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Championnat de France de pêche au coup – catégorie Vétérans 2018 – Plan d’eau de Bourges (18)

Beaucoup de championnats ont eu lieu durant l’été, grande canne, feeder, moulinet etc.
Toutes les catégories ont eu droit à leur weekend intense : Jeunes, féminines et aussi les vétérans.
Un titre de Champion de France, quel que soit la catégorie, est un privilège et dans la carrière d’un sportif, un réel aboutissement. Jean-Pierre Misseri, ancien manager de l’équipe de France et sportif accompli, revient pour nous sur ce titre après lequel il courait depuis un moment.

Savoir tirer les leçons du passé

« Il y a 4 ans s’est déjà déroulé sur ce plan d’eau la première division nationale vétérans et j’avais fait, malgré un tirage défavorable, deux erreurs qui m’avaient coûté le podium. L’année suivante dans le nord et encore l’année d’après, à Cazaubon, j’échouais au pied du podium. Je devais aborder ce championnat d’une autre manière et c’est ce que j’ai fait. Un championnat et un concours exigent des stratégies différentes. Je me devais de disputer davantage de championnats individuels. Le championnat de France corporatif, où je savais que je pouvais rencontrer la même pêche, m’a permis de travailler lignes et amorce. J’ai ensuite participé à la deuxième division nationale carpes pour être confronté à des pêcheurs beaucoup plus forts que moi et ainsi ne rien céder dans la difficulté. Rien de tel pour se forger le mental !

Des infos et des entrainements qui ont porté leurs fruits

La troisième division nationale mixte s’est déroulée en début de saison sur les mêmes secteurs et un très bon ami y a participé et réussi. J’ai ainsi pu tracer le profil de chaque poste et des poissons qui ont été pris. Il me suffisait de l’adapter à mon championnat, déjà lors des entrainements, puis ensuite pour la finale. Je me suis entrainé trois jours le lundi, le mardi et le mercredi qui précédaient le championnat et un jour la semaine d’avant avec mon ami Denis qui avait été champion de France vétéran sur ce même parcours.

Attention aux idées reçues

Tous les compétiteurs ne voyaient que par les chats en grand nombre sur les secteurs et se préparaient pour réaliser plus de 400 poissons en oubliant un peu le reste, déjà la taille des chats mais aussi les poissons blancs. J’ai bien calé la pêche de vitesse des petits chats mais seulement sur deux heures de mon entrainement. J’ai consacré le reste du temps à trouver le moyen de faire du poids différemment. J’y suis parvenu, mais sans savoir si cela pouvait marcher le jour J.

Déroulement du championnat

Ma première manche a été le reflet de la préparation et même si mon épouse Dominique avait très peur de ma stratégie, elle s’est vite rendue compte que j’avais raison. Placé en limite des places à brèmes, par l’intensification du rythme des coupelles et leur positionnement par rapport au tas du départ, j’ai réussi à les rentrer sur le coup et surtout les prendre sans être embêté par les petits chats. L’astuce à consister à amorcer lourd à 11m et à décaler les coupelles à 11m50. Ces coupelles étaient garnies d’amorce et non de terre et ne contenaient pas de fouillis non plus, mais uniquement des asticots morts et des vers coupés. Aux entrainements, j’avais remarqué que le fouillis attirait les tous petits poissons chats. C’était un jeu de patience, car les poissons pouvaient mettre 2 à 3 heures à arriver. Je remporte la première manche et finis second lors de la deuxième avec des chats principalement, puis second encore lors de la troisième manche avec des poissons blancs que j’ai su attendre.

Amorce et lignes

J’ai utilisé une amorce à chats riche en tourteaux et chènevis cuit avec deux chapelures différentes. Une brune broyée très fine et une blanche où j’avais, à l’aide d’un tamis fin, enlevé de la finesse. J’y ai ajouté une poignée de terre de somme et une poignée de terre de rivière.
Toutes les lignes étaient confectionnées à l’aide d’un nylon de 14/100. J’ai varié le diamètre du bas de ligne de 10/100 à 12/100 et il mesurait 20 cm selon les esches et les cadences de touches.
J’ai employé trois types de flotteurs : Des carottes de ma confection pour la pêche des chats, des poires «  maison » qui sont faites par mon ami Daniel où je fais varier la longueur des antennes et des quilles selon la profondeur et les poissons recherchés en 0,8 et 1g et des boules Garbolino SPI 15 de qui sont certes des flotteurs à carpe mais d’une extrême stabilité pour les brèmes avec un fond supérieur à 3 mètres.

Matériel employé

J’ai utilisé la canne GARBOLINO SLIMAX RUBIS en 11m50 pour la pêche du large et la canne SLIMAX SAPHIR pour la pêche de bordure. Petite anecdote : ces deux cannes ont obtenu en plus du titre national, un titre de championne du monde car j’ai prêté mon matériel à une fille de l’équipe de France pour les championnats du monde en Pologne.

Et l’avenir ?

Mes objectifs pour l’avenir sont les suivants. Je voulais montrer que ma place tant désirée en équipe nationale vétérans que j’ai occupée durant deux ans et avec une médaille d’argent en République Tchèque la dernière année n’était pas usurpée. Je vais me battre pour arriver à retrouver cette place. J’ai également un autre objectif, celui de participer à de grosses épreuves à l’étranger. Invité cette année sur ces manifestations, j’ai dû décliner en raison de tous mes championnats, mais ce n’est que partie remise. »

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