Simon Scodavolpe, auteur sur Garbolino - Page 4 sur 4
Menu
Home Authors Posts by Simon Scodavolpe

Simon Scodavolpe

mm
26 POSTS 0 COMMENTS
Spécialiste pêche à la truite, vairon manié, mouche et pêche au toc pour Garbolino.fr

0 1648

Pêche de la truite dans les Alpes de haute Provence. Où? c’est évident pour Simon Scodavolpe.

La vallée de l’Ubaye, entre les massifs du Mercantour et des Ecrins, présente une formidable diversité en termes de coins de pêche des Salmonidés. Tous les types de milieux y sont représentés. Le caractère préservé de son environnement, la douceur du climat et ses populations de truites, en font une destination de tout premier choix en France.

Voici une liste non exhaustive des coins de pêche incontournables de la vallée :

L’Ubaye artère de la pêche de la truite dans les Alpes de haute Provence:

Des sources au Pont du Châtelet :

Le terminus de la D25 qui longe l’Ubaye dans sa partie amont se situe au niveau du village de Maljasset (1890 m). La suite de la remontée se fait à pied, par le GR qui mène au lac du Longet à 2641m. Vers 2000 mètres, vous atteignez un plateau marécageux encerclé de hauts sommets : le Plan de Parouat. L’Ubaye y coule paisiblement et se divise en plusieurs bras secondaires qui serpentent aux travers de buissons. L’APPMA de Barcelonnette a eu la bonne idée d’introduire du saumon de fontaine, espèce parfaitement adaptée à ces hautes altitudes. Il est très ludique de tenter ces poissons à la mouche à vue, car ils sont volontiers gobeurs !

L’Ubaye, du pont du Châtelet à la confluence de l’Ubayette :

A la sortie du plateau vers 1900 mètres d’altitude, la rivière s’engouffre dans une portion plus tumultueuse jusqu’à la confluence avec l’Ubayette où elle adopte un profil type de rivière de montagne caillouteuse. D’une largeur de 4 à 5 mètres en début de vallée, elle atteint une bonne dizaine de mètres en aval de Saint-Paul-sur-Ubaye, pittoresque village montagnard. Elle présente des coups multiples et variées. C’est à ce niveau que débutent les descentes en Kayak, activité nautique très pratiquée en été avec laquelle il faudra composer. Mouche, toc et ultra léger sont praticables à votre guise !

De la confluence avec l’Ubayette à Barcelonnette :

Les quelques kilomètres entre la Condamine et Jausiers sont très intéressants : l’Ubaye atteint à ce niveau une quinzaine de mètres de large et présente des coups plus vastes nécessitant une lecture d’eau plus subtile qu’en amont. Il faudra toutefois prendre le soin d’éviter les quelques parties dépourvues de caches, où la configuration devient uniforme et le substrat constitué uniquement de galets ; mieux vaut chercher les ruptures de pente et les secteurs tortueux. De jolis coups sont très agréables à prospecter au toc façon pyrénéenne, en dérive naturelle !

L’Ubaye en aval de Barcelonnette :

En aval de Barcelonnette, la rivière alterne grands pools et secteurs à blocs bouillonnant. L’Ubaye ayant reçu les eaux de nombreux affluents, elle présente un fort débit durant la majeure partie de la saison. A noter qu’il existe un secteur à l’amont du lac de Serre-Ponçon accessible par le pont de la D954, où l’on progresse dans de longues gorges très sauvages et totalement inaccessibles en amont. Pour pouvoir s’y aventurer sans danger, il faut souvent attendre la fin du mois de juillet. Sur ces secteurs avals, la qualité des poissons reste bonne, et ils répondent très bien aux leurres, autant en profiter !

ubbaye 1 leurre Les Alpes de Haute Provence sont magnifique pour la pêche de la truite. Découverte de la vallée de l'Ubaye et de ses affluents. toc mouche vairon manié

Truite de l’Ubaye aval

Des Affluents de qualité : L’Ubayette 

L'Ubayette

L’Ubayette est le premier affluent conséquent sur le cours de l’Ubaye qu’elle rejoint 6 kilomètres à l’aval de Saint-Paul-sur-Ubaye. Ce cours d’eau peut être divisé en deux parties distinctes : la partie amont à l’amont du village de Larche présente un profil assez plat, où l’eau s’écoule paisiblement dans les près. Ce secteur devient rapidement maigre à la belle saison et convient mieux au printemps. La partie la plus intéressante se situe entre Larche et l’amont de la réserve de Meyronnes, où plusieurs ruptures de pente vous attendent. Les coups y sont variés et nombreux. Toutes les techniques sont ici praticables !

ubbaye 2 Les Alpes de Haute Provence sont magnifique pour la pêche de la truite. Appâts Naturels Découverte de la vallée de l'Ubaye et de ses affluents. toc mouche vairon manié

Truite de l’Ubayette

Le Bachelard :

Le Bachelard Les Alpes de Haute Provence sont magnifique pour la pêche de la truite. Découverte de la vallée de l'Ubaye et de ses affluents. toc mouche vairon manié

Descendant tout droit des premiers contreforts du Mercantour, le Bachelard est longé par la route menant au col de la Cayolle, très fréquentée par les cyclistes durant l’été. Toutefois, l’accès demeure difficile sur la majeure partie de son cours : si la D902 flirte avec la rivière sur quelques kilomètres en amont d’Uvernet, le Bachelard s’encaisse rapidement dès l’entrée des gorges. Le Bachelard est l’archétype du torrent de montagne préservé des agressions humaines, bénéficiant d’un excellent recrutement en juvéniles. La pyramide des âges est parfaitement respectée et le nombre poissons impressionnant. Malgré une altitude importante, la taille moyenne des truites est très correcte.

Les autres; En plus de ceux cités précédemment, le torrent d’Abriès, la Baragne, le Parpaillon offrent également de bonnes possibilités. N’hésitez pas à leur rendre visite !

Les lacs de montagne :

La vallée de l’Ubaye possède également une vingtaine de lacs de montagne régulièrement alevinés. Ils présentent l’intérêt majeur d’être situés à des altitudes très différentes, ce qui permet au pêcheur/randonneur de trouver un parcours favorable quelque soit le moment de la saison. Ainsi, les lacs situés autour du Lauzet aux alentours de 2000 mètres sont à privilégier à l’ouverture. Plus tard, tout devient possible : Entre les ombles chevaliers des Rouyres, les truites du Lauzanier (intéressant parcours patrimonial situé aux sources de l’Ubayette) et les cristis du Lac vert des Houerts, vous n’aurez que l’embarras du choix ! Pour moi, la perle de la vallée reste le splendide lac des 9 Couleurs qui contient de très beaux cristivomers, malgré une altitude record de 2841 mètres !

Bonne pêche de la truite dans les Alpes de Haute Provence.

Hébergement :

Le gîte étape de l’Eterlou, situé à la sortie de Barcelonnette (en se dirigeant vers l’amont de la vallée) est l’endroit idéal pour une étape de quelques jours en Ubaye. Vous y séjournerez dans un cadre superbe, tout en dégustant des produits locaux !

http://www.ubaye-gite-hote-barcelonnette.fr/

Villevielle – 04400 Faucon de Barcelonnette

Tèl : 04 92 36 15 78 / 06 13 44 20 86

Email : serge.bardini@sfr.fr

Contact APPMA :

Christian Calvignac

http://www.truitedelubaye.fr/

LA TRUITE DE L’UBAYE

Christian Calvignac

47 avenue des 3 frères Arnaud

04400 Barcelonnette

Téléphone : 0492812582/0681982110

Email : contact@truitedelubaye.fr

 

0 2234

La pêche de la truite en lac de montage lance une nouvelle saison. A la belle saison, les lacs de montagne ouvrent de nouveaux horizons aux pêcheurs de truites. Après un long hiver passé sous la glace, les poissons peuplant les lacs d’altitude (truites fario, saumons de fontaine, ombles chevaliers, cristivomers…) profitent de la brève explosion de vie qui s’offre à eux.

Le moment clé de la pêche de la truite en lac de montagne se situe dans les semaines qui suivent le dégel des lacs.

Durant cette période, l’eau commence à se réchauffer, les chaînes alimentaires redémarrent et offrent une manne de nourriture aux salmonidés. Ils sont alors agressifs et peu sélectifs, la pêche au vairon mort manié est l’une des meilleures techniques pour débuter la saison.

Plus tard, alors que la température de l’eau atteint la quinzaine de degrés en surface, leur régime alimentaire devient plus discriminant et il faudra affiner les techniques : c’est le moment de les tenter à la mouche fouettée ou avec de petits appâts vivants (sauterelle en particulier). La plupart des poissons proviennent de piscicultures (ils sont introduits au stade d’alevin), et ils gardent une certaine agressivité et réagissent donc très bien aux leurres, en particulier sur des poissons nageurs type Jerkbait.

Dans le même esprit, il est important de faire tourner les appâts (teigne ou vers) à la récupération lorsqu’on pêche à la bombette. De façon générale, les techniques actives permettant de couvrir pas mal de terrain, elles sont plus régulièrement efficaces que les pêches au posé.

Pêche de la truite en lac de montagne : oui, mais ne pêchez pas n’importe où !

En lacs de montagne, l’apparente uniformité peut dérouter l’adepte de la pêche en eaux vives. Toutefois, ces milieux nécessitent une lecture d’eau particulière, car les Salmonidés occupent ici aussi des postes de chasse et des postes de repos. Au début de la partie de pêche, cherchez les poissons au niveau des zones de chasse telles que :

  • Les arrivées d’eau : elles créent un apport de nourriture non négligeable, surtout si les sources sont éloignées, ou si le tributaire provient d’un autre plan d’eau situé au dessus.
  • Les berges en pente douce : les poissons croisent souvent à ce niveau à la recherche de nourriture, parfois très près du bord.
  • Les hauts fonds : ces zones en marge des grands profonds sont souvent riches en insectes aquatiques et attirent les salmonidés actifs.
  • Les anses : ces endroits sont excellents en cas de vent rentrant.
  • Les déversoirs : ceux qui forment un entonnoir sont les meilleurs car ils canalisent les proies des truites.
  • La berge battue par le vent : Les insectes présents en surface se concentrent à ce niveau, alléchant par la même les truites gobeuses !

Si ces postes ne rapportent pas de touche, il convient d’aller solliciter les salmonidés au cœur de leur refuge. Les zones de repos sont principalement :

  • Les éboulis rocheux : ils constituent d’excellentes caches ombragées et appréciées des salmonidés lorsque le soleil est au zénith.
  • Les zones d’ombres : créées par les rhododendrons rivulaires ou des anfractuosités rocheuses, elles sont accolées à la berge et requièrent une approche discrète.
  • Les zones d’herbiers : présentes dans certains plans d’eau de moyenne montagne, elles abritent souvent des truites en maraude. Le couvert végétal apporte de l’ombre et permet le développement d’une faune aquatique dense.

Vos cibles en pour la pêche en lac de montagne :

L’un des avantages majeurs du milieu lacustre réside dans la possibilité de capturer différentes espèces de salmonidés. Voici les principaux poissons rencontrés :

La truite fario : C’est le poisson classique recherché par la majorité des pratiquants. La truite est un poisson très éclectique en lac, pouvant chasser diverses proies (vairons, insectes, larves) à tous les étages. Toutes les techniques sont donc susceptibles d’être efficaces, selon les conditions rencontrées !

Le saumon de fontaine : Introduit dans les plans d’eau de l’étage nival, il y fait preuve d’une meilleure aptitude à la croissance que la truite. Très bon client à la mouche fouettée, le saumon de fontaine affectionne particulièrement la frange littorale où il chasse ses proies de façon opportuniste.

 La truite arc-en-ciel : malgré une image entachée par sa forme triviale de truite portion, l’arc-en-ciel est un fantastique poisson pour promouvoir l’halieutisme en lac. Sa défense opiniâtre au bout de la ligne ravira le pêcheur-randonneur et son tropisme alimentaire de surface en fait la cible idéale du moucheur !

L’omble chevalier : apprécié des pêcheurs gourmets, l’omble chevalier est un poisson grégaire affectionnant les fosses profondes (jusqu’à plus de 20 mètres) où il trouve des eaux froides et oxygénées. Le pêcheur devra donc les rechercher souvent profondément et à grande distance, au vairon manié ou à la bombette.

Le cristivomer : poisson méconnu du profane, le cristivomer est un omble originaire du Canada. De par sa durée de vie, il peut atteindre des tailles respectables (les grands lacs profonds restent son biotope favori). Actif dès le dégel, il fréquente alors les bordures qu’il abandonne dès le réchauffement des eaux, au profit des fosses, où il reste pêchable au vairon mort manié.