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La pêche de la carpe au coup à la grande canne est une belle pêche de reprise. Alors que pendant des mois, nous avons eu des difficultés à capturer des gros poissons. Début mars, les premières journées douces et ensoleillées arrivent.

Elles sont accompagnées du réveil progressif des beaux poissons, carpes, tanches, brèmes…

Garbolino Saphir Big Fish Carp en action

Les premières journées ensoleillées de Mars sont l’occasion de prendre vos premiers gros poissons

Notre approche de la pêche de la carpe au coup va donc s’en trouver radicalement changée, les techniques et tactiques vont progressivement évoluer d’une pêche hivernale très difficile vers des pêches estivales euphoriques. L’observation du plan d’eau par temps calme permet de déceler certaines zones avec une activité plus importante (sauts, fouilles…). Elles correspondent assez souvent aux endroits les plus ensoleillés, les moins profonds. Les eaux devenant de plus en plus turbides en conséquence du développement exponentiel des micro-organismes et de l’activité des poissons fouilleurs, l’action de  pêche s’en trouve facilitée, nous ne sommes plus obligés de pêcher très loin. Mars, est aussi le premier mois des pêches de bordure.

L’équipement pour la pêche de la carpe au coup à la grande canne en mars et avril :

  • Les cannes au coup classiques restent parfaitement adaptées en ce début de printemps, même si des cannes spécifiques mais rigides telles que la Garbolino G Max Saphir ou la Garbolino Power Fighter Carp vous permettront de pêcher en toute sécurité.
    Garbolino Power Fighter pêche carpes printanières

    Une parfaite installation clé d’une partie de pêche confortable et réussie

  • On utilisera les élastiques creux de petits et moyens diamètres qui seront parfaitement adaptés à cette saison (de 1.8 à 2.3mm en élastique creux Garbolino Bazoocarp )
  • Nylon Garboline entre 0.14mm et 0.18mm pour les corps de ligne et entre 0.12 et 0.16mm pour les bas de ligne.
  • Hameçon légers de 14 à 20 (Gamakatsu Pellet GP102, Tubertini 801, 808, Kamasan 901, 901F1…)
  •  Flotteurs avec antenne fine (Garbolino DC12, DC13H, DC15,DC25, DC27…)

 Amorçage :

Il se doit d’être léger en ce début de saison, et va progressivement devenir plus généreux. On va bien sûr continuer à utiliser les coupelles de scion, mais on va avoir de plus en plus recours à la fronde et à la grosse coupelle d’amorçage. On va continuer à utiliser des asticots, des pellets pauvres de petites tailles, entre 2 et 6mm (Bait Tech carp feed pellets…), de l’amorce (Spécial G, Mojo, Karma de chez Bait-Tech), des vers coupés, du maïs doux…

Esches :

  • Pellets expansés de 4 à 6mm…
  • Asticots, terreaux, pain, maïs doux…

 La pêche…

  • On peut commencer par amorcer avec un fond de coupelle comportant une centaine de pellets de 2mm humidifiés, une dizaine de 4mm également humidifiés, 5-6 grains de maïs et une dizaine d’asticots. C’est peu… mais largement suffisant pour attirer les premiers poissons. On adaptera ensuite la quantité en fonction de l’activité des poissons. On utilisera aussi au besoin la fronde pour rameuter au bruit quelques poissons.
  • En cas de faible activité des carpes en ce début de printemps, une pêche statique peut être encore très efficace, mais la pêche de la carpe au coup devient de plus en plus active au cours de cette saison.
Garbolino Power Fighter avec carpe au printemps.1

La première carpe de la saison pour Cédric à la sortie de l’hiver

Cédric Soilen avec une carpe et POwer Fighter Carp

Un lent combat sur fil fin mené de main de maître

Kit Garbolino Power Fighter ELC avec une carpe

L’Elastic Control sur le nouveau kit Garbolino IPXKV

Carpe au coup au printemps

La mise à l’épuisette Garbolino Carp Fighter Pro d’une superbe carpe

Au premiers beaux jours, prenez la direction de votre carpodrome le plus proche et faites-vous plaisir avec les premières grosses bourriches de la saison !!!
Belle carpe au coup avec Garbolino Power Fighter Carp

Comme Cédric Soilen vivez de belles émotions avec la pêche de la carpe au printemps

Vous recherchez une canne à pêche au coup ultra légère? En 2015, le segment des grandes cannes au coup s’enrichit des Garbotop. La gamme compte deux modèles, la Match et la Power.

La Match: une canne à pêche au coup ultra légère mais polyvalente

La Match est passée sur le ban d’essai de l’ami Kristof Huts, compétiteur belge et membre des fameux Inter, réunissant les tous meilleurs. Kristof est âgé de 36 ans et pêche depuis l’âge de 6. Professeur d’Université, il est également coach pour certains athlètes olympiques (motion analyse et posture). Il est membre du célèbre Team Chênée Compétition, mais surtout de l’équipe nationale Belge ! Il apprécie et pratique toutes les pêches, étang, lac, rivière, petits et gros poissons, mais avoue un faible pour la pêche de la brème à l’anglaise.
Krystof Huts lors de sa première prise en main de la Garbotop Match canne pêche au coup ultra légère light poissons blancs

Krystof Huts lors de sa première prise en main de la Garbotop Match

Conditions du test

« J’ai testé la canne pour la première fois sur le lac de Viander (Tienen, Belgique). C’est un plan d’eau de 4 hectares où la profondeur oscille entre 1,70m et 2m. La population piscicole est variée (gardons, brèmes, esturgeons), mais il y a une importante densité de carpes et d’hybrides F1.

Les conditions climatiques étaient propices en ce dimanche avec un beau soleil et des températures avoisinant les 14°, seul un fort vent de face jouait les trouble-fête, mais il allait m’aider dans mon test pour éprouver la tenue de la Garbotop Match. Visje 005 canne pêche au coup ultra légère light poissons blancs américaine

Montage

Pour l’occasion je l’ai équipée d’un élastique intérieur Garbolino BazooKarp CoEx d’1,8mm. Ma ligne était montée grâce au nouveau nylon Topix d’un diamètre de 14/100ème en direct (c’est-à-dire sans bas de ligne) terminée d’un hameçon N°14. Le flotteur était un modèle Hardcore N°3 équilibré à l’aide d’une masse principale de plusieurs plombs N°9 située à environ 60 cm de l’hameçon. Dans cet intervalle étaient disposés deux plombs N°11. Bien que la pêche soit difficile pour la plupart des pêcheurs présents et malgré la température fraiche de l’eau (entre 6 et 9°) j’ai réussi à capturer aux pellets la plupart du temps, une trentaine de poissons entre 7 et 800gr ainsi que 3 poissons bonus dont 2 carpes entre 3et 4 kg ainsi qu’un esturgeon. De quoi tirer un avis objectif du matériel testé.
Visje Krystof Huts et Madame avec une magnifique carpe prise au printemps

Krystof Huts et Madame avec une magnifique carpe prise au printemps

Conclusion du test

“Après ce premier test, mon impression est vraiment positive. La canne est vraiment légère et sa tenue dans le vent remarquable. Le vent n’a pas cessé durant toute la journée, et pire encore, il changeait constamment de direction. Bien qu’il se soit mis à souffler latéralement, le pire pour les pêcheurs, j’ai réussi à conserver une excellente tenue de ligne grâce à la faible prise au vent et l’extrême rigidité de la Garbotop. Dans quelques semaines, les températures auront encore grimpé et j’aurais à éprouver ses qualités sur des poissons encore plus sur des montages beaucoup plus forts lors d’un match. Affaire à suivre ! »

Fiche technique Canne Garbolino Garbotop Match

Canne construite sur les mandrins des G- Max. C’est un parfait «mulet» pour les cannes Diamant, mais aussi un très haut de gamme pour la pêche de rivière ou de gros poissons.
  • Poids 970 gr
  • Longueur 13 m
  • Nombre d’éléments : 9
  • Encombrement : 1,85m
  • Construction carbone HM
  • Compatible séries G MAX 2

Après la pêche du gardon à la grande canne traitée par Michaël Piquard, j’ai profité des premières belles journées pour taquiner les brèmes qui, elles aussi, sortent petit à petit de leur léthargie hivernale. Une belle pêche de brème au printemps. Les règles et conseils de base.

Une approche prudente pour la pêche de la brème au printemps

En raison de l’absence de navigation durant la période hivernale, les canaux ne subissent que très peu de mouvements d’eau et donc dans certaines régions ayant subi le froid et des températures glaciales, la surface était encore il y a peu recouverte de glace. Malgré les premiers rayons de soleil revigorant, l’eau est encore très froide, les poissons commencent à peine à se mouvoir et naviguent encore en bans serrés. Je suis très impatient de retrouver le bord de l’eau, mais pas de précipitation, la pêche de la brème à la grande canne en cette saison demande beaucoup de rigueur et de préparation. Dans l’ensemble de mes choix, j’essaye de coordonner chacun des éléments afin de réaliser la combinaison la plus logique possible. Au sortir de la période froide, j’adopte toujours une approche prudente.
  • Une amorce pauvre et sombre
  • Un amorçage parcimonieux réalisé uniquement à la coupelleL’utilisation d’esches facilement assimilables (Vers de vase)
Magnifiques Vers de vase pour pêche en Canal.1

De magnifiques Vers de Vase récoltés à la fin de l’hiver et avant l’envol

  • Des montages fins et légers, tant dans le choix du poids du flotteur que dans celui de l’hameçon et de l’élastique intérieur.

L’amorce

Avant de m’installer, je prépare mon amorce. Je connais très bien ce coin du canal et il est fortement peuplé en espèces indésirables, perches franches et goujonnées de petite taille. Elles se ruent sur les amorces claires et nuageantes.
  • Je confectionne donc un mélange d’amorce composé d’une base classique pour l’étang (1 kg d’amorce à fines particules et riche en dispersants) à laquelle j’ajoute une cuillère à café d’un colorant noir (Noir de Vigne) et aussi 1 kg d’une Terre fine et peu collante (Type Terre de Somme).
  • J’obtiens ainsi 5 litres d’amorce sombre particulièrement adaptée à la clarté de l’eau en ce début de Printemps, très pauvre grâce à la terre totalement neutre, mais qui produira un effet mécanique notable (rejet des particules vers la surface) dès qu’elle touchera le fond et ce, pendant de longues heures.
  • Cette quantité peut paraitre extrêmement faible s’adressant à des brèmes, mais leur appétit est encore faible et il faut les faire s’intéresser en priorité aux esches qu’on leur présente à l’hameçon.
Lorsqu’il s’agit de pêche de beaux poissons, beaucoup font l’erreur de jeter trop d’amorce. Il arrive alors souvent que les poissons se désintéressent totalement de l’appât qu’on leur présente pour ne se gaver que de l’amorce qu’ils se contentent de filtrer. Je n’y rajoute qu’1/8 de fouillis de vers de vase. Congelé et issu d’une partie de pêche antérieure, il va rester immobile sur le fond et le menu fretin s’en désintéresse. A l’hameçon par contre, je m’efforce de placer un rutilant vers de vase qui va se détacher de la masse inerte.
Eschage Vers de vase

Eschage délicat d’un vers de vase pour pêche fine

C’est le genre de combinaison à laquelle les brèmes résistent difficilement.

L’équipement matériel pour la pêche de la brème à la grande canne

Lorsque les eaux sont encore froides, les poissons ont pour habitude de mordre du bout des lèvres seulement. Il convient donc d’employer un flotteur capable de détecter les touches les plus délicates.
  • Celui que j’emploie aujourd’hui porte 0.40gr (Flotteur Garbolino DS15). Je privilégie une forme crayon à mi-chemin entre un modèle allongé et trapu, donc stable et sensible à la fois. Ce flotteur doit néanmoins rester visible dans toutes les conditions (vent, soleil).
  • Une antenne en fibre de verre ou en plastique fin s’impose donc d’elle-même car cette matière répond aux critères de visibilité et sensibilité. L’emploi d’esches délicates exige lui aussi un équipement adapté.
  • Un hameçon léger, de petite taille et fin de fer est de rigueur. Il conserve le vers bien remuant et va être happé par les brèmes qui s’en méfient beaucoup moins. Par contre, cette espèce possède une gueule fragile et pour atténuer les décrochages, le recours à un petit hameçon doit être associé à l’emploi d’un élastique intérieur très souple.
  • Pour obtenir la combinaison gagnante, je loge un élastique de diamètre 0.6mm (Garbolino Latex Coloré) sur les deux premiers éléments de ma canne soit sur près de 3 mètres de longueur. Le caoutchouc s’expulse alors à la moindre sollicitation.

En scène pour une belle pêche de brème en ce début de printemps

Je démarre enfin et dépose une huitaine de boulettes d’amorce au départ à l’aide de la coupelle.
  • Comme je l’imaginais, et après avoir jeté un œil aux pêcheurs aux alentours, la pêche démarre timidement par quelques petits poissons. Mais le soleil est haut et chaud dans le ciel, je suis confiant. Au bout d’une demi-heure, l’activité des petits sujets s’interrompt brusquement alors que mon amorce « pétille » énormément.
Canne Garbolino Diamant en action en canal pêche brème printemps

Précision, concentration et tenue de ligne sont les gages d’une partie de pêche réussie

  • Presqu’instantanément je mets ma première « plaquette » (petite brème) à l’épuisette.
pêche de brème au printemps en canal petit gabarit

Première plaquette mise à l’épuisette en cette journée printanière

  • C’est encourageant. Les touches sont extrêmement subtiles et se traduisent par un enfoncement très lent du flotteur, un léger déplacement latéral ou un relevé symptomatique de la façon de s’alimenter de la brème.
  • En effet la brème se déplace sur le fond pour happer l’esche, mais relève le bec pour l’avaler. Et là la longue antenne de mon flotteur, équilibrée à mi-hauteur, remplit parfaitement mon rôle.
  • En raison de la petite taille de mon hameçon, je dois déboîter très précautionneusement, d’où l’importance de l’installation et du positionnement de mon rouleau à déboiter.
Installation sur les berges d'un canal.1

Une parfaite installation de votre poste et positionnement de votre rouleau à déboîter vous permettra de mener sans fatigue les poissons les plus délicats à l’épuisette

Installation sur les berge 'un canal.2
  • Dans ces instants, c’est l’élastique intérieur qui fait tout le travail. Il s’expulse de plusieurs mètres et même si je mets parfois plusieurs minutes à combattre même des prises modestes, chacune finit dans la bourriche, c’est bien là l’essentiel n’est ce pas ?
Bourriche de brêmes en Canal au printemps pêche rivière

Une belle pêche de brèmes et plaquettes en ce début de printemps

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Comment réussir son ouverture truite? Comme une “toute première fois”, c’est le sentiment qui prédomine à l’approche de chacun de mes débuts de saison. Simon Scodavolpe vous a fait part dans ses précédents articles des meilleures stratégies à mettre en place le jour J. Pour les compléter, voici un petit inventaire du matériel qui vous accompagnera le jour de l’ouverture et tout au long de la saison. Je vous propose en plus quelques rappels et astuces pour éviter qu’émotion et précipitation ne gâchent ce jour pourtant bénît.

1. Canne et moulinet pour réussir son ouverture truite.

“Faire l’ouverture” pour certains pêcheurs néophytes peut se transformer en “partir à l’aventure”, quelques conseil de base peuvent pour éviter une galère. De nombreuses raisons peuvent vous faire changer de programme et de type de cours d’eau en cours de journée, en fonction de vos envies, de l’affluence ou des conditions rencontrées. Ces paramètres sont toujours difficiles à appréhender lorsque l’on n’habite pas au pied de la rivière.

Le choix de la canne

Une canne polyvalente vous permettra de vous adapter, du petit cours d’eau difficile d’accès (donc moins fréquenté) à la grande rivière. Le produit le plus simple à mettre en œuvre est sans conteste une canne télé-réglable d’environ 5m00. Celle-ci peut-être dans la gamme Garbolino un modèle très accessible comme la Garbotoc Sprint R 4m80  ou pour ceux désirant un produit plus performant la Garbotoc Précision R 4,80m.   SPRINT R LIEGE SPRINT R PLAQUE

Canne Sprint R disponible en versions poignée liège à bagues ou porte moulinet à plaque

  PRECISION R

Canne Précision R un modèle de légèreté et d’équilibre montée avec le célèbre système de bagues téléréglables Garbolino

Le choix du moulinet

Pour équiper ces cannes vous avez le choix entre un très classique moulinet lancer en taille 10 ou 20 comme le STARTER (disponible en Frein avant ou arrière) ou la traditionnelle « réserve de fil » de type Garbolino CTR, DTR ou ATR.

CTR65G-PROFIL Moulinet Garbolino CTR

DTR65G FACE

Ou Moulinet Garbolino DTR 

ATR65 FACE

Moulinet ATR65

Ce type d’ensemble vous permettant de faire face à de nombreuses situations et restera utilisable tout au long de la saison. Un petit conseil, pensez à emmener une seconde canne avec vous, il est toujours dommage de casser une canne, qui plus est ce jour-là, et de se retrouver démuni sans pouvoir poursuivre sa partie de pêche. Cette canne supplémentaire peut être aussi un complément de la première, comme un modèle à fil intérieur pour un ruisseau très encombré ou de type appâts naturels pour des lieux plus dégagés.

2.L’équipement de base

A ranger dans un blouson multipoches ou dans une petite musette.

Pour le montage de la ligne

  • Des hameçons:
    • A choisir en fonction de la taille des meilleurs appâts du moment plus qu’en fonction de la taille des poissons recherchés. À l’ouverture, le ver est sans conteste l’appât numéro 1. Le Gamakatsu 3120N facilite la tenue des jolis vers, sa hampe longue et donc un peu plus «lourde » aura également tendance à aider votre appât à gagner plus facilement le fond et à le ralentir. (À contrario, en cours de saison, un hameçon plus léger présentera mieux des vers de petite taille)
  • Des bas de lignes montés sur un plioir en mousse:
    • Je les prépare avec 1 ou 2 plombs et complète ensuite la plombée sur mon lieu de pêche. –
  • Une boîte étanche (ici la Sakura WP Hook Box). Vous y stockerez à l’abri en évitant de les répandre dans une poche
    • de petits émerillons (de taille 12 ou 14),
    • des hameçons
    • vos indicateurs de touche
    • etc.
  • Vos indicateurs de touche: je les préfère petits donc discrets et ne bridant pas la ligne.
    • Les modèles autobloquants de type Rigoletto sont parfaits car ils restent bien en place sur la ligne et sont faciles a ajuster en fonction du fond.
  • Une boîte de plombs “mous pour pouvoir régler la dérive de sa ligne, beaucoup de plombs “toc” ne le sont pas assez, pensez à regarder du côté des plombs coup ou Anglaise ils sont souvent bien adaptés.

Pour le confort du pêcheur

  • Un coupe fil et une pince (pour écraser les ardillons et décrocher les poissons.)
  • Une paire de lunettes polarisante:
    • Oui, un “basique”! Beaucoup pensent encore que c’est un gadget adopté par des “pêcheurs-frimeurs”. Pourtant en diminuant les reflets vous distinguerez désormais bien plus nettement le fond donc:
      • vous avancerez avec une sécurité optimale dans la rivière, en évitant par exemple les trous ou des rochers recouverts de mousse.
      • vous apprécierez bien mieux la profondeur ainsi que les postes qu’affectionnent les truites (par exemple une pierre ou un gros galet amortissant le courant, …) ou les obstacles (branches, racines,..). Vos lunettes atténuant également les contrastes de lumière, vous distinguerez bien mieux votre indicateur, surtout s’il est fluo.
Ouverture de la truite les bases pour une ouverture réussie.2

L’équipement de base

3.Les accessoires utiles

Complémentaire de l’équipement de base, sans être indispensables, certains accessoires sans vous encombrer, peuvent vous faciliter un peu la vie au bord de l’eau.
  • Un affûtoir.
  • Et un second dégorgeoir.
  • Plus une pince pour décrocher les plombs (même si à mon sens, un coup d’ongle se révèle plus pratique et rapide).
  • Et pour finir une aiguille ou un “crayon aiguille“, petit accessoire très utile avec lequel défaire un nœud devient alors presque un amusement!
Ouverture de la truite les bases pour une ouverture réussie.3

Les accessoires utiles

4.Dans votre sac à appâts

Deux types d’appâts sont à privilégier pour l’ouverture:
  • Vers (indispensable dans des eaux fortes et colorées). La meilleure boîte à vers… en bois, très légère, économique, parfaitement aérée et garnie de mousse fraîche légèrement humide.
  • Teignes (faciles à repérer et par le pêcheur et par le poisson, permettent aussi de pêcher par des eaux plus claires ou par temps ensoleillé). Pensez à les inspecter régulièrement, ce sont des appâts fragiles, les garder dans des copeaux propres et secs est indispensable. Evitez celles stockées dans du cartons alvéolé, vous ne pourrez pas vérifier leur état de fraîcheur.  De plus, les larves sont souvent délicates à extraire.
  • Avoir 2 appâts présente aussi l’avantage de pouvoir en changer dans certains cas:
    • soit pour s’adapter a un changement de conditions atmosphériques.
    • soit pour retenter un un poisson après une touche manquée. Lorsque le poisson n’a pas eu le temps de sentir l’hameçon. Lui présenter alors un appât différent déclenche souvent une seconde touche.
Ouverture de la truite les bases pour une ouverture réussie.4

Avoir des appâts frais est primordial pour faire succomber une belle truite.

5.Et pourquoi pas… une « près ouverture»

  • Concluons par un peu de bon sens. Quitte à paraître un peu trop perfectionniste pour certains ! C’est une évidence, quel est souvent le principal responsable d’une ouverture ratée pour ne pas dire plus?…soi-même! Rappelez-vous, voilà 6 mois que vous attendez ce jour béni que vous soyez un débutant ou pas. Rien d’anormal donc de se montrer maladroit, approximatif et d’avoir la tête plus à penser à ses premiers poissons… Qu’aux branches, racines ou autre contrôle d’une bonne dérive.
  • J’ai trouvé une façon ludique et agréable de récupérer quelques bons réflexes et de décupler ainsi mon plaisir le jour J. Une petite remise en forme en rivière de 2e catégorie. À une semaine de l’ouverture, un vrai plaisir de capturer, et en avant-première, mes premiers poissons au toc! soleil radieux et surtout le luxe de se retrouver seul au bord de l’eau. Un entraînement grandeur nature sur une petite rivière, parfois torrentueuse, peuplée de chevesnes puissants et de perches virulentes et à la robe resplendissante. Quel bonheur de vivre deux ouvertures en l’espace de quelques jours!
Ouverture de la truite les bases pour une ouverture réussie.5

Un beau chevesne pris au vers dans des eaux de 2ème catégorie

 

Bonne “ouverture” à tous les pêcheurs!

Guillaume Chavanne

www.guide-bask-peche.com

Nous sommes particulièrement heureux et fier d’accueillir chez Garbolino Jo Adriolo comme agent pour la Hollande. 

Garbolino c’est une marque française, mais c’est aussi une grande famille européenne. Le nouveau venu, Jo Adriolo sera l’homme Garbolino en Hollande. Angleterre, Belgique, Luxembourg, Croatie entre autres, de nombreux pays possèdent leurs interlocuteurs privilégiés pour la marque « bleu-blanc-rouge ». Jo partagera ses précieux conseils, son expérience internationale et ses aventures au travers d’une page dédiée sur FaceBook « Garbolino.nl » que nous ne manquerons pas de relayer sur la page France ainsi que le site internet.
Jo Adriolo Barbeau Championnat du Monde Croatie.1

Les barbeaux pris lors de la deuxième manche du Championnat du Monde en Croatie 2014

foto italie 2011 w.k.

Jo Adriolo vainqueur de secteur avec sa magnifique bourriche de brèmes lors du Championnat du Monde 2011 à Ostellato en Italie.

Sur les 5 dernières années, Jo est considéré comme le N°1 des pêcheurs internationaux. Voici son palmarès qui en dit long sur son parcours ! Qu’un tel pêcheur au sommet de sa carrière internationale nous remplit de fierté et nous encourage à poursuivre notre développement à l’international.
  • 13 participations au Championnat du Monde
  • 11 participations au Championnat d’Europe
  • Champion du Monde 2014 par équipes
Team Holland Wolrd Championship Croatia 2014

L’équipe de Hollande et Jo Adriolo porteur du trophée du Championnat du Monde (Croatie 2014 crédit photo Nicolas Béroud)

  • Médaille de bronze au championnat d’Europe et du Monde
  • 2 fois Champion National
  • Une place de Vainqueur, une place de second et une de troisière au plus grand Trophée Annuel National qui se déroule sur l’ensemble de l’année en Hollande.
  • Vainqueur du Match Belgique / Hollande
  • Nombreuses victoires en concours nationaux et internationaux
 

Although Garbolino a French Brand is, it is also a big european family.

England, Belgium, Luxembourg, Croatia among others, a lot of countries own their favorite interlocutors for the “blue-white-red” brand. Today, we are particularly happy and proud to welcome a new member in this big and beautiful family with the person of the big Dutch champion, Jo Adriolo. Jo will share his invaluable advice and his international experience and adventures through a page dedicated on Facebook ” Garbolino.nl ” which we shall not miss to relieve on the page France as well as the web site. In the meantime, here is Jo’s main prizes which says a lot about his route !
  • 13 participations to WC and 11 times the European championships.
  • World champion 2014: 1x
  • 3e world championships: 1 x
  • 3e European championships: 1 x
  • 2 x Dutch champion
  • 1 x winner Dutch top competition ( this is the biggest competition in Holland, and it’s a competition over all the year )
  • 2 x 2e place Dutch top competition
  • 1 x 3e place Dutch top competition
  • 1 x individual winner Belgium/Holland.
  • And a lot of national and international match wins over the years.

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Choisir son appât de début de saison pour la pêche de la truite (de lacher?). Quelques règles de base. En début de saison, la truite sauvage est amaigrie. L’hiver et la période de reproduction qui l’accompagne ont épuisé ses réserves. Son but est alors d’acquérir de l’énergie à moindre effort. Si l’eau est vraiment froide, la digestion est lente et les périodes alimentaires courtes. Elle privilégie donc un apport calorique peu fréquent mais important. Dans la majorité des situations rencontrées, les esches classiques telles que les vers et teignes fonctionnent très bien. Si la récolte des appâts peut se faire au bord de l’eau durant l’intersaison (notamment le ramassage de vers de berge), la prétendue supériorité des espèces naturelles relève plus d’une idée reçue que de la réalité pratique… Pour le pêcheur moderne souvent urbain (ou celui qui achète ses esches par commodité), voici quelques indications pour bien choisir parmi l’offre du commerce.  Les principales esches utiles en début de saison sont :

1. Les vers de taille importante (dendros) :

gros vers dendros. appât truite lacher

Gros Vers Dendros

Assez imposant par la taille (il mesure jusqu’à 10cm), c’est un excellent appât pour les truites de remises et pour les farios sauvages par eaux fortes. De par sa texture solide, il s’accommode bien des lancers répétés, à condition de l’escher sur un hameçon tige longue numéro 8 ou 10. Veillez à l’enfiler suffisamment sur les 2/3 de sa longueur au minimum.

2. Les vers de petite taille :

Les vers de petite taille, utiles en début de saison lorsque les eaux sont basses, sont essentiellement de deux types : petit dendros et vers de terreaux. Des hameçons tige longue numéro 10 ou 12 sont indiqués. A noter que leur utilité ne se limite pas à la période pré-fonte des neiges, nous y reviendrons.
petit vers dendros.1

Petit Vers Dendros

vers de terreau. appât truite

Vers de Terreau

3. La teigne :

La teigne est un excellent appât, utilisable toute la saison en adaptant sa taille, qui se conserve facilement plusieurs semaines à une température proche de 10/12°C. Par eaux froides et fortes, les teignes de taille moyenne sont utilisables. Cette larve étant relativement fragile, il convient de privilégier les hameçons fins de fer (type Gamakatsu 1040r). Veillez à rapprocher le plomb de base à moins de 10cm de l’hameçon car le courant a tendance à la décoller du fond.   Bonne ouverture et bonne saison de pêche à la truite. Simon Scodavolpe  

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Choisir son appât pour la pêche au toc de la truite. Être en adéquation avec le régime alimentaire des truites constitue l’essence même des techniques qui misent sur le stimulus alimentaire. La pêche au toc, qui consiste à faire dériver dans le courant une proie appartenant (ou ressemblant) à l’offre naturelle du moment, en est la parfaite illustration. Un choix hasardeux peut anéantir tous les autres stratagèmes techniques ou tactiques mis en œuvre pour duper nos partenaires. La situation extrême où il  vous prive de la moindre touche, alors que votre collègue plus clairvoyant enchaîne les prises à côté de vous (ou pire, derrière vous), n’est pas un mythe, surtout lorsque les farios se montrent sélectives à l’étiage (les gens oublient alors subitement leur vertu de générosité dans ces cas-là !). Pour éviter d’en arriver là, voici les deux paramètres principaux à considérer :

1. La nature de l’appât pour la pêche au toc de la truite :

Pour piocher dans la bonne catégorie (larve, ver, insecte terrestre), il est bon de considérer le degré de sélectivité des truites, corrélé à la période de l’année. quel appât pour la capturer au toc?
En montagne, la saison peut être divisée en 4 périodes :
  •  De l’ouverture jusqu’à la fonte des neiges : Au sortir de l’hiver, la truite affaiblie et casanière se déplace peu. Seule des bouchées conséquentes éveillent son intérêt : les esches caloriques sont les plus adaptées. Je reste très classique à ce moment : teigne et vers conviennent dans l’immense majorité des cas (les poissons considérant d’avantage l’apport énergétique que la nature même de l’offre).
  • La fin de la période de fonte des neiges : le régime alimentaire des poissons change peu à ce moment-là, mais la baisse progressive des niveaux couplée à l’éclaircissement des eaux doit conduire à diminuer la taille des appâts (voir deuxième point).
  • L’étiage : dès que les eaux deviennent maigres et relativement chaudes (pour une fario, cela signifie plus de 13/14°C), les périodes de frénésies alimentaires sans sélectivité se raréfient (je rappelle que la majeure partie de la croissance des truites se fait au printemps et non en été !). Le régime des poissons se spécifie et s’oriente alors vers des proies miniatures (la manne de nourriture présente à cette période les rend plus discriminants), essentiellement des insectes, terrestres ou à l’état de larve.
  • La fin de saison : une modification de la prédation peut survenir à l’approche de la fermeture si la température de l’eau repart à la baisse de façon significative, sous l’impulsion d’une atmosphère rafraîchie par des nuits plus longues et plus froides à partir du 15 aout. Les classiques vers et teignes retrouvent alors le devant de la scène (on peut imaginer que ce refroidissement est perçu par la truite comme un signe avant-coureur de l’hiver). C’est loin d’être le cas tous les ans, les poissons restant souvent assez sélectifs (les esches estivales font alors toujours l’actualité), surtout depuis quelques années où l’été indien survient en septembre.
Autres paramètres à prendre en compte pour le choix de votre appât pour la pêche au toc de la truite.
Au-delà de ces quelques règles empiriques, je pense qu’il existe des paramètres que nous ne maîtrisons pas vraiment (pour ma part en tout cas !), qui conduisent les truites à consommer préférentiellement certaines esches, tel jour à telle heure, sans raison réellement palpable (peut-être une question de teinte, ou d’allure ?). C’est notamment le cas en début d’été, alors qu’une multitude d’appâts est valable sur le papier (petits vers, teigne, porte-bois…etc.), des différences parfois notables peuvent survenir, sans qu’il soit possible de les corréler au moment de la journée, ou à des conditions hydrologiques particulières. Ne sachant pas véritablement décrypter ce phénomène (mais ne croyant pas pour autant au fruit du hasard !), je me contente de varier le menu en alternant les diverses bêtes dont je dispose. En général, 2 ou 3 appâts choisis selon les paramètres de ce paragraphe.

2. La taille de l’appât :

Au-delà de la nature de l’esche qui orne votre hameçon, il est bon de considérer sa taille. Elle doit être en adéquation avec le volume de la masse d’eau, ainsi que sa teinte. En début de saison par exemple, le ver de terreau fait partie des esches classiques.
  • Si un gros vers dodu (attention tout est relatif, pour une truite sauvage, cela signifie environ 7/8 cm) est un choix judicieux par niveau fort ou en période de crues, des eaux basses et claires comme on en rencontre parfois en mars (lorsqu’un froid sec sévit depuis plusieurs semaines) doivent conduire à une réduction de sa taille (un petit terreau de 4/5 cm est mieux adapté).
  • Cette logique se retrouve aussi pour la teigne, disponible en multiples variétés dans le commerce, contrairement aux larves d’insectes qui, par leur nature, sont toujours minuscules et donc assez réservées à une utilisation estivale (nous y reviendrons tout au long de la saison dans diverses illustrations).
L’inadéquation avec la prédation du moment peut transfigurer le résultat d’une partie de pêche. Sans aller jusqu’à une absence totale de captures, elle peut se matérialiser par une qualité de touches médiocre (des grimaces comme on dit dans le jargon) qui doit induire une remise en question d’ordre technique. Si une conduite de ligne approximative peut produire un effet similaire, nous devons évoquer en premier lieu l’hypothèse du mesurage de l’appât. D’autant qu’un tour de main suffit à la vérifier… au moins pour le pêcheur prévoyant a qui pris ses précautions ! Simon SCODAVOLPE

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La truite possède cette caractéristique exceptionnelle de pouvoir se pêcher avec un panel de techniques très large. Reflets d’un régime alimentaire éclectique et d’une agressivité carnassière décuplée à certaines périodes de l’année, ces multiples facettes en font un poisson unique en son genre.  Sachant que toutes les techniques sont complémentaires et possèdent un moment phare durant la saison, il est d’autant plus regrettable de les voir parfois hiérarchisées selon des pseudos-caractères de sportivité ou de noblesse.  Le pêcheur polyvalent qui fait fi de ces clichés grotesques, peut  faire face au comportement changeant des poissons au fil de la saison. Au moment du choix de la technique pour l’ouverture de la truite, tous les pêcheurs n’ont pas les mêmes considérations.

Quelle technique choisir pour le début de saison?

Cette décision résulte généralement de la part accordée à la recherche d’efficacité pure et dure (car toutes les techniques ne sont pas égales selon le moment considéré), sacro-sainte pour certains, et supplantée par le goût naturel et les aspirations pour d’autres. Penchant plutôt du côté des plus pragmatiques (vous ne me verrez jamais prôner l’utilisation de telle ou telle technique pour son côté esthète), je porte généralement mon choix sur la pêche la mieux adaptée aux conditions du moment. Si vous souhaitez procéder de la sorte,  voici quelques pistes à suivre qui tiennent compte du décor planté dans le précédent article « où pêcher à l’ouverture de la truite ? » :
Choix Technique Ouverture de la Truite. 1

Une belle fario de mars sous un rayon de soleil printanier

  Quelque soit le contexte météorologique en ce deuxième samedi de mars, la froideur de l’eau inhibe tout excès de mobilité chez la truite sauvage (sauf cas particuliers d’appétence décuplée en parcours no-kill ou milieux extrêmement précoces). Votre montage doit donc passer lentement, au ras du fond et près du poisson pour espérer le séduire.  
Penser à une offre calorique
De même, l’offre doit être assez calorique : les truites ont besoin de reconstituer leurs réserves et privilégient des proies assez conséquentes sans être très discriminantes au niveau de leur nature. Dans ce contexte, les appâts naturels (vairon compris) ont souvent le dessus, de part leur attractivité au ralenti et l’apport protéiné qu’ils représentent. La pêche aux leurres, qui misent sur l’agressivité, trouve son apogée en présence d’une température d’eau voisine de l’optimal thermique de la truite (situation qui survient entre avril et  juillet suivant le type de biotope) ; tout excès de froideur réduit l’agressivité des farios et donne la suprématie aux esches naturelles. Ainsi, pour l’ouverture de la truite, je considère les pêches au vairon mort manié et au toc comme deux valeurs sûres. Pour l’une et l’autre, la façon d’adapter votre matériel doit tenir compte des impératifs précédemment décrits.

1. Ouverture de la truite au toc

Quelque soit son habitude en matière de type de canne, il faut éviter les modèles trop courts en mars (erreur fréquente des adeptes des cannes à anneaux à emmanchements) : la conduite de ligne en présence d’eau profonde et de plombées lourdes (avec nécessité absolue de passer lentement, quitte à couper légèrement les veines) implique de soutenir légèrement le montage, sous peine de le voir quitter le courant de fond qui aimante les truites par eaux froides. L’angle entre le scion et la bannière doit rester aux alentours de la perpendiculaire.
Principales règles pour le matériel
  • En pratique, 3,50m est un minimum en ruisseau, 3,90m en grands cours d’eau.
  • Question montage, les grammages relativement importants facilitent les lancers et s’accommodent bien d’un corps de ligne en 14 ou 16/100 fluorescent, ainsi que d’un bas de ligne de 12 à 14/100, dont la résistance n’est pas superflue lorsqu’il s’agit d’assurer les combats par courant puissant.
  • La plombée sera suffisamment lourde (surtout si les eaux sont fortes), basse (pour plaquer l’appât au fond) et concentrée (pour faciliter la mise en place du montage).
La pêche au toc à l’ouverture
Présenter l’appât près du fond sans lui accorder trop de liberté est indispensable à cette saison. La précision de la trajectoire de l’esche mérite votre attention toute l’année. Mais son importance est décuplée en mars lorsque la distance de stimulation des poissons est faible. Si une truite bien postée en mai daigne parfois se décaler de quelques dizaines de centimètres et pardonne une présentation hasardeuse, ne comptez pas sur de telles faveurs en mars. Pour évaluer de façon précise la position de votre appât à partir du point d’entrée de la ligne dans l’eau, il faut le brider au maximum autour de la plombée de telle sorte qu’il se trouve dans l’alignement de la bannière (en pratique, cela revient à placer le plomb de touche à moins de 10cm). Choix Technique OUverture de la Truite. Toc.2

2. Au vairon manié :

A différence du tocqueur qui accompagne simplement la dérive (la longueur de canne est alors déterminée par la distance à laquelle la ligne évolue), le pêcheur au vairon qui manie son appât doit tenir compte du type nage qu’il souhaite lui conférer.
La configuration du poste
  • Ainsi, la longueur de canne n’est pas vraiment dictée par la largeur du cours d’eau comme au toc, mais plutôt par la configuration des postes et le type d’animation qui en découle : quelque soit le type de milieu considéré, si la majorité des coups nécessitent un maniement du vairon à l’aplomb du scion (cas typique des ruisseaux encombrés et cascadeurs formant des vasques), un modèle long est nécessaire. L’importance accordée au confort et à la maniabilité de l’outil façonne votre choix. Les meilleurs modèles pour prospecter sous la canne sont téléréglables et d’environ 5mètres, assez rigides en pointe pour ferrer efficacement.  Au contraire, si un profil plutôt plat conduit à une présentation en dérive (qu’elles soient orientées amont, ¾ amont ou ¾ aval), une canne plus courte d’environ 3m est plus adaptée et polyvalente. Dans le cas où votre parcours présente une importante diversité de facies, un modèle de 3,30m à emmanchements apparaît comme un bon compromis pour ces deux actions de pêche.
Le choix de la monture
  • Se pose ensuite la question du choix de la monture : en la matière, chaque pêcheur a ses convictions, plus ou moins objectives et rationnelles. Personnellement, je privilégie celles qui confèrent au vairon une nage naturelle, modulable par le biais des animations et non pas automatisée comme ce que produisent les godilles par exemple. Celle mise au point par Olivier Plasseraud est idéale pour pêcher à rouler, de part sa plombée interne.
  • Alors que la monture casquée ou drachko vous condamne à une action verticale, la monture Plasseraud permet de prospecter efficacement les veines laminaires lentes. Le  pêcheur se contente alors d’imprimer de brefs soubresauts pour rompre la monotonie de la dérive, bannière assez détendue (la gestion de sa tension est aussi capitale qu’en matière de pêche au toc). En mars, évitez les animations trop saccadées et les grands coups de scion. De plus, cette monture fait preuve d’une remarquable capacité d’adaptation lors d’un éventuel changement de configuration : si l’on désire une action plus verticale pour faire plonger le vairon près des obstacles par exemple, il suffit de pincer une chevrotine sur l’émerillon en tête pour l’obtenir. La modification reste en plus facilement réversible d’un coup de pince.  Selon la masse d’eau, un lest interne de 2 à 5 gr est nécessaire pour racler le fond sans s’accrocher. Si le couple vitesse/profondeur moyen du parcours nécessite un grammage supérieur, une répartition du lest ¾ interne/ ¼ externe par ajout d’une chevrotine d’1 à 2 gr est préférable au recours à de gros vairons (les petits sont souvent les meilleurs !).
Choix Technique OUverture de la Truite. Monture Vairon 1

Monture Vairon Manié Garbolino

Pour conclure
Si le toc et le vairon sont les techniques reines pour l’ouverture de la truite, d’autres se montrent ponctuellement efficaces, c’est le cas de la mouche artificielle. Les éclosions d’éphémères (March Brown et Baetis Rhodani) rendent les truites très vulnérables à cette époque. Si les grandes rivières sont en place, guettez les gobages en bordure sur le créneau 13-16h. Attention, je vous parlais en début d’article d’un régime alimentaire peu sélectif en mars, mais la remarque n’est plus du tout valable lorsque les farios s’attablent en surface ! Dans ces moments là, on peut regretter d’avoir laissé mouches sèches et fouet à la maison, car il est illusoire d’espérer les leurrer avec autre chose… Vive la polyvalence !!! Bonne ouverture à tous Simon SCODAVOLPE