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La saison de pêche de la truite vient déjà de s’achever dans la plupart des départements réciprocitaires français. Après un printemps et un mois de juillet relativement maussades (si l’on excepte quelques furtifs épisodes de chaleur en juin), les niveaux des cours d’eau de montagne des Alpes du Sud sont restés globalement tendus durant la première partie de l’été. Par la suite, un mois d’août très sec  a permis de retrouver des conditions plus conformes aux normales saisonnières, à savoir une eau bien réchauffée (dépassant 14°C en fin de journée dans les cours d’eau principaux) et des débits faibles.  Ce sont les conditions estivales (somme toute assez difficiles) que j’ai rencontré début septembre, lors de mes 2 excursions dans la haute vallée du Verdon (dont les parcours feront l’objet d’un article spécifique dans la rubrique « coins de pêche ») ;  elles ont nécessité un affinage considérable des techniques de pêche : La première venue, en famille, fut dédiée à une exploration des lieux nouvellement découverts, en prévision de la traditionnelle sortie annuelle que j’organise avec les autres pêcheurs de la revue Salmo. En cette première semaine de septembre, les truites se sont montrées actives mais sélectives. Leur qualité et leurs robes attrayantes, fruits d’une gestion patrimoniale tout à fait efficace, ont compensé leur taille modeste (nul doute que les eaux fortes du printemps nous aurait rapporté des spécimens d’un tout autre calibre, vue la capacité d’accueil du Verdon à ce niveau). Les teignes (à condition de les choisir petites) ont été prisées lors des coups du matin (jusqu’à 10h) durant lesquels les farios étaient bien postées dans les veines de courant. Dès l’apparition du soleil (et de la chaleur), elles devenaient quasiment imprenables au toc mais restaient capturables à la mouche artificielle (il faut dire que nous n’avions pas de nymphe ni de mouches naturelles pour continuer à pêcher avec nos extreme trout…), elles se sont même montrées franchement gobeuses sur les affluents. Dès le début de la semaine, nous avons opté pour la stratégie suivante : coup du matin et du soir sur le Verdon (moments coïncidant avec une température d’eau correcte), et milieux de journée sur les affluents à altitude supérieure pour y trouver une ambiance plus fraîche et une eau plus brassée. Elle nous a plutôt bien réussi ; voici pèle mêle quelques images des cours d’eau du haut Verdon et de leur habitantes : SCODA1 SCODA2 SCODA3 SCODA5 SCODA6 SCODA7

Quelques poissons pris en sèche :

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Le week-end d’après, c’est avec Olivier Plasseraud, Olivier Grimal et Gilles Cousin de la revue Salmo que je reviendrai sur les lieux :

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Malgré un léger coup d’eau dans la semaine au passage d’une perturbation orageuse, les conditions sont restées assez similaires. C’est donc avec la même logique que nous abordons la pêche. Je retrouve mon compère Olivier Grimal pour une journée en duo. Ce dernier profite du samedi après-midi pour me démontrer (une énième fois) que la mouche naturelle n’a pas d’égal pour déclencher des truites très discriminantes, rechignant à s’emparer des esches traditionnelles (il a quand même attendu d’avoir une paire de truites maillées d’avance au compteur, avant de me proposer quelques unes de ses bébêtes diaboliques, me voyant sombrer dans un état de désappointement le plus total).  Ambiance de cette après-midi sur la Chasse, près de Colmars : SCODA11   SCODA12 SCODA13

A bientôt pour la deuxième partie du mois de septembre, dans le 05 cette fois, avec des températures plus froides et des poissons plus gros !

Simon SCODAVOLPE

       

L’omble de fontaine (Salvelinus fontinalis), appelé saumon de fontaine par abus de langage, est un poisson atypique à plus d’un titre. Originaire d’Amérique du nord (c’est la fameuse truite mouchetée au Canada), ce sympathique salmonidé a été introduit dans certains milieux de haute montagne où la truite peine à s’implanter. Souvent décrié à cause de cette origine outre-Atlantique, sa faible espérance de vie et les milieux pauvres qu’il fréquente ne lui permettent pas d’atteindre des tailles record, limitant l’intérêt des traqueurs de gros poissons. Personnellement, je retiens surtout sa plastique avantageuse, son assiduité à fréquenter la couche de surface (autorisant la pêche en sèche à vue), ainsi que son appétence naturelle. 2 Pour trouver l’omble de fontaine, il faut rechercher les endroits où il a été introduit (parfois avec succès puisque de nombreux cas de naturalisation sont recensés). En général, vous serez amené à monter au-delà de 2000m en torrent, et même jusqu’à plus de 2700m en lac ! 

En lac de montagne :

3 Dans les plans d’eau de haute montagne, le saumon de fontaine s’active quelques jours après le dégel, préférentiellement sur les bordures et au niveau des zones peu profondes, plus vite réchauffées. Au dessus de 2500/2600m, il s’alimente tout au long de la saison et devient la cible privilégiée du pêcheur randonneur au mois d’août, alors que les truites de l’étage inférieur deviennent rétives et sélectives. Le vairon mort manié est la technique phare en début de saison, en utilisant une monture plasseraud de 2 à 3 grammes. La pêche aux leurres qui mise sur l’agressivité est aussi toute indiquée, en particulier avec de petits jerkbait en taille 50. Le saumon de fontaine possède un tropisme alimentaire de surface, et gobe allègrement les insectes déplacés au gré du vent. La pêche à la mouche est ma technique favorite. Privilégiez les mouches à draguer (sedges en chevreuil et sauterelles en mousse) en présence de surface ridée, et affiner vos modèles si nécessaire en cas de pêche à vue (petits sedges sombres, culs de canard).

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En torrent de montagne :

5 Dans les ruisseaux caillouteux de haute montagne constituent un second biotope de choix pour l’omble de fontaine. Ils présentent des coups multiples et variés. L’eau y est souvent très froide et le milieu pauvre en ressources nutritives. Recherchez donc les poissons dans les amortis, et notamment les secteurs profonds où se concentrent les plus gros individus. Les zones moins pentues qui serpentent dans les pelouses alpines riches en insectes, où le courant s’assagit, sont appréciées des saumons. Mouche et toc sont praticables selon vos goûts. A la mouche, les modèles à haute flottaison (sedges tout chevreuil) assurent une visibilité suffisante dans ces eaux tumultueuses. Au toc, la teigne est un appât de choix. Utilisez des plombées basses et relativement concentrées.

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Bienvenu sur le site Garbolino (www.garbolino.fr). Nous sommes heureux de vous accueillir dans un espace complètement refondu ayant pour vocation à :
  • Etre un espace de partage et de convivialité dans lequel vous pourrez trouver la réponse à nombre de vos questions que ce soit sur du matériel, une technique en particulier, ou des analyses sur les compétitions les plus importantes en partageant avec nos champions les petits secrets de leur préparation et du déroulement des épreuves.
  • Vous permettre d’avoir accès à nos catalogues, vidéos, et autres dont les contenus ne vont cesser de s’enrichir dans les mois à venir.
Vous procurer conseils, trucs et astuces, prodigués par nos contributeurs que ce soit dans la pêche au coup et ses différentes techniques dans lesquels vous retrouverez :
  • Frédéric Castan  pour la pêche de la carpe sous toutes ces formes, coup anglaise feeder et pêche de la carpe à l’étranger.
  • Vincent Hurtes pour les pêches au feeder, compétition feeder, fondateur du site peche-feeder.com et spécialiste feeder à La Pêche et Les Poissons.
  • Michaël Picquard pour la pêche à la grande canne en particulier  des poissons blancs et carpes, fondateur du site net netpeche.com avec lequel il y aura toujours une vidéo sympa à partager.
  • Olivier Wimmer pour la pêche de pêche de compétition, grandes épreuves, et circuit international. Journaliste à la Pêche et les Poissons depuis 2005 Vice- capitaine de l’équipe de  France U18, il fait de nombreux voyages pêche à l’étranger et nous fera partager ses découvertes.
  • Simon Scodavolpe et Guillaume Chavanne pour la partie truite.
Nous tenons ici à remercier tous ces contributeurs pour leur formidable apport présent et à venir. Venez nous rendre visite régulièrement ce site fait pour vous a vocation à être enrichi continuellement.    

Retour en compagnie de Diego sur ce championnat où 36 pêcheurs se disputent le titre tant convoité de champion de France. Il s’agit de compétition évidemment, mais dans une ambiance faite de grands moments de partage et d’échanges toujours enrichissants et vraiment spécifiques aux championnats corpo !

Pas d’entrainement, mais l’Esprit Corpo est là !

Avec son emploi du temps professionnel chargé, Diego n’a pas le temps de s’entrainer et arrive sur place la veille du championnat. Il prend connaissance du lieu de pêche et découvre un étang peu profond et déjà quelques carpes montrent le bout du nez. Il glane quelques renseignements précieux auprès des pêcheurs locaux qui lui confirment la présence de carpes et carpeaux, ainsi que des gardons et des poissons chats en nombre. Les copains  ayant déjà pêché l’étang partagent volontiers leurs impressions avec lui, c’est ça aussi l’Esprit Corpo !

Trois secteurs différents

La configuration du parcours voit se dessiner trois secteurs différents formant un U. Un secteur se trouve sur la digue. C’est le plus profond et il semble abriter quelques gros poissons. Un autre coté route et un coté plage paraissent plus enclin à une pêche de chats et de petits poissons. varzy 1

Un bon départ…Dans la douleur !

Diego décide d’entamer le match prudemment avec une amorce à gardons classique brune et légèrement collante (Rameau d’Or étang + Gardon). Il se voit attribuer le secteur route au numéro 11 qui semble être enfermé par la proximité de l’autre secteur. Ses impressions ne l’ont pas trompé. Il démarre sur une pêche de gardons, mais rapidement son amorce est envahie de petits poissons chats. Il essaye de combler leur faible taille par le nombre et parvient en prime à trouver de plus jolis gardons en propulsant sa ligne au-delà de l’amorce. Au final il remporte sa zone avec un peu moins de 4 kg, mais déjà les mains douloureusement piquées par les petits chats. Au moment de remballer, l’échange d’impressions sur la pêche confirme que l’amorce attire les chats en priorité et que, comme l’a prouvé un de ses voisins, l’agrainage à l’asticot attire les beaux gardons au-delà de la zone amorcée. varzy 2

2ème manche : Envahi de petits chats ! 

Les résultats de la veille confirment la  présence de quelques gros poissons dans cette la partie de l’étang près de la digue et surtout de poissons chats dont la taille semble plus intéressante. Diego décide d’enrichir l’amorce en y ajoutant du tourteau de maïs fin mais fait l’erreur, qu’il comprendra trop tard, d’y incorporer du fouilllis lors de l’amorçage de départ. A nouveau, c’est l’invasion de petits chats. Il se voit contraint d’augmenter considérablement la taille de l’esche (crevette + vers de terre) pour essayer de prendre les plus gros spécimens. Mais les décroches sont nombreuses et la perte de temps considérable. Même si Diego limite la casse en finissant 4ème, le résultat est sans appel : Il est battu par des voisins ayant sélectionné les plus gros chats.

3ème manche décisive

Le repas du dimanche midi est l’occasion pour tous de se retrouver dans la bonne humeur, mais les prétendants au maintien et au titre évidemment n’oublient pas l’enjeu et chacun se renseigne sur la pêche du secteur concerné. Diego fait part sans retenue de ses impressions et de son erreur aux pêcheurs qui le sollicitent. De son coté, pour la dernière manche c’est une pêche de gardons à 11 mètres qui l’attend. L’idéal étant de pouvoir prendre un ou deux gros poissons qui feront la différence à la fin. Et en effet, Diego effectue une pêche de gardons rapide à laquelle il excelle et réussit à mettre à l’épuisette ces quelques précieux carpeaux grâce entre autre, à une longueur d’élastique bien adaptée (sur 3 éléments). Cette réserve est sécurisante pour  prétendre mettre au sec des beaux poissons. L’agrainage d’asticots pendant cette manche lui permit de maintenir les poissons pas trop loin de l’amorce, sans non plus les faire fuir lorsque les carpeaux arrivaient sur le coup. Il parvient ainsi à prendre ces 4 ou 5 carpeaux de 300 à 500 gr alors que ses voisins se voyaient perdre ces précieux poissons bonus. Il remporte ainsi le secteur encore une fois.

Un titre de plus

Diego remporte le championnat de France pour la 2ème année consécutive avec 6 points ! varzy 3 A noter les excellentes performances des pêcheurs Garbolino présents : Willy Beauventre (8ème) Henri Hanquet (12ème) et Guy Baudouin (20ème) qui se maintiennent tous en 1ère division. Ils défendront leurs places l’an prochain sur les terres de votre serviteur puisque j’organiserai la 1ère division l’an prochain en Alsace. Affaire à suivre …
Willy Beauventre

Willy Beauventre

Henri Hanquet

Henri Hanquet 

Guy Baudouin

Guy Baudouin

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Matériel employé par Diego

Elastiques 0,8 et 0,9 Solid CLX Garbolino installés sur 3 éléments Canne G- MAX Diamant et M1  

Championnat d’Europe 2014 – DIEGO DA SILVA Vice-Champion individuel   Le canal de Hensies-Pommeroeul à Bernissart (Belgique) est large d’une petite centaine de mètres et profond de 5 mètres. Ses berges bétonnées et rectilignes sont idéales pour accueillir une épreuve de cette envergure. Diego Da Silva revient sur ce championnat.   Stratégie Dès les premiers jours d’entrainement, les pêcheurs de l’équipe de France ont misé sur une pêche à l’anglaise au coulissant à une distance d’au minimum 40 mètres avec dans l’optique de ne surtout pas pêcher plus court que ses voisins. La pêche à la grande canne s’avérait rapidement inutile. Seul repli possible : Une pêche de bordure à  5 mètres où l’on pouvait espérer prendre quelques perches et gobies. Mais rien ne pouvait concurrencer la pêche à l’anglaise car les brèmes prises à distance pouvaient atteindre les 3 kg. La semaine d’entrainement a servi à affiner les réglages en essayant d’être le plus précis à l’amorçage ainsi qu’au rappel. La précision était la clef de la réussite et arriver à capturer des brèmes chaque jour des entrainements était pour tous les français un gage de confiance. En effet toutes les équipes n’y parvenaient pas. La pêche s’avérait délicate et c’était un redoutable jeu de patience et de concentration pour les nerfs qui se dessinait. diego europe 1 Le travail de précision toute la semaine d’entrainement. L’amorce était constituée de 2kg d’amorce à brème puis complétée par de la terre de somme noire.    La première manche Le tirage au sort de la première manche attribua une aile à Diego. Une aile théorique puisque le plus gros numéro du secteur D jouxtait malheureusement le numéro 1 du secteur voisin. Mais très rapidement, Diego réussit à prendre une grosse brème. Cette prise rassurante lui permit de bien se concentrer et il finit par en prendre 3 autres grosses pour un total d’un peu moins de 10kg synonyme de victoire de secteur. Au soir de la 1ère manche, l’équipe de France pointe à la deuxième place du classement.   diego europe 2 Seconde manche Diego est placé au numéro 16 du secteur A où après une analyse rapide des résultats de la veille, on s’aperçoit que les petits numéros du secteur avaient largement dominé. Mais Diego adopte exactement la même tactique et technique que la veille avec un amorçage à 42 mètres à l’anglaise et quelques boules de terre à 6 mètres au cas où la situation se révélerait vraiment catastrophique. Mais encore une fois, Diego réussit à prendre un gros poisson, encore une brème de 3kg, au bout d’une demi heure seulement. Viendront s’ajouter au fil des heures, quelques autres poissons plus petits, des plaquettes, quelques ides et une carpe providentielle dans les toutes dernières minutes du match. Les petits numéros du secteur ont pris du poisson, mais Diego finit quand même 3ème du secteur.   diego europe 3

Un espoir de podium individuel est encore permis. Il faut attendre la pesée de tous les secteurs et le résultat final pour savoir qu’avec 4 points, il décroche une belle médaille d’argent. Elle vient étoffer un palmarès déjà bien fourni.

 

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  Matériel Employé : Flotteurs coulissants de 3+8 à 3+15 Nylon 17/100ème Cannes anglaises : G-System Slider de 4,20m    

Championnat de France des Clubs Corporatifs – Toul (54) L’équipe GARBOLINO Vice-Championne de France   C’est toujours un grand moment que le fameux weekend « Corpo » ! En effet, coupe de France individuelle le samedi et Championnat par équipe le dimanche réunissent chaque année plusieurs centaines de pêcheurs venus de tout l’hexagone pour en découdre, mais surtout pour partager de bons moments. L’ambiance Corpo, c’est vraiment autre chose ! Cette année c’est le CD54 qui avait en charge l’organisation de cette grande épreuve qui a réuni 54 équipes de 4 pêcheurs pour le match par équipe ! Il s’est déroulé sur la Moselle canalisée entre Toul et Gondreville. Le parcours est idéal pour accueillir autant de monde et je pense qu’on en reparlera dans un futur proche.   La pêche La Moselle canalisée est large ici d’une petite centaine de mètres et profonde de 3 à 5 mètres selon les secteurs. Elle est fréquentée par la navigation de plaisance, mais aussi commerciale et des tankers énormes y circulent fréquemment. Les éclusées et bassinées sont donc relativement fréquentes avec des variations de courant et de niveau parfois importantes. La clarté de l’eau et la présence parfois importante d’herbiers n’a pas toujours rendu les choses simples aux participants, mais ces données y sont également pour beaucoup dans la présence de poissons de qualité : Gardons de toutes tailles, mais aussi jolies brèmes qui ont affolé les pesées par endroits.   Stratégie La plupart des pêcheurs ont opté pour une pêche de bordure au-delà des herbiers pour prendre gardons et perches nombreux par endroit. Au large (les cannes sont limitées à 11,50m) les gardons étaient d’une taille légèrement plus importante, mais surtout il était possible de piéger un ou plusieurs poissons bonus, des brèmes qui dépassaient souvent le kilo.   Le samedi : On prend des risques Pour la Coupe de France individuelle, l’enjeu est double. Il y a bien sûr l’honneur de représenter sa région et l’entreprise ou la société qui nous emploie, mais aussi la possibilité d’obtenir sa qualification pour la 2ème division nationale corpo. Pour cela il faut remporter son secteur et donc on prend des risques en cherchant les gros poissons en particulier. Les pêcheurs Garbolino se sont particulièrement bien illustrés. Qu’on en juge : Christian Brucker du Team Garbolino Osthouse (67) finit 4ème au général sur 231 participants. Willy Beauventre s’adjuge la 5ème place et Fabien Moreau la 11ème. Si Willy s’est brillamment maintenu en 1ère division cette année déjà à Varzy Fabien et Christian tenteront de rejoindre la famille Garbolino à ce niveau puisqu’en plus de Willy, Guy Baudouin, Henri Hanquet et votre serviteur s’y trouvent déjà.   Le dimanche : On assure pour l’équipe ! Forts de ce qu’ils avaient vu la veille, l’équipe Garbolino s’est montrée particulièrement à l’aise sur cette pêche technique. En effet, Willy, Guy et Henri sont des pêcheurs bien habitués à ces pêches de canaux aux courants aléatoires et déroutants pour certains. Fabien Moreau, notre représentant et nouveau venu dans l’équipe pour l’occasion ne s’en est pas laissé compter et à lui aussi su tirer son épingle du jeu. Ils ont utilisé des lignes comprises entre 0.4 et 1.5gr, une amorce à gardons additionnée de terre pour bien tenir sur le fond et enrichie de fouillis et de pinckies congelés. Le classement s’est fait sur des sous-secteurs de 27 pêcheurs. Willy se classe 6ème avec 3kg220, Guy 13ème avec 5kg350, Henri second avec 3kg790 et Fabien finit 2ème ex-aequo avec 2kg560. Avec 23,5 points, il décroche une belle médaille d’argent ! equipe corpo Toul De gauche à droite : Guy Baudouin, Fabien Moreau, Henri Hanquet et Willy Beauventre.

 

L’Ecole de pêche de Rhinau (67) est heureuse de vous inviter à la présentation des nouveautés 2015 de la gamme Pêche au coup Garbolino 2015. Vous découvrirez une nouvelle gamme exceptionnelle de cannes Carpodrome, de cannes télescopiques et feeder, des flotteurs et autres accessoires pour la pêche de la carpe au coup très innovants, une nouvelle bagagerie, … Venez nombreux, nous aurons plaisir à vous faire découvrir nos produits. affiche-anim-garbo-2015

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Un véritable hold-up! Que dire, rarement une domination dans les trois catégories d’âge a été aussi imposante.   Ces 25 et 26 juillet 2014 avaient lieu les championnats du monde de pêche au coup Jeunes sur le canal de Assen en Hollande. Toutes nos félicitations aux équipes de France U14, U18 et U23 qui n’ont pas laissé grand chose aux autres équipes. championnats du monde jeunes 2014-equipe u18-competition peche au coup-equipe podium l’équipe U18 sur la plus haute marche du podium. Pour preuve, les bleus U14 ont remporté l’or par équipe ainsi que l’or pour Nicolas Renard et le bronze pour Jason Damay en individuel. Pendant ce temps, nos U18 confisquent le métal doré par équipe et l’argenté pour Victor Chambon en individuel. Enfin, nos U23 gagnent la médaille d’argent par équipe et Maxime Duchesne devient Champion du monde. Vous pouvez retrouver tous les résultats sur le site de la ffpsc: http://ffpsc.fr/index.php?rub=comp_inter&nom_text=Championnats%20du%20monde   Un grand bravo aux pêcheurs, à l’encadrement et aux accompagnateurs pour cette formidable performance et je profite de mon dernier entretien téléphonique avec Olivier Wimmer qui est par ailleurs capitaine-adjoint de l’équipe de France U18, pour qu’il me livre son analyse de cette réussite. Michael: « Bonjour Olivier et Félicitations pour le titre. Peux-tu nous dire quel est ton ressenti quelques semaines après cette consécration? » championnats du monde jeunes 2014-equipe u18-competition peche au coup-olivier wimmer Olivier : Consécration est le mot juste. Cette victoire est le fruit d’un travail de longue haleine, d’une étroite collaboration entre pêcheurs et membres du staff. Avant toute chose, je me dois d’associer Denis Périgois, le Capitaine de l’équipe, qui m’a donné l’opportunité de devenir son adjoint et de remplacer Didier Delannoy pris par ses obligations professionnelles importantes. Mais aussi Jean-Pierre Misseri, Jean-Marc Doucet et surtout David Monsigny avec qui nous avons élaboré au fil des jours la stratégie gagnante. Comme tous, je me suis donné à fond depuis des mois pour mettre toutes les chances de notre côté. J’ai profité de mon réseau et ai fait le voyage deux semaines avant le championnat pour assister à un match national sur le parcours qui regroupait 150 pêcheurs. J’ai partagé la préparation et le déroulement de l’épreuve avec un membre de l’équipe nationale hollandaise qui a bien voulu me livrer tous ses secrets. Je ressens une énorme fierté à faire parti de ce groupe. Les jeunes sont l’Avenir de la pêche en général et de la compétition française en particulier. Partager cette médaille avec tous restera pour moi un des plus beaux moments  ! Et je sais qu’il y en aura d’autres  !   Michael: « Comment expliques-tu la domination de nos jeunes cette année dans toutes les catégories? » Olivier: La pêche à Assen n’a rien à voir avec les canaux français. En ce sens qu’il n’y a pas de «  marches  » caractéristiques comme dans le Nord ou l’Est de la France sur les canaux navigables. Il n’y a pas d’écluses non plus, mais des ponts levis qui parsèment le parcours. Le courant n’est dicté que par le vent et que par quelques coups de courant très imprévisibles. Le fond est rocailleux sur les bordures, puis totalement envasé. Le parcours est envahi de grémilles et la population en blanc est somme toute assez clairsemée. La pêche se faisait dans cinquante centimètres de coulée à peine  sur un amorçage millimétré  ! Néanmoins, des nations telles que la France, l’Italie, la Hollande et l’Angleterre partaient avec un avantage certain grâce à l’emploi régulier de la terre, du fouillis et surtout de la coupelle. C’est la gestion des coups et la faculté de savoir jongler avec les distances et les profondeurs qui ont fait notre force à tous. Je dois également souligner une super entente entre l’encadrement des différentes catégories. Le partage des informations a été un atout certain, même si la pêche était fort différente qu’on soit tantôt en aval chez les U14 ou tout en amont chez les U23.   Michael: « Après une première manche où l’équipe de France U18 pointait à la 6ème place avec déjà 15 points de retard sur l’équipe d’Angleterre qui était en tête, comment avez-vous abordé stratégiquement et mentalement la seconde manche? » Olivier: Je dois avouer qu’à l’issue de la 1ère  manche, nous pensions les anglais intouchables avec 10 points et 15 d’avance sur nous. Par contre le podium nous semblait totalement accessible. Avant de dire comment nous avons abordé la seconde, il faut expliquer la contre-performance de la 1ère. Nous avons pêché très agressif le 1er  jour. Au fil des entraînements, nous maîtrisions de mieux en mieux la pêche de bordure et arrivions à prendre des brèmes un peu partout au large en amorçant copieusement à la main. Hélas, une chute de température le vendredi a eu raison de notre stratégie et les brèmes se sont faites rares. Pour le second jour donc, nous n’avons rien changé pour la pêche de bordure et avons décidé d’utiliser très peu d’amorce au large mais beaucoup de fouillis. Et de n’utiliser que la coupelle même au départ. Après un briefing le samedi soir dont nous seul avons le secret…. Nous avons su transcender Nos Troupes et Nous avons «  construits  » notre pêche et … Notre victoire. Et cette victoire avec 10 points seulement à la seconde manche, nous la devons aux 5 pêcheurs grâce à leur combativité, leur acharnement et leur assiduité tout au long de la semaine. Il faut savoir que pour certains, pour ne pas dire tous, cette pêche de canal était une totale découverte  ! Alors félicitations à Victor Chambon, François Desserme, Thomas Monsigny, Jonathan Brisson et Eros Gavini pour tout le travail accompli  !   Michael: « Je te remercie Olivier pour ces premières informations. Peux-tu nous dire quand allons nous pouvoir en lire un petit peu plus dans la presse? » Olivier: La Pêche et les Poissons du mois d’octobre traitera du championnat en détail avec quelques belles images à l’appui  !