage avec des 4mm, un cube de pâté de 8mm sur des cubes de pâté de 6mm… De même, on pourra faire varier la couleur de l’esche quand la pêche devient plus difficile, maïs rouge ou orange sur un amorçage avec du maïs normal, pellets colorés, asticots colorés… Il sera utile d’avoir une boite avec des pellets de toutes tailles et couleurs.

4. L’action de pêche :

On débutera par un amorçage assez important, on amènera une grande coupelle de l’esche choisie, agrémentée d’une ou plusieurs esches secondaires qui permettront de varier le menu au cas où… Par exemple une coupelle de pellets de 4mm avec une dizaine de grains de maïs et de cubes de pâté. On peut aussi rajouter une giclée d’additif et/ou d’huile de poisson pour renforcer l’attractivité de ce premier amorçage. agrainage, le bruit des pellets qui tombent r+®guli+¿rement et toujours au m+¬me endroit assure d'attirer l'attention des carpes On commencera ensuite immédiatement à fronder en adoptant un rythme le plus régulier possible. On continuera de même pendant le travail du poisson.
Fred, avec une pr+®cision de m+®tronome, continue d'agrainer m+¬me lorsqu'il ram+¿ne un poisson (3)

L’agrainage continue même pendant le travail du poisson

Généralement, les premières touches ne sont pas très longues à arriver. L’action de pêche est particulièrement active, on pompera sans arrêt pour la pêche sur le fond et entre deux eaux, on pompera et usera de « slapping » et « taping » sans discontinuer en surface.
Impact de la ligne sur l'eau, le mouvement doit +¬tre sec et r+®p+®t+® pour ressembler tant que possible +á la chute des pellets +á la surface de l'eau (5)

« Faire claquer la ligne en surface pour simuler la chute des pellets agrainés »

 
Agrainage groupé pellets carpe.1

Le « taping »

Nous reviendrons sur ces techniques dans de prochaines articles. Suivant les jours, les carpes resteront sur le fond ou décolleront rapidement… Le but étant quand même de les faire monter en surface, ce qui permettra de prendre plus rapidement, et souvent de plus gros poissons.
50 cm sous la surface +á peine, qui l'e++t cru ! (3)

Les poissons les plus gros montent souvent au plus près de la surface pour intercepter les esches

 
Avec Fred 289

Fred Castan aux prises avec une belle « carpe capturée en dynamique »

Avec Fred 511

Un beau poisson pris presque sous la surface

Il restera à déterminer la cadence et la quantité d’esches frondées pour être le plus efficace possible. Fronder une trop grande quantité d’appâts rendra les carpes folles, inferrables, avec beaucoup d’harponnages… Fronder une trop petite quantité d’appâts, c’est le risque de perdre un banc de poissons affamésPêcher la carpe au coup « en dynamique », et vous ne vous ennuierez pas !!!! Des poissons extrêmement chipoteurs sur le fond se jettent littéralement sur vos esches pris par la frénésie alimentaire crée.
Avec Fred 576

La pêche à l’agrainage de la carpe dite en dynamique, un moyen de duper les poissons les plus méfiants lors des pêches statiques.

Présenter chacun des membres de la grande Famille Garbolino nous tient à cœur.

Cette fois c’est le tour de Geoffrey Duquesne, pêcheur international de l’équipe Belge, tout juste auréolé du titre d’Hameçon d’Or 2014, qui récompense une saison de pêche exemplaire !
Geoffrey Duquesne Hameçon d'or 2014.3

Geoffrey Duquesne avec le Trophée de l’Hameçon d’Or 2014 décerné au meilleur pêcheur de compétition Belge de l’année 2014

Geoffrey est âgé de 36 ans, marié et père d’une fille de 10 ans, il exerce la profession d’agronome dans un centre d’expérimentation (CARAH ATH). Comme beaucoup, il a découvert la pêche avec un parent, son grand père en l’occurrence qui l’emmenait au bord de l’eau 4 à 5 fois par an. A l’époque, il était si jeune que par prudence son grand-père l’ammarait pour ne pas qu’il tombe à l’eau. D’adolescent à jeune adulte, il met de la pêche de côté pour se consacrer au football. Ce n’est qu’en 2001 qu’il démarre la pêche de compétition. Moins de 15 ans plus tard, son palmarès est exceptionnel et cette année il prendra part aux trois plus grandes épreuves internationales :
  • Championnat du Monde des clubs en Slovaquie
  • Championnat du Monde des Nations (Slovénie)
  • Championnat d’Europe des Nations (Bielorussie)

Palmarès et victoires les plus importantes

  • 4 fois champion de Belgique interclubs (2008, 2012,2013 et 2014)
  • 3 participations au championnat du Monde des clubs : Slovaquie(2009), Italie(2013), Slovénie(2014)
Geoffrey Duquesne Chpt du monde des clubs 2013.1

Geoffrey Duquesne avec le maillot du Team DGBF lors du Championnat du Monde des Clubs 2013 en Italie

  • 2 participations au championnat du Monde des Nations : Pologne (2013), Croatie (2014)
  • 1 participation au championnat d’Europe des Nations : Pommeroeul (2014)
Geoffrey Duquesne Maillot équipe nationale Belge.2

Geoffrey Duquesne lors du Championnat d’Europe 2014

 

Geoffrey Duquesne Maillot équipe nationale Belge

  • 8 participations au championnat de Belgique individuel (1x 3ème, 1×4ème, 1×5ème)
  • Coupe de la Communauté Française : 2ème en 2013, 5ème en 2014
  • 2ème des internationaux A en 2013
  • Vainqueur par équipe au challenge Sensas Belgique en 2010
  • Victoire à l’individuelle et par équipe lors de la rencontre Belgique-Hollande en 2010
  • 2ème du championnat de Belgique interclubs en 2009
  • 2ème par équipe à la finale du challenge Sensas en 2009 (Strasbourg)
  • 2ème du challenge Van Den Eynde en 2008
  • 1er du challenge d’hiver « Dumoulin » en 2006
  • 1er du challenge Van Den Eynde en 2005
  • 1er du challenge « jeunes pêcheurs frontalier de Blaton » en 2002
  • 3 années dans les internationaux B et 4 années dans les A (2011, 2012, 2013,2014)
  • Nominé 4 fois pour l’hameçon d’or : 2007, 2010,2013 et 2014 (3×3ème) et 1er en 2014
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Geoffrey Duquesne Anglaise Pommeroeul.2

Geoffrey Duquesne spécialiste incontesté de la pêche à la grande canne lors d’un entraînement de perfectionnement à l’anglaise

 
Geoffrey Duquesne Anglaise Pommeroeul.1

avec quelques jolis poissons

Nous tenons à le féliciter pour les excellents résultats obtenus lors de la saison écoulée et une bonne préparation pour les échéances à venir avec son club le Team DGBF et l’équipe nationale belge de pêche au coup.

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Le Montage feeder Pater noster allie simplicité et efficacité. Simplicité, car un seul noeud suffit à le confectionner, de plus c’est un noeud de base : une petite boucle. Efficacité, car c’est un montage feeder parmi les plus sensibles. Il utilise un système de potence très simple qui offre la plus grande sensibilité possible en pêche au feeder. Absolument rien n’entrave la transmission de la touche entre l’hameçon et le scion.

Ultra simple et ultra sensible !

La pêche au feeder n’est pas vraiment considérée comme une pêche fine et pourtant, avec ce montage, il n’y a rien sur la ligne. Rien ne vient perturber la touche entre l’hameçon et le scion. Le montage pater noster est discret pour le poisson qui ne peut détecter aucun frein. Il se saisit de l’hameçon et tire sur le fil, le montage se met en mouvement, la potence “se déplie”  sans que le poisson ne puisse déceler l’inertie du feeder.  Avec un scion de 0,5 Oz en fibre de verre ou carbone ce montage feeder est idéal pour toutes les pêches difficiles. Les touches sont mieux marquées et les poissons ne peuvent déceler le piège avant de produire la touche. Le pêcheur a ainsi plus de temps pour assurer son ferrage. C’est un montage particulièrement adapté à toutes les pêches fines en étang.
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Un montage feeder simple pour les pêches fines.

Seul inconvénient ce montage est sujet aux noeuds, mais là aussi de simples précautions peuvent annuler ce défaut. Il faut veiller à ce que le bas de ligne ne vienne pas s’entortiller sur la cage au moment du lancer. Pour cela, une fois le feeder chargé, le montage doit toujours rester en mouvement. A noter que le vent peut vous aider à décaler le bas de ligne du feeder pendant le lancer.
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Jamais simple les petits gardons au quiver. Le montage feeder pater noster est idéal dans ces conditions.

Recette de montage feeder

Inutile de préparer son montage feeder à l’avance il est tellement simple qu’une seule petite minute est nécessaire pour le réaliser au bord de l’eau.
  • Formez une boucle en 8 de 2 à 5 cm de long avec le corps de ligne
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  • Formez la potence sur le brin “mort” en fixant à 5 à 10 cm de la boucle un émerillon agrafe taille 10 – 11. Plus la potence est longue plus le montage est sensible.
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  • Raccordez le bas de ligne boucle dans boucle – attention pas n’importe comment ! Le raccord doit permettre “d’aplatir” les deux boucles pour former un lien solide. D’abord on enfile la boucle du montage dans celle du bas de ligne, puis on fait passer l’hameçon dans la boucle du montage
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enfilez la boucle du montage dans celle du bas de ligne

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faites passer l’hameçon dans la boucle du montage et serrez doucement.

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Le raccord aplatis les deux boucles qui sont entrelacées.

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L’ablette au feeder, ça ressemble à une erreur de casting! Mais tout devient possible avec un montage feeder aussi sensible !!