Truite - Page 3 sur 5 - Garbolino
Menu
Home Truite

J’aime la pêche de la truite dans les Cévennes. J’affectionne particulièrement le versant méditerranéen de ce massif, où le chant des cigales et une délicieuse odeur de pin vous accompagnent  lors de vos pérégrinations halieutiques. Dans ce coin de la France, les truites sont de taille modeste (substrat granitique oblige) mais rustiques et en bon nombre (surtout depuis 5 ans qu’une conjoncture climatique favorable s’est installée). Les eaux souvent basses produites par l’influence climatique méridionale induisent une pêche fine très plaisante. La qualité des poissons qu’on y trouve n’est pas tant due à une gestion exemplaire des APP du coin qu’aux pressions  naturelles sévères qui se chargent d’exterminer tout individu non génétiquement adapté (entre les étiages extrêmes durant lesquels les rivières se transforment en une succession de flaques d’eau chaudes et les crues automnales pour le moins décapantes, on ne peut pas dire que la Nature ménage ses hôtes dans cette région). Le bassin versant en question comporte plusieurs rivières à truites de petit calibre, et qui correspondent assez bien à ce qu’on pourrait appeler des « coins moyens ». Dotés de caractéristiques intrinsèques assez banales, d’une productivité loin d’être faramineuse, mais suffisamment peu fréquentés  pour conserver une qualité de pêche correcte, tout au moins suffisante pour moi.

Pas de planification stratégique pour cette ouverture de la pêche de la truite dans les Cévennes

L’ouverture constitue l’unique sortie de l’année qui ne soit pas planifiée selon des paramètres stratégiques. Débuter la saison dans les Cévennes est plutôt devenu un rituel annuel qui coïncide avec une visite familiale dans le Gard. Depuis 3 ans, je rencontrais des conditions en mars quasi parfaites; des niveaux tendus juste-comme-il-faut et une température d’eau favorable autour des 10°C. Cette année, la donne s’annonçait toute autre. Dès la mi-février, l’omniprésence de l’anticyclone laissait présager des niveaux bas, voire très bas, malgré ce que mes informateurs locaux (aveuglément optimistes) m’affirmaient. … et dans cette région (comme dans pas mal d’autres), eaux basses = truitelles. Ma conscience m’interdisant d’esquiver ce rendez-vous pour d’autres contrées plus favorables, j’allais donc subir les aléas climatiques, ce qui ne manqua pas de me rappeler une règle empirique immuable : une partie de pêche réussie ne se prévoit pas à l’avance. Maigre, ça l’était. « On s’croirait au mois d’août »
Ouverture de la truite dans les Cévennes.1 pêche truite Cévennes

Les eaux très basses des cours d’eaux Cévenols en cette ouverture 2015 de la truite

  Comparativement à la belle saison, une situation encore pire dans la mesure où les petites ruptures de pente agitées qui concentrent alors les truites restèrent désespérément vides dans cette eau à 7°C. La pêche n’eut donc rien de passionnant et je vous ferai grâce de toute tentative de décryptage puisque je n’ai pas rencontré l’ombre d’une piste à suivre pour en améliorer le résultat (existait-elle seulement ? mieux vaut penser que oui !).

Un échantillon des poissons du week-end :

à l'ouverture dans les Cévennes.1 pêche truite Cévennes  à l'ouverture dans les Cévennes.2 pêche truite Cévennes à l'ouverture dans les Cévennes.3 pêche truite Cévennes   Dès mon retour dans les Hautes-Alpes, je retrouvais des rivières en ordre délaissées le temps d’un week-end. Elles allaient rapidement me faire oublier cette entrée en matière morose… à suivre ! Simon SCODAVOLPE * Robert Louis Stevenson, est un grand écrivain écossais célèbre notamment pour son roman « L’Île au trésor ». Il effectua la traversée des Cévennes à pied et en fit le récit dans « Voyage avec un âne dans les Cévennes ». Un chemin de randonnée le gr70 porte aujourd’hui son nom.

1 3576
Comment réussir son ouverture truite? Comme une « toute première fois », c’est le sentiment qui prédomine à l’approche de chacun de mes débuts de saison. Simon Scodavolpe vous a fait part dans ses précédents articles des meilleures stratégies à mettre en place le jour J. Pour les compléter, voici un petit inventaire du matériel qui vous accompagnera le jour de l’ouverture et tout au long de la saison. Je vous propose en plus quelques rappels et astuces pour éviter qu’émotion et précipitation ne gâchent ce jour pourtant bénît.

1. Canne et moulinet pour réussir son ouverture truite.

« Faire l’ouverture » pour certains pêcheurs néophytes peut se transformer en « partir à l’aventure », quelques conseil de base peuvent pour éviter une galère. De nombreuses raisons peuvent vous faire changer de programme et de type de cours d’eau en cours de journée, en fonction de vos envies, de l’affluence ou des conditions rencontrées. Ces paramètres sont toujours difficiles à appréhender lorsque l’on n’habite pas au pied de la rivière.

Le choix de la canne

Une canne polyvalente vous permettra de vous adapter, du petit cours d’eau difficile d’accès (donc moins fréquenté) à la grande rivière. Le produit le plus simple à mettre en œuvre est sans conteste une canne télé-réglable d’environ 5m00. Celle-ci peut-être dans la gamme Garbolino un modèle très accessible comme la Garbotoc Sprint R 4m80  ou pour ceux désirant un produit plus performant la Garbotoc Précision R 4,80m.   SPRINT R LIEGE SPRINT R PLAQUE

Canne Sprint R disponible en versions poignée liège à bagues ou porte moulinet à plaque

  PRECISION R

Canne Précision R un modèle de légèreté et d’équilibre montée avec le célèbre système de bagues téléréglables Garbolino

Le choix du moulinet

Pour équiper ces cannes vous avez le choix entre un très classique moulinet lancer en taille 10 ou 20 comme le STARTER (disponible en Frein avant ou arrière) ou la traditionnelle « réserve de fil » de type Garbolino CTR, DTR ou ATR.

CTR65G-PROFIL Moulinet Garbolino CTR

DTR65G FACE

Ou Moulinet Garbolino DTR 

ATR65 FACE

Moulinet ATR65

Ce type d’ensemble vous permettant de faire face à de nombreuses situations et restera utilisable tout au long de la saison. Un petit conseil, pensez à emmener une seconde canne avec vous, il est toujours dommage de casser une canne, qui plus est ce jour-là, et de se retrouver démuni sans pouvoir poursuivre sa partie de pêche. Cette canne supplémentaire peut être aussi un complément de la première, comme un modèle à fil intérieur pour un ruisseau très encombré ou de type appâts naturels pour des lieux plus dégagés.

2.L’équipement de base

A ranger dans un blouson multipoches ou dans une petite musette.

Pour le montage de la ligne

  • Des hameçons:
    • A choisir en fonction de la taille des meilleurs appâts du moment plus qu’en fonction de la taille des poissons recherchés. À l’ouverture, le ver est sans conteste l’appât numéro 1. Le Gamakatsu 3120N facilite la tenue des jolis vers, sa hampe longue et donc un peu plus «lourde » aura également tendance à aider votre appât à gagner plus facilement le fond et à le ralentir. (À contrario, en cours de saison, un hameçon plus léger présentera mieux des vers de petite taille)
  • Des bas de lignes montés sur un plioir en mousse:
    • Je les prépare avec 1 ou 2 plombs et complète ensuite la plombée sur mon lieu de pêche. –
  • Une boîte étanche (ici la Sakura WP Hook Box). Vous y stockerez à l’abri en évitant de les répandre dans une poche
    • de petits émerillons (de taille 12 ou 14),
    • des hameçons
    • vos indicateurs de touche
    • etc.
  • Vos indicateurs de touche: je les préfère petits donc discrets et ne bridant pas la ligne.
    • Les modèles autobloquants de type Rigoletto sont parfaits car ils restent bien en place sur la ligne et sont faciles a ajuster en fonction du fond.
  • Une boîte de plombs « mous«  pour pouvoir régler la dérive de sa ligne, beaucoup de plombs « toc » ne le sont pas assez, pensez à regarder du côté des plombs coup ou Anglaise ils sont souvent bien adaptés.

Pour le confort du pêcheur

  • Un coupe fil et une pince (pour écraser les ardillons et décrocher les poissons.)
  • Une paire de lunettes polarisante:
    • Oui, un « basique »! Beaucoup pensent encore que c’est un gadget adopté par des « pêcheurs-frimeurs ». Pourtant en diminuant les reflets vous distinguerez désormais bien plus nettement le fond donc:
      • vous avancerez avec une sécurité optimale dans la rivière, en évitant par exemple les trous ou des rochers recouverts de mousse.
      • vous apprécierez bien mieux la profondeur ainsi que les postes qu’affectionnent les truites (par exemple une pierre ou un gros galet amortissant le courant, …) ou les obstacles (branches, racines,..). Vos lunettes atténuant également les contrastes de lumière, vous distinguerez bien mieux votre indicateur, surtout s’il est fluo.
Ouverture de la truite les bases pour une ouverture réussie.2

L’équipement de base

3.Les accessoires utiles

Complémentaire de l’équipement de base, sans être indispensables, certains accessoires sans vous encombrer, peuvent vous faciliter un peu la vie au bord de l’eau.
  • Un affûtoir.
  • Et un second dégorgeoir.
  • Plus une pince pour décrocher les plombs (même si à mon sens, un coup d’ongle se révèle plus pratique et rapide).
  • Et pour finir une aiguille ou un « crayon aiguille« , petit accessoire très utile avec lequel défaire un nœud devient alors presque un amusement!
Ouverture de la truite les bases pour une ouverture réussie.3

Les accessoires utiles

4.Dans votre sac à appâts

Deux types d’appâts sont à privilégier pour l’ouverture:
  • Vers (indispensable dans des eaux fortes et colorées). La meilleure boîte à vers… en bois, très légère, économique, parfaitement aérée et garnie de mousse fraîche légèrement humide.
  • Teignes (faciles à repérer et par le pêcheur et par le poisson, permettent aussi de pêcher par des eaux plus claires ou par temps ensoleillé). Pensez à les inspecter régulièrement, ce sont des appâts fragiles, les garder dans des copeaux propres et secs est indispensable. Evitez celles stockées dans du cartons alvéolé, vous ne pourrez pas vérifier leur état de fraîcheur.  De plus, les larves sont souvent délicates à extraire.
  • Avoir 2 appâts présente aussi l’avantage de pouvoir en changer dans certains cas:
    • soit pour s’adapter a un changement de conditions atmosphériques.
    • soit pour retenter un un poisson après une touche manquée. Lorsque le poisson n’a pas eu le temps de sentir l’hameçon. Lui présenter alors un appât différent déclenche souvent une seconde touche.
Ouverture de la truite les bases pour une ouverture réussie.4

Avoir des appâts frais est primordial pour faire succomber une belle truite.

5.Et pourquoi pas… une « près ouverture»

  • Concluons par un peu de bon sens. Quitte à paraître un peu trop perfectionniste pour certains ! C’est une évidence, quel est souvent le principal responsable d’une ouverture ratée pour ne pas dire plus?…soi-même! Rappelez-vous, voilà 6 mois que vous attendez ce jour béni que vous soyez un débutant ou pas. Rien d’anormal donc de se montrer maladroit, approximatif et d’avoir la tête plus à penser à ses premiers poissons… Qu’aux branches, racines ou autre contrôle d’une bonne dérive.
  • J’ai trouvé une façon ludique et agréable de récupérer quelques bons réflexes et de décupler ainsi mon plaisir le jour J. Une petite remise en forme en rivière de 2e catégorie. À une semaine de l’ouverture, un vrai plaisir de capturer, et en avant-première, mes premiers poissons au toc! soleil radieux et surtout le luxe de se retrouver seul au bord de l’eau. Un entraînement grandeur nature sur une petite rivière, parfois torrentueuse, peuplée de chevesnes puissants et de perches virulentes et à la robe resplendissante. Quel bonheur de vivre deux ouvertures en l’espace de quelques jours!
Ouverture de la truite les bases pour une ouverture réussie.5

Un beau chevesne pris au vers dans des eaux de 2ème catégorie

 

Bonne « ouverture » à tous les pêcheurs!

Guillaume Chavanne

www.guide-bask-peche.com

0 3179
Choisir son appât de début de saison pour la pêche de la truite (de lacher?). Quelques règles de base. En début de saison, la truite sauvage est amaigrie. L’hiver et la période de reproduction qui l’accompagne ont épuisé ses réserves. Son but est alors d’acquérir de l’énergie à moindre effort. Si l’eau est vraiment froide, la digestion est lente et les périodes alimentaires courtes. Elle privilégie donc un apport calorique peu fréquent mais important. Dans la majorité des situations rencontrées, les esches classiques telles que les vers et teignes fonctionnent très bien. Si la récolte des appâts peut se faire au bord de l’eau durant l’intersaison (notamment le ramassage de vers de berge), la prétendue supériorité des espèces naturelles relève plus d’une idée reçue que de la réalité pratique… Pour le pêcheur moderne souvent urbain (ou celui qui achète ses esches par commodité), voici quelques indications pour bien choisir parmi l’offre du commerce.  Les principales esches utiles en début de saison sont :

1. Les vers de taille importante (dendros) :

gros vers dendros. appât truite lacher

Gros Vers Dendros

Assez imposant par la taille (il mesure jusqu’à 10cm), c’est un excellent appât pour les truites de remises et pour les farios sauvages par eaux fortes. De par sa texture solide, il s’accommode bien des lancers répétés, à condition de l’escher sur un hameçon tige longue numéro 8 ou 10. Veillez à l’enfiler suffisamment sur les 2/3 de sa longueur au minimum.

2. Les vers de petite taille :

Les vers de petite taille, utiles en début de saison lorsque les eaux sont basses, sont essentiellement de deux types : petit dendros et vers de terreaux. Des hameçons tige longue numéro 10 ou 12 sont indiqués. A noter que leur utilité ne se limite pas à la période pré-fonte des neiges, nous y reviendrons.
petit vers dendros.1

Petit Vers Dendros

vers de terreau. appât truite

Vers de Terreau

3. La teigne :

La teigne est un excellent appât, utilisable toute la saison en adaptant sa taille, qui se conserve facilement plusieurs semaines à une température proche de 10/12°C. Par eaux froides et fortes, les teignes de taille moyenne sont utilisables. Cette larve étant relativement fragile, il convient de privilégier les hameçons fins de fer (type Gamakatsu 1040r). Veillez à rapprocher le plomb de base à moins de 10cm de l’hameçon car le courant a tendance à la décoller du fond.   Bonne ouverture et bonne saison de pêche à la truite. Simon Scodavolpe  

0 2901
Choisir son appât pour la pêche au toc de la truite. Être en adéquation avec le régime alimentaire des truites constitue l’essence même des techniques qui misent sur le stimulus alimentaire. La pêche au toc, qui consiste à faire dériver dans le courant une proie appartenant (ou ressemblant) à l’offre naturelle du moment, en est la parfaite illustration. Un choix hasardeux peut anéantir tous les autres stratagèmes techniques ou tactiques mis en œuvre pour duper nos partenaires. La situation extrême où il  vous prive de la moindre touche, alors que votre collègue plus clairvoyant enchaîne les prises à côté de vous (ou pire, derrière vous), n’est pas un mythe, surtout lorsque les farios se montrent sélectives à l’étiage (les gens oublient alors subitement leur vertu de générosité dans ces cas-là !). Pour éviter d’en arriver là, voici les deux paramètres principaux à considérer :

1. La nature de l’appât pour la pêche au toc de la truite :

Pour piocher dans la bonne catégorie (larve, ver, insecte terrestre), il est bon de considérer le degré de sélectivité des truites, corrélé à la période de l’année. quel appât pour la capturer au toc?
En montagne, la saison peut être divisée en 4 périodes :
  •  De l’ouverture jusqu’à la fonte des neiges : Au sortir de l’hiver, la truite affaiblie et casanière se déplace peu. Seule des bouchées conséquentes éveillent son intérêt : les esches caloriques sont les plus adaptées. Je reste très classique à ce moment : teigne et vers conviennent dans l’immense majorité des cas (les poissons considérant d’avantage l’apport énergétique que la nature même de l’offre).
  • La fin de la période de fonte des neiges : le régime alimentaire des poissons change peu à ce moment-là, mais la baisse progressive des niveaux couplée à l’éclaircissement des eaux doit conduire à diminuer la taille des appâts (voir deuxième point).
  • L’étiage : dès que les eaux deviennent maigres et relativement chaudes (pour une fario, cela signifie plus de 13/14°C), les périodes de frénésies alimentaires sans sélectivité se raréfient (je rappelle que la majeure partie de la croissance des truites se fait au printemps et non en été !). Le régime des poissons se spécifie et s’oriente alors vers des proies miniatures (la manne de nourriture présente à cette période les rend plus discriminants), essentiellement des insectes, terrestres ou à l’état de larve.
  • La fin de saison : une modification de la prédation peut survenir à l’approche de la fermeture si la température de l’eau repart à la baisse de façon significative, sous l’impulsion d’une atmosphère rafraîchie par des nuits plus longues et plus froides à partir du 15 aout. Les classiques vers et teignes retrouvent alors le devant de la scène (on peut imaginer que ce refroidissement est perçu par la truite comme un signe avant-coureur de l’hiver). C’est loin d’être le cas tous les ans, les poissons restant souvent assez sélectifs (les esches estivales font alors toujours l’actualité), surtout depuis quelques années où l’été indien survient en septembre.
Autres paramètres à prendre en compte pour le choix de votre appât pour la pêche au toc de la truite.
Au-delà de ces quelques règles empiriques, je pense qu’il existe des paramètres que nous ne maîtrisons pas vraiment (pour ma part en tout cas !), qui conduisent les truites à consommer préférentiellement certaines esches, tel jour à telle heure, sans raison réellement palpable (peut-être une question de teinte, ou d’allure ?). C’est notamment le cas en début d’été, alors qu’une multitude d’appâts est valable sur le papier (petits vers, teigne, porte-bois…etc.), des différences parfois notables peuvent survenir, sans qu’il soit possible de les corréler au moment de la journée, ou à des conditions hydrologiques particulières. Ne sachant pas véritablement décrypter ce phénomène (mais ne croyant pas pour autant au fruit du hasard !), je me contente de varier le menu en alternant les diverses bêtes dont je dispose. En général, 2 ou 3 appâts choisis selon les paramètres de ce paragraphe.

2. La taille de l’appât :

Au-delà de la nature de l’esche qui orne votre hameçon, il est bon de considérer sa taille. Elle doit être en adéquation avec le volume de la masse d’eau, ainsi que sa teinte. En début de saison par exemple, le ver de terreau fait partie des esches classiques.
  • Si un gros vers dodu (attention tout est relatif, pour une truite sauvage, cela signifie environ 7/8 cm) est un choix judicieux par niveau fort ou en période de crues, des eaux basses et claires comme on en rencontre parfois en mars (lorsqu’un froid sec sévit depuis plusieurs semaines) doivent conduire à une réduction de sa taille (un petit terreau de 4/5 cm est mieux adapté).
  • Cette logique se retrouve aussi pour la teigne, disponible en multiples variétés dans le commerce, contrairement aux larves d’insectes qui, par leur nature, sont toujours minuscules et donc assez réservées à une utilisation estivale (nous y reviendrons tout au long de la saison dans diverses illustrations).
L’inadéquation avec la prédation du moment peut transfigurer le résultat d’une partie de pêche. Sans aller jusqu’à une absence totale de captures, elle peut se matérialiser par une qualité de touches médiocre (des grimaces comme on dit dans le jargon) qui doit induire une remise en question d’ordre technique. Si une conduite de ligne approximative peut produire un effet similaire, nous devons évoquer en premier lieu l’hypothèse du mesurage de l’appât. D’autant qu’un tour de main suffit à la vérifier… au moins pour le pêcheur prévoyant a qui pris ses précautions ! Simon SCODAVOLPE

0 7478
La truite possède cette caractéristique exceptionnelle de pouvoir se pêcher avec un panel de techniques très large. Reflets d’un régime alimentaire éclectique et d’une agressivité carnassière décuplée à certaines périodes de l’année, ces multiples facettes en font un poisson unique en son genre.  Sachant que toutes les techniques sont complémentaires et possèdent un moment phare durant la saison, il est d’autant plus regrettable de les voir parfois hiérarchisées selon des pseudos-caractères de sportivité ou de noblesse.  Le pêcheur polyvalent qui fait fi de ces clichés grotesques, peut  faire face au comportement changeant des poissons au fil de la saison. Au moment du choix de la technique pour l’ouverture de la truite, tous les pêcheurs n’ont pas les mêmes considérations.

Quelle technique choisir pour le début de saison?

Cette décision résulte généralement de la part accordée à la recherche d’efficacité pure et dure (car toutes les techniques ne sont pas égales selon le moment considéré), sacro-sainte pour certains, et supplantée par le goût naturel et les aspirations pour d’autres. Penchant plutôt du côté des plus pragmatiques (vous ne me verrez jamais prôner l’utilisation de telle ou telle technique pour son côté esthète), je porte généralement mon choix sur la pêche la mieux adaptée aux conditions du moment. Si vous souhaitez procéder de la sorte,  voici quelques pistes à suivre qui tiennent compte du décor planté dans le précédent article « où pêcher à l’ouverture de la truite ? » :
Choix Technique Ouverture de la Truite. 1

Une belle fario de mars sous un rayon de soleil printanier

  Quelque soit le contexte météorologique en ce deuxième samedi de mars, la froideur de l’eau inhibe tout excès de mobilité chez la truite sauvage (sauf cas particuliers d’appétence décuplée en parcours no-kill ou milieux extrêmement précoces). Votre montage doit donc passer lentement, au ras du fond et près du poisson pour espérer le séduire.  
Penser à une offre calorique
De même, l’offre doit être assez calorique : les truites ont besoin de reconstituer leurs réserves et privilégient des proies assez conséquentes sans être très discriminantes au niveau de leur nature. Dans ce contexte, les appâts naturels (vairon compris) ont souvent le dessus, de part leur attractivité au ralenti et l’apport protéiné qu’ils représentent. La pêche aux leurres, qui misent sur l’agressivité, trouve son apogée en présence d’une température d’eau voisine de l’optimal thermique de la truite (situation qui survient entre avril et  juillet suivant le type de biotope) ; tout excès de froideur réduit l’agressivité des farios et donne la suprématie aux esches naturelles. Ainsi, pour l’ouverture de la truite, je considère les pêches au vairon mort manié et au toc comme deux valeurs sûres. Pour l’une et l’autre, la façon d’adapter votre matériel doit tenir compte des impératifs précédemment décrits.

1. Ouverture de la truite au toc

Quelque soit son habitude en matière de type de canne, il faut éviter les modèles trop courts en mars (erreur fréquente des adeptes des cannes à anneaux à emmanchements) : la conduite de ligne en présence d’eau profonde et de plombées lourdes (avec nécessité absolue de passer lentement, quitte à couper légèrement les veines) implique de soutenir légèrement le montage, sous peine de le voir quitter le courant de fond qui aimante les truites par eaux froides. L’angle entre le scion et la bannière doit rester aux alentours de la perpendiculaire.
Principales règles pour le matériel
  • En pratique, 3,50m est un minimum en ruisseau, 3,90m en grands cours d’eau.
  • Question montage, les grammages relativement importants facilitent les lancers et s’accommodent bien d’un corps de ligne en 14 ou 16/100 fluorescent, ainsi que d’un bas de ligne de 12 à 14/100, dont la résistance n’est pas superflue lorsqu’il s’agit d’assurer les combats par courant puissant.
  • La plombée sera suffisamment lourde (surtout si les eaux sont fortes), basse (pour plaquer l’appât au fond) et concentrée (pour faciliter la mise en place du montage).
La pêche au toc à l’ouverture
Présenter l’appât près du fond sans lui accorder trop de liberté est indispensable à cette saison. La précision de la trajectoire de l’esche mérite votre attention toute l’année. Mais son importance est décuplée en mars lorsque la distance de stimulation des poissons est faible. Si une truite bien postée en mai daigne parfois se décaler de quelques dizaines de centimètres et pardonne une présentation hasardeuse, ne comptez pas sur de telles faveurs en mars. Pour évaluer de façon précise la position de votre appât à partir du point d’entrée de la ligne dans l’eau, il faut le brider au maximum autour de la plombée de telle sorte qu’il se trouve dans l’alignement de la bannière (en pratique, cela revient à placer le plomb de touche à moins de 10cm). Choix Technique OUverture de la Truite. Toc.2

2. Au vairon manié :

A différence du tocqueur qui accompagne simplement la dérive (la longueur de canne est alors déterminée par la distance à laquelle la ligne évolue), le pêcheur au vairon qui manie son appât doit tenir compte du type nage qu’il souhaite lui conférer.
La configuration du poste
  • Ainsi, la longueur de canne n’est pas vraiment dictée par la largeur du cours d’eau comme au toc, mais plutôt par la configuration des postes et le type d’animation qui en découle : quelque soit le type de milieu considéré, si la majorité des coups nécessitent un maniement du vairon à l’aplomb du scion (cas typique des ruisseaux encombrés et cascadeurs formant des vasques), un modèle long est nécessaire. L’importance accordée au confort et à la maniabilité de l’outil façonne votre choix. Les meilleurs modèles pour prospecter sous la canne sont téléréglables et d’environ 5mètres, assez rigides en pointe pour ferrer efficacement.  Au contraire, si un profil plutôt plat conduit à une présentation en dérive (qu’elles soient orientées amont, ¾ amont ou ¾ aval), une canne plus courte d’environ 3m est plus adaptée et polyvalente. Dans le cas où votre parcours présente une importante diversité de facies, un modèle de 3,30m à emmanchements apparaît comme un bon compromis pour ces deux actions de pêche.
Le choix de la monture
  • Se pose ensuite la question du choix de la monture : en la matière, chaque pêcheur a ses convictions, plus ou moins objectives et rationnelles. Personnellement, je privilégie celles qui confèrent au vairon une nage naturelle, modulable par le biais des animations et non pas automatisée comme ce que produisent les godilles par exemple. Celle mise au point par Olivier Plasseraud est idéale pour pêcher à rouler, de part sa plombée interne.
  • Alors que la monture casquée ou drachko vous condamne à une action verticale, la monture Plasseraud permet de prospecter efficacement les veines laminaires lentes. Le  pêcheur se contente alors d’imprimer de brefs soubresauts pour rompre la monotonie de la dérive, bannière assez détendue (la gestion de sa tension est aussi capitale qu’en matière de pêche au toc). En mars, évitez les animations trop saccadées et les grands coups de scion. De plus, cette monture fait preuve d’une remarquable capacité d’adaptation lors d’un éventuel changement de configuration : si l’on désire une action plus verticale pour faire plonger le vairon près des obstacles par exemple, il suffit de pincer une chevrotine sur l’émerillon en tête pour l’obtenir. La modification reste en plus facilement réversible d’un coup de pince.  Selon la masse d’eau, un lest interne de 2 à 5 gr est nécessaire pour racler le fond sans s’accrocher. Si le couple vitesse/profondeur moyen du parcours nécessite un grammage supérieur, une répartition du lest ¾ interne/ ¼ externe par ajout d’une chevrotine d’1 à 2 gr est préférable au recours à de gros vairons (les petits sont souvent les meilleurs !).
Choix Technique OUverture de la Truite. Monture Vairon 1

Monture Vairon Manié Garbolino

Pour conclure
Si le toc et le vairon sont les techniques reines pour l’ouverture de la truite, d’autres se montrent ponctuellement efficaces, c’est le cas de la mouche artificielle. Les éclosions d’éphémères (March Brown et Baetis Rhodani) rendent les truites très vulnérables à cette époque. Si les grandes rivières sont en place, guettez les gobages en bordure sur le créneau 13-16h. Attention, je vous parlais en début d’article d’un régime alimentaire peu sélectif en mars, mais la remarque n’est plus du tout valable lorsque les farios s’attablent en surface ! Dans ces moments là, on peut regretter d’avoir laissé mouches sèches et fouet à la maison, car il est illusoire d’espérer les leurrer avec autre chose… Vive la polyvalence !!! Bonne ouverture à tous Simon SCODAVOLPE

Où pêche- t- on la truite en début de saison? Début mars, selon le calendrier officiel, c’est encore l’hiver. Si notre enthousiasme tend à nous le faire oublier, les truites ne sont pas très hardies à cette période de l’année.

La pêche de la truite en début de saison

Maigres, affaiblies par leur période de reproduction, elles sont encore relativement cantonnées aux abords des caches (tout excès d’embonpoint chez un poisson capturé à cette époque en montagne ne laisse pas de doute sur son origine). De cet état de fait découle toute la stratégie de pêche du début de saison. Réussir en mars, c’est faire abstraction des souvenirs de la fermeture passée, moment où les poissons chassaient allègrement devant les pierres. L’hiver est passé, la donne a changé. Dans l’immense majorité des cas, la neige tient encore aux sommets, l’eau est froide, basse et claire.  Les  truites n’ont pas encore rejoint les zones tumultueuses et les radiers maigres ; les postes du milieu du cours d’eau (aussi alléchants soient-ils) sont inoccupés pour la plupart. Les touches surviennent principalement sur les bordures encombrées avec un courant amorti.
Un tableau général mais des exceptions
Si ce tableau classique dépeint les rivières de montagne au mois de mars, les exceptions se multiplient depuis quelques années. Dans un contexte global de dérèglement climatique, les conditions rencontrées au bord de l’eau sont de plus en plus difficiles à prévoir.  Les derniers hivers ont été marqués par une succession de coups de froid et de périodes douces et humides plus ou moins longues, faisant varier du tout au tout les conditions hydrologiques des cours d’eau. S’il faut composer avec ces aléas climatiques toute l’année, c’est bien en début de saison, lorsque la neige recouvre les sommets, que leurs répercussions sont les plus marquées. Ainsi, définir le lieu de l’ouverture plusieurs semaines à l’avance expose à de grosses désillusions en terme de résultats. Si cette occasion est plus prétexte à vivre un week-end bien arrosé (pas seulement  par le ciel) entre copains, la météo ne revêt une importance que sommaire. Par contre, si vous abordez (déjà !) le premier jour de la saison avec une logique de réflexion et d’optimisation, vous risquez d’être sacrément déçus… Pour les  acharnés de la planification, il faudra donc très certainement déroger à cette ligne de conduite (ayant horreur de la chose, je me délecte de prêcher pour ma paroisse à cette occasion). Voici quelques clés pour faire les bons choix : PÊCHE TRUITES OUVERTURE.1

Une truite sauvage typique du début de saison : maigre, avec une grosse tête.

Comment choisir le cours d’eau ?

Les cours d’eau à truites peuvent être séparés en deux grands types, auxquels correspondent deux situations météorologiques optimales :

Partir sur les cours d’eau de régime pluvial : de la douceur !

Les cours d’eau de régime pluvial désignent les rivières non influencées par la fonte des neiges, c’est-à-dire celles provenant de sources ou de résurgences. Leur température est étroitement dépendante de celle de l’air ambiant puisque l’effet tampon du manteau neigeux ne les touche pas. Plus que la température du jour J, il est important de considérer son évolution au cours de la période précédant la date fatidique. Lorsque la masse d’eau est faible et les sources à proximité, tout peut changer rapidement. Plusieurs cas de figure peuvent survenir : Si la température de l’eau décroît, s’éloignant par la même de l’optimal thermique de notre salmonidé (autour de 12°C), la pêche s’annonce compliquée. La pire situation serait un coup de froid brutal qui viendrait mettre un terme à une météo douce établie depuis plusieurs semaines.  La truite aimant la stabilité (nous aurons l’occasion d’y revenir prochainement dans un article dédié aux paramètres qui influencent son humeur), un changement météorologique brusque accompagné d’une évolution thermique défavorable leur ferment fréquemment la gueule.  Un temps froid et stable installé depuis longtemps, bien que loin d’être la panacée, est moins néfaste.
Le temps précédant la semaine fatidique
Au contraire, si comme en 2013 et 2014 sur le pourtour méditerranéen (notamment dans le Minervois et les Cévennes), un temps doux, qu’il soit sec ou légèrement humide, fait son apparition une semaine avant et induit une hausse de la température de l’eau aux alentours de 10°C, vous pouvez partir confiant ! Lorsque cette douceur est couplée à de fortes précipitations et une montée des niveaux, de bonnes chances de réussite subsistent, notamment au toc. Toutefois, si comme moi, vous rechignez vraiment à pêcher la truite dans l’eau forte et teintée, mieux vaut quitter la plaine et se rapprocher des sommets : PÊCHE TRUITES OUVERTURE.2

Météo printanière dès l’ouverture 2014 dans les Cévennes, ici sur un cours d’eau provenant de sources… 

Les cours d’eau de régime nival : du froid, et du soleil !

  Ces cours d’eau sont alimentés par la fonte des neiges. Quelque soit la tendance au niveau du ciel en cette fin d’hiver, vous y trouverez de l’eau froide, voire glaciale (moins de 5°C). Les meilleures conditions que l’on puisse espérer émanent d’une météo anticyclonique, froide et sèche ; l’idéal étant une gelée matinale suivie d’un relatif radoucissement en cours de journée, avec un soleil suffisamment chaud pour taper un peu sur les blocs en bordure et réchauffer l’ambiance sous l’eau, mais sans excès pour ne pas déclencher la fonte du manteau neigeux. Ces conditions idylliques nous ont gratifiés d’un mois de mars excellent en 2014 dans les Alpes du Sud !
Attention à la fonte
Au contraire, si par malchance, un redoux marqué (qu’il soit sec ou humide), déclenche une fonte inopinée, mieux vaut cibler les cours d’eau du paragraphe précédent ou (si vous vous situez dans une vallée de montagne) monter assez haut en altitude, afin de trouver une teinte moins rebutante (plutôt vert bouteille que marron) et des petits milieux dans lesquels les truites s’accommodent mieux de ces conditions particulières : par exemple, lors de l’ouverture 2014 dans les Pyrénées Centrales, une chaleur précoce  a déclenché la fonte en journée ; ceux qui se sont rabattus sur les torrents de montagne ont quand même tiré leur épingle du jeu ! PÊCHE TRUITES OUVERTURE.3 début de saison

L’Ubayette (04) en mars 2014 : des conditions optimales sous un timide soleil provençal…

PÊCHE TRUITE OUVERTURE. début de saison appâts naturels

… avec de belles farios à la clé !

pêche truite début de saison rivière montagne

Lorsque la neige tient au sol en altitude, les conditions sont souvent favorables en grands cours d’eau…

 Quels types de portions pour la pêche de la truite en début de saison ?

Nous y voilà, vous savez désormais quelle rivière sera le théâtre de votre ouverture. A ce moment là, les réflexions doivent se poursuivent sur le choix du parcours :
Le jargon halieutique mélange parfois « bonnes rivières » et « bons coins ». Cette différence d’échelle anodine sur le papier ne doit pas occulter le fait que toutes les portions d’un même cours d’eau, aussi renommé soit-il, ne se valent pas ! Tout peut changer à quelques centaines de mètres près. Le long d’une rivière, se succèdent des tronçons différents en termes de pente et de largeur ; chacun d’eux possède un « moment chaud », c’est-à-dire une période de l’année qui coïncide avec un niveau idéal et une configuration adaptée au comportement des poissons durant ladite époque.
Des problématiques différentes suivant les régions
Avant tout chose, précisons que les problématiques  changent selon que l’on considère les chalk-stream bretons, le chevelu du plateau de Millevaches ou les torrents pyrénéens par exemple, tant ces biotopes sont aux antipodes ! Dans un souci de simplification, nous nous en tiendrons aux cours d’eau à truites majoritaires dans l’hexagone : les rivières caillouteuses de montagne. Ces milieux présentent généralement une pente relativement importante (induisant un courant et des turbulences marqués) et une largeur fluctuante, croissante en descendant vers l’aval, mais également variable par tranches de quelques dizaines de mètres, tout au long de son cours. Dans l’eau froide du début de saison, tout excès de turbulence et de vitesse de courant d’un secteur réduit considérablement le nombre de coups favorables. Il conviendra donc de rechercher les zones les moins pentues et/ou les plus élargies du cours d’eau considéré. Plus à même de contenir les courants laminaires et lents appréciés par les truites à cette époque.
Conseils pratiques
Attention, cela ne signifie pas systématiquement fouiner vers l’aval, au contraire : un replat de quelques dizaines de mètres sur le cours amont d’un torrent cascadeur concentre les poissons engourdis du mois de mars et se révèle bien plus porteur que la même topographie uniformément reproduite dans le bas de la vallée ! La nature de ce qui l’entoure conditionne la valeur d’une zone (de la même façon en été, les micro-ruptures de pente dans parties avals qui chauffent sont des aimants à truites). Dans le cas où vous découvrez les lieux (situation déconseillée, sauf si vous avez le goût du risque !), votre salut passe par une étude attentive des courbes de niveau de la carte IGN au 1/25 000 (nous en reparlerons également). Attention, la préférence que vous accordez aux secteurs lents ne doit pas vous conduire dans des portions trop uniformes qui manquent souvent de caches et donc de densité de truites. J’insiste particulièrement sur ce point : à l’ouverture, il faut parvenir à trouver le bon compromis entre abondance de caches et pente modérée, ce qui n’est pas toujours évident (ces deux paramètres variant naturellement de façon inverse).
Illustration du propos
Voici les clichés de deux secteurs différents de la même rivière pris à quelques centaines de mètres de distance, afin d’illustrer le propos :

PÊCHE TRUITE OUVERTURE.toc.début de saisoonCette portion pentue et rapide, bien qu’attractive par son nombre de caches, est trop agitée pour un mois de mars…

PÊCHE TRUITES OUVERTURE.7 pêche truite début de saison

… au contraire de celle-ci, plus profonde et plus lente car plus élargie, privilégiée par les farios à cette saison !

Au-delà de l’adéquation avec la tenue des poissons, le parcours choisi doit permettre de vous isoler au maximum des autres pratiquants. Sauf si vous supportiez mieux que moi la cohabitation au bord de l’eau !
Eviter les « confrères »
Pour éviter de tomber sur un confrère évoluant au dessus de vous, un peu de méthode s’impose. Privilégiez les secteurs boisés, inaccessibles sur plusieurs kilomètres en amont de votre point de départ (l’action de pêche se faisant en remontant). Passez la carte au crible pour dénicher les micro-portions où la rivière s’éloigne de la route, nécessitant quelques minutes d’approche pédestre décourageante pour les moins motivés. Prenez le contre-pied des autres pêcheurs  dans leur façon d’aborder les parcours : la majorité débutant machinalement vers l’amont à partir du pont où ils se garent, descendez plutôt la rivière à pied sur quelques centaines de mètres pour ensuite pêcher en remontant l’aval immédiat du pont, souvent délaissé !

Quels types de postes ?

Le choix des postes conditionne la réussite de toute partie de pêche (voir l’article « truite au toc : comment définir une stratégie de prospection ? »). A ce moment de l’année (lorsque la température de l’eau est inférieure à 7/8 degrés), il est d’autant plus important de sélectionner les coups que les truites ne sont pas encore dispersées comme en été, un grand nombre d’entre eux reste vacant. De fait, rares sont ceux qui possèdent les qualités requises. Les meilleurs se situent en bordure, animés d’un courant laminaire d’intensité modérée, à proximité de zones de repos et généralement assez profonds. Pour autant, ne négligez pas les minces radiers au bord (là où la plupart des gens mettent les pieds) si un soleil printanier y déverse ses rayons : les truites quittent alors fréquemment les zones profondes pour s’y poster. Comparativement à la période post-fonte des neiges, vous aborderez un nombre moins important de coups. Les portions favorables méritent d’autant plus d’application et l’insistance paye en présence d’une eau très froide. pêche truite ouverture début de saison ruisseau pêche truite début de saison

Un poste typique de début de saison : une veine molle d’un bon mètre de profondeur, accolée à une belle cache !

Comme évoqué dans le paragraphe précédent, il faut également tenir compte de la sur-fréquentation des berges. Passé le coup du matin durant lequel on peut espérer évoluer en terrain vierge (à condition d’avoir pris ses précautions !), vous avez intérêt ensuite à cibler les postes où subsistent quelques chances de capture après le passage de plusieurs confrères. Ils sont de deux types :

Les coups vastes et peu marqués

Comme leur nom l’indique, ils nécessitent un grand nombre de coups de ligne pour une prospection efficace. Peu inspirants pour un pêcheur trop pressé, happé par la course effrénée dans laquelle il ne faut pas tomber. Personnellement, l’ouverture est l’un des rares jours de l’année où je m’astreins à prospecter ce type de poste (mon goût naturel me guidant plutôt vers ceux où les truites sont plus facilement localisables et donc moins laborieux à appréhender). Ainsi, plutôt que de perdre du temps à multiplier les tentatives sur les coups marqués et rebattus. (Ceux où les poissons  déjà pris ou effrayés). Peigner les zones vastes peut s’avérer intéressant. En plus, c’est le moment de la saison où elles sont le plus porteuses ! PÊCHE TRUITES OUVERTURE.9 pêche truite début de saison

Dans les coups vastes, les truites s’accommodent mieux de la pression de pêche.

Les postes difficiles d’accès 

Quand il y a beaucoup de concurrence, appliquez-vous à faire ce que vos confrères ne font pas (ou mal). Pêchez les bordures éloignées et encombrées, qui nécessitent des lancers précis et une tenue de canne irréprochable pour passer creux. Recherchez les coups tordus, discrets, sous les branches basses et abandonner au contraire les postes évidents et accessibles si vous vous sentez précédé ! PÊCHE TRUITES OUVERTURE.10 pêche truite début de saison

Un coup difficile à aborder techniquement, souvent salutaire le samedi après-midi pour celui qui parvient à y lancer sa ligne !

Si ces quelques pistes d’ordre stratégique pourront, je l’espère, vous aiguiller vers une destination attractive, il faudra également piocher la bonne canne dans votre fagot ! A moins d’être d’un pêcheur exclusif (ce qui n’est pas forcément judicieux en début de saison où l’adaptabilité est un critère important de réussite), le panel de techniques qui s’offrent à vous impose des choix… Nous verrons ce qui les dicte dans un prochain article ! A bientôt Simon SCODAVOLPE

Le montage de la ligne et plombée en particulier est à la pêche de la truite au toc ce que le bas de ligne est au moucheur, c’est-à-dire l’élément de la ligne qui influence le plus la présentation de l’appât (les pêcheurs au coup, bien représentés sur Garbolino.fr connaissent aussi son importance). Si la tentation est grande pour le débutant de suivre aveuglément les formules toutes-faites de montages rencontrées dans les revues ou autre,  il est infiniment plus fructueux en vue d’une réussite pérenne de comprendre comment procéder et réaliser son propre montage pêche au toc. Ces formules miracles aux yeux du profane ne sont valables que dans certains cas particuliers. Or, la construction de la plombée doit rester très dépendante des conditions du moment, et ne peut se réaliser efficacement qu’au bord de l’eau. De plus, cette démarche doit rester personnelle car la tenue de canne influence aussi considérablement la présentation de l’appât. Ces deux notions (plombée/tenue de canne) vont de paire. En la matière, chaque pêcheur a ses habitudes, son style, qu’il est important de se forger en débutant.

Une approche pragmatique de la plombée

Le discours éculé rabâche qu’il faut tenir compte de 3 paramètres principaux pour construire son montage de pêche au toc et sa plombée : le couple vitesse/profondeur, la saison, et le type d’appât. Je vous propose ici une autre approche, plus pragmatique, qui met en relation les 4 caractéristiques de la plombée, leurs influences respectives sur le comportement de la ligne sous l’eau, et les conditions de pêche qui dictent la façon de les régler.  L’enfilade de plombs qui orne le bas de ligne possède 4 caractéristiques essentielles amenées à varier :
  • La dégressivité
  • Le poids
  • La densité
  • La distance à l’hameçon
Détaillons chacune d’elles pour comprendre comment les modifier :

1. La dégressivité du montage pêche au toc: toujours nécessaire ?

Le caractère dégressif de la plombée désigne la diminution du poids à mesure que l’on se rapproche de l’hameçon. Il s’obtient de deux manières souvent couplées :
  • En optant pour une taille de grain décroissante de haut en bas (la masse d’un plomb étant inversement proportionnelle à son numéro).
  • En augmentant la distance entre eux dans le même sens.
Cette dégressivité permettrait à l’appât de se présenter en premier à la truite. Comme expliqué dans l’article « toc : entre mythes et réalités », cette théorie très alléchante sur le papier, est loin de se vérifier au fond de l’eau. Néanmoins, cette structure produit d’autres effets intéressants : par exemple, le fait d’alléger la base de l’enfilade diminue la résistance que rencontre la truite quand elle saisit l’appât, ce qui favorise sa préhension. Ceci est particulièrement opportun lorsque le volume d’eau nécessite une plombée lourde ou plus généralement, lorsque les poissons se montrent circonspects.

Pour la pêche amont en torrent

  • (lorsque le pêcheur relève la canne pour accompagner la ligne qui redescend vers lui).
  • Il est bon de simplifier au maximum le montage : j’opte en général pour 4 plombs (qui apportent plus de souplesse que 3 tout en étant moins encombrants que 5 dans les postes restreints) du même numéro.
  • Dans 90% des cas en petite rivière, mon bas de ligne comporte 4 plombs n°6, 4 plombs de 7 ou 4 plombs de 8 selon le débit.

Pour la pêche aval en grands cours d’eau

  • Je conserve la  structure dégressive pour les raisons précédemment évoquées.
  • La lame d’eau étant plus importante, le nombre de plombs peut alors grimper jusqu’à 6 ou 7.
  • En particulier si une plombée lourde et étalée est nécessaire (nous verrons ensuite les conditions dictant ce choix), tout en utilisant au maximum 4 numéros différents pour faciliter la construction (par exemple un plomb de touche n° 6 si le plus gros est un n°3).
Peche au Toc construire sa plombée.2

En torrent, la simplicité est de rigueur : 4 plombs du même numéro suffisent.

 2. Le poids total :

Le poids total de la plombée (ou la masse plus exactement, pour les scientifiques tatillons) est conditionné par la profondeur et la force du courant. A ce niveau, aucune recette miracle. Seule l’intuition dicte votre choix et elle s’acquiert avec l’expérience. Si le néophyte procède par essais, le pêcheur au toc plus expérimenté est capable de définir approximativement le grammage à utiliser par simple observation du cours d’eau. Le but est de faire dériver l’appât près du fond, sans (trop) couper les veines de courant. Après avoir défini la masse de la plombée d’ensemble  – fondée comme son nom l’indique, sur le couple vitesse/profondeur moyen du secteur et non sur un poste particulier –  il faudra compenser les fluctuations du couple des coups rencontrés par un ajustement de la tension de la bannière.

Passer creux ou pas?

Pour passer creux au niveau des postes un peu plus courants et/ou profonds que ceux ciblés par votre plombée d’ensemble, lancez légèrement plus en amont et donnez plus de mou dans la bannière lors de la dérive. Cet ajustement est suffisant dans la majorité des cas, et vous évite de perdre du temps à modifier votre montage. Au contraire, pour ne pas accrocher dans les coups plus lents et/ou moins profonds, tendez un peu plus la bannière dès l’impact de la ligne sur l’eau.
Peche au Toc construire sa plombée.3

Apprendre à définir en un clin d’œil le poids de la plombée d’ensemble s’acquiert avec l’expérience.

 J’utilise toujours la plombée la plus légère possible (en laissant un léger mou dans la bannière) relativement à la masse d’eau, de façon à minimiser les ratés au ferrage, fréquents en cas de tension excessive de la ligne.

3. La densité :

La densité de la plombée, à ne pas confondre avec le poids, désigne la capacité du montage à couler plus ou moins rapidement. Elle est conditionnée l’étalement de la plombée. Cet étalement est dicté par la distance dont dispose la ligne pour se mettre en place (c’est-à-dire la distance entre l’endroit où elle perce la surface et l’endroit  où elle atteint le courant de fond), étroitement dépendante de la profondeur et de la taille des postes.
Prenons deux exemples littéralement opposés pour illustrer le propos :
  • Pour prospecter les belles veines de courant laminaire en grands cours d’eau, la gestuelle consiste à lancer légèrement en amont de sa position pour que l’appât parvienne au fond en face de soi. Ainsi, le montage dispose de plusieurs mètres pour se mettre en place. La plombée peut donc être étalée, en vue d’obtenir un comportement naturel durant le reste de la dérive aval. De plus, le fait d’étendre suffisamment la plombée lorsqu’on pêche lourd (disons à partir de à 0,5 gr) réduit le risque d’accrochage.
  • Pour une pêche amont dans des petits coups en torrent, votre montage n’a que quelques centimètres pour arriver au fond. En présence de postes miniatures, tout se joue très rapidement, surtout lorsque la distance de stimulation des truites est faible, comme c’est le cas dans l’eau froide du début de saison. Quelques centimètres de trop pour se retrouver au fond et votre appât se voit déjà projeté derrière la position du poisson. J’insiste particulièrement sur ce point car il arrive fréquemment que le débutant passe à côté du sujet. Au-delà de l’utilisation d’une plombée resserrée, il faut veiller à la précision du point d’impact de la ligne sur l’eau et à détendre la bannière pour faciliter la descente.
Peche au Toc construire sa plombée.34jpg

Pour les veines laminaires profondes, une plombée étalée sur une trentaine de cm se justifie…

Peche au Toc construire sa plombée.5jpg

… au contraire en torrent, utilisez une plombée concentrée pour faire couler rapidement l’appât !

J’utilise toujours la plombée la plus étalée possible, relativement à la distance dont elle dispose pour parvenir au fond, car cela confère à la ligne un comportement plus naturel durant la dérive.

4. La distance à l’appât :

La distance du plomb de base à l’hameçon influence la liberté octroyée à votre appât, c’est-à-dire l’amplitude des mouvements qu’il effectue autour de la plombée. Elle se règle en fonction de :

La densité de l’esche

Pour les appâts denses tels que le ver de terre, nul ne sert de rapprocher exagérément le lest. Ayant une bonne aptitude naturelle à rejoindre le fond et s’y maintenir, il gagne à conserver une relative liberté. (toujours dans un souci de présentation et de favoriser l’aspiration des truites). Au contraire, si vous utilisez des appâts ayant tendance à voler (comme la teigne), mieux vaut les brider suffisamment pour ne pas les décoller. Le plomb de base pourra donc être approché à moins de 10 cm de l’esche.

L’humeur des truites

Si vous ciblez l’abord des caches pour déclencher des touches, l’appât doit être fermement maintenu dans le champ de vision du poisson. L’esche doit donc rester au ras du fond. Misez dans ce cas sur une plombée basse. Au contraire, lorsque les truites sont postées dans les radiers, une mobilité supérieure renforce l’attractivité de l’appât ; dans ce cas, étalez la plombée pour allonger la phase d’immersion. A la manière d’un moucheur qui utiliserait des nymphes ébouriffées pour valoriser cette phase. La distance du plomb de base à l’hameçon et l’étalement de la plombée varient souvent dans le même sens. Si ces mêmes poissons produisent des touches fines, éloigner le premier plomb de l’esche favorise la prise en bouche par la même occasion ! J’utilise toujours la plombée la plus proche possible de l’hameçon, de façon à m’assurer que l’appât se présente bien au fond, position privilégiée des truites.
Peche au Toc construire sa plombée.6

La distance du premier plomb à l’appât définit son degré de liberté sous l’eau.

Peche au Toc construire sa plombée.7

Dans les petits coups en ruisseaux, le plomb de base se situera à une dizaine de cm de l’esche.

La construction de la plombée reste un choix crucial du montage pêche au toc. Toutefois, les réflexions qui l’accompagnent ne doivent pas occulter celles d’ordre stratégique auxquelles le néophyte accorde parfois trop peu d’importance… La communication autour du toc a érigé la plombée au rang de premier critère de réussite… Si je suis loin  de partager cet avis, il faut quand même avouer qu’on ne peut pas faire sans ! A bientôt Simon SCODAVOLPE

Vous recherchez une canne truite aux appâts naturels? Les produits de la gamme EXTREME Appât Naturel sont devenus au fil des ans des références en termes de cannes truite au toc type Appâts Naturels : finition sobre et classe, fibre de carbone haut module, anneaux Fuji, autant de caractéristiques qui font de ces produits de véritables bijoux. La déclinaison pertinente en 3 tailles de puissances différentes permet de faire face à une demande variée, à la fois en termes de type de milieu et de taille de truites convoitées. Voici les caractéristiques de chaque modèle :

L’EXTREME Appât Naturel 3.20 m :

Le modèle le plus court de la gamme est un véritable fleuret, très maniable et parfaitement adapté aux pêches courtes et rapides en torrent, dans le plus pur style pyrénéen, berceau de la technique toc fine et subtile (moi chauvin ?). Si la longueur est un peu juste pour les pêches lourdes et profondes du début de saison (qui nécessitent un bras de levier assez conséquent pour passer creux), cette canne truite devient un formidable outil lorsque les ruisseaux retrouvent un niveau normal. La réserve de puissance n’est pas exagérée. L’action est rapide sans excès de raideur en pointe, toujours néfaste pour lancer sans effort quelques dixièmes de gramme dans les minces filets d’eau. Si la mode actuelle tend à élargir l’utilisation des cannes de moins de 3.50m, il convient de rester critique face à cette évolution. En effet, dès qu’il s’agit de pêcher aval à grande distance, tout manque de longueur expose à un passage décollé de l’appât, qui le rend souvent inopérant. C’est uniquement en été que l’on peut se permettre d’incliner vraiment la bannière. Le fait d’augmenter la partie immergée de la ligne offre un appui supérieur au courant. Cela favorise la présentation lorsqu’il n’est pas très puissant. En dehors de ce cas particulier, dès que la largeur du cours d’eau autorise les dérives avals, mieux vaut se tourner vers des longueurs supérieures : Exrême Trout AN Simon Scodavolpe.2 canne truite appâts naturels

L’EXTREME Appât Naturel 3.50 m :

Cette longueur de canne vous donne l’amplitude de pêche nécessaire à l’exploration des rivières moyennes (environ 15m de large) aux coups variés. La diversité des postes de ce type de biotope (qui les rend si intéressants d’un point de vue stratégique) conduit à diverses approches. Ainsi, on est amené à pêcher successivement plein amont, trois quart amont, ou aval au niveau des zones les plus élargies. Une canne truite polyvalente, tant en termes de longueur que d’action, est requise : elle doit être assez rapide et maniable pour tenter les coups tordus sous les branches, tout en étant assez longue pour contrôler efficacement la dérive si une belle plage se dessine. Cette Extrême 3.50 remplit tout à fait à ce cahier des charges. Excellent point pour cette canne truite; le premier anneau est assez rapproché de la poignée, ce qui facilite l’enchaînement rapide des coups de ligne. Exrême Trout AN Simon Scodavolpe.3 canne truite appâts naturels

Les EXTREME Appât Naturel 3.90 m :

Les modèles les plus longs de la gamme se destinent aux pêches en dérives naturelles en grands cours d’eau. Dans les milieux vastes, une longueur de 3.90m apparaît comme un bon compromis pour accompagner la ligne à distance (parfois à plus de 10m) tout en gardant un certain confort d’utilisation. Les matériaux haut de gamme qui composent ces Extrême leur confèrent un poids contenu. Et surtout un excellent équilibre (caractéristique impactant le plus le confort). Les différences de puissance des 3 modèles les rendent plus ou moins spécifiques : Exrême Trout AN Simon Scodavolpe.4
1 longueur 3 modèles
  • 3.90m, 3 brins Medium : C’est LA polyvalence incarnée. Si l’on désire investir dans un seul modèle de 3.90m pour pêcher efficacement toute l’année, c’est celui-ci qu’il faut choisir. En effet, l’action de la canne, tout en compromis, permet de faire face dans les pêches lourdes du printemps. Ceci, sans pénaliser les lancers de plombées plus légères à mesure que la saison avance. La puissance moyenne lui donne suffisamment de répondant sur les gros poissons, sans anéantir le plaisir de capture de truites plus modestes.
  • 3.90m, 5 brins Medium : Même si la puissance annoncée est la même que celle du modèle précédent. Elle se révèle bien plus importante sur le terrain. Dès la prise en main, on ressent cette réserve impressionnante sur le bas du blank. Elle se destine donc à la traque des grosses truites dans les masses d’eau volumineuses. Toutefois, puissance n’est pas ici synonyme de raideur, l’action est assez progressive. Lors de combats musclés, la courbure formée est harmonieuse. On ne bute pas dans le dur de façon brutale, ce qui limite le risque de décrochage.
  • 3.90m, 5 brins Light : Comme son nom l’indique, ce modèle trouve son apogée dans les pêches légères post-fonte des neiges. Pour lancer des appâts légers sur des lignes fines, vous aurez besoin d’une certaine douceur d’action. Cette relative souplesse (qui ne devient pas mollesse grâce à un nerf suffisant) permet de ne pas détériorer les larves aquatiques qui excellent lorsque les truites sont sélectives en période d’étiage : c’est la canne à toc à emporter durant vos pérégrinations estivales.  Avec son encombrement minime, elle pourra se glisser partout !

Pour conclure sur cette série de canne truite appâts naturels

Voici quelques pistes à suivre; pour éviter les erreurs au moment de choisir une référence parmi cette gamme de produits complémentaires. Le budget nécessaire est assez conséquent. Mais vous avez là l’assurance d’investir dans du matériel haut de gamme, léger et solide… ce qui en fait toute la rareté ! A bientôt Simon SCODAVOLPE